Après avoir récité le Tashahhud, le Ta‘awwuz et la Sourate al-Fatihah, Sa Sainteté, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba), a poursuivi le récit d’anecdotes de la vie du Messie Promis (as), mettant en lumière sa profonde bonté et sa grande générosité.
Une bonté exemplaire envers ses adversaires
Sa Sainteté (aba) a rappelé que le Messie Promis (as) faisait preuve de bienveillance même à l’égard de ceux qui s’opposaient à lui. Parmi eux figurait Mirza Imamuddin, un farouche opposant à l’Ahmadiyyat et à la famille du Messie Promis (as).
Bien que le Messie Promis (as) fût intransigeant face à l’opposition en matière religieuse, il savait faire abstraction des différends lorsqu’il s’agissait d’affaires purement mondaines.
Ainsi, à plusieurs reprises, lorsque Mirza Imamuddin se trouva face à des difficultés financières, le Messie Promis (as) n’hésita jamais à lui venir en aide. Pourtant, malgré ce soutien bienveillant, Mirza Imamuddin persistait dans son hostilité.
Un jour, alors que ce dernier peinait à vendre son cheval, le Messie Promis (as) intervint pour l’aider : il l’envoya auprès de Hazrat Hakim Maulvi Nooruddin (ra), muni d’une lettre de recommandation personnelle afin de faciliter la vente de l’animal.
Des exemples de mansuétude envers Mirza Muhammad Baig et un controversiste hindou
Sa Sainteté (aba) a ensuite évoqué le cas de Mirza Muhammad Baig, un autre opposant notoire à l’Ahmadiyyat et à la famille du Messie Promis (as). Pourtant, faisant fi de cette hostilité, le Messie Promis (as) n’hésita pas à intervenir en sa faveur : lorsque Mirza Muhammad Baig chercha un emploi à Jammu, il sollicita une lettre de recommandation auprès du Messie Promis (as) à l’attention de Hazrat Hakim Maulvi Nooruddin (ra). Grâce à cette lettre chaleureuse, il obtint le poste convoité.
Par ailleurs, Sa Sainteté (aba) a rapporté qu’il y avait à Qadian un célèbre controversiste hindou, lui aussi farouche détracteur de la communauté.
Vers la fin de sa vie, cet homme se trouvant plongé dans de graves difficultés financières, il devint incapable de subvenir à ses besoins les plus élémentaires. Malgré son opposition, il résolut de rendre visite au Messie Promis (as) pour lui exposer sa détresse. Ignorant toute l’animosité passée, le Messie Promis (as) lui remit immédiatement une aide financière, tout en lui promettant un soutien futur. C’est ainsi que, tous les quelques mois, cet homme revenait auprès du Messie Promis (as) afin de recevoir les fonds nécessaires à sa subsistance.
Du rejet de l’ostentation : la pureté du don
L’épouse de Hazrat Hamid Ali (ra) rapporte que le Messie Promis (as) subvenait entièrement aux besoins de sa famille. Ainsi, lorsqu’il se faisait confectionner un gilet, il veillait à en faire fabriquer un identique pour Hazrat Hamid Ali (ra). Un jour, cette dernière souffrant du froid, son époux lui suggéra de revêtir le vêtement offert par le Messie Promis (as), réputé pour la chaleur de son tissu, ce qu’elle fit. Croisant plus tard le Messie Promis (as), ce dernier, constatant qu’elle portait le même gilet que lui, lui demanda sur un ton badin si elle s’était approprié le sien. Elle lui répondit alors avec gratitude que la nourriture et les vêtements dont ils jouissaient n’étaient autres que les fruits de sa constante bienveillance.
Sa Sainteté (aba) a souligné que le Messie Promis (as) n’agissait jamais par ostentation lorsqu’il distribuait ses bienfaits ; sa seule ambition était de plaire à Dieu et de témoigner sa compassion envers l’humanité.
C’est pourquoi sa générosité s’exerçait le plus souvent dans le secret le plus absolu. À Qadian, un orphelin vit ainsi l’intégralité de ses dépenses et de son éducation prises en charge par le Messie Promis (as). Devenu plus tard employé au journal Badr avec un modeste salaire de 12 roupies, le jeune homme attira de nouveau l’attention du Messie Promis (as) : celui-ci, s’étant enquis de sa situation, estima que cette somme ne suffirait pas à couvrir ses besoins journaliers. Sans un mot, il passa devant sa chambre pour y déposer discrètement une bourse d’argent. Ignorant tout de l’origine de ce don, ce n’est que bien des années plus tard que l’homme apprit que le Messie Promis (as) veillait ainsi, dans l’ombre, à la couverture de ses dépenses.
Devancer les besoins avant même toute sollicitation
Sa Sainteté (aba) a rappelé que non seulement le Messie Promis (as) ne repoussait jamais quiconque était dans le besoin, mais qu’il excellait également à anticiper les nécessités futures pour les combler. Ainsi, un hiver, le Messie Promis (as) remit à un nouvel arrivant à Qadian la somme nécessaire à l’achat de vêtements chauds. Cet homme n’avait pourtant formulé aucune demande ; le Messie Promis (as), ayant discerné sa vulnérabilité face aux rigueurs de la saison, avait pris les devants.
Par ailleurs, Sa Sainteté (aba) a raconté qu’un homme modeste nommé Mian Nizamuddin entreprit un jour de marcher depuis Kapurthala jusqu’à Qadian afin de rendre visite au Messie Promis (as). À son arrivée, il offrit à ce dernier deux roupies en guise de présent. Quelques jours plus tard, Mian Nizamuddin s’apprêtant à prendre le chemin du retour, le Messie Promis (as) lui remit une somme de sept ou huit roupies pour subvenir aux frais de son voyage.
La sollicitude envers ses compagnons et serviteurs
Sa Sainteté (aba) a souligné à quel point le Messie Promis (as) se montrait attentionné envers ceux qui se dévouaient à son service. Munshi Zafar (ra) relate ainsi qu’à l’approche de la fête de l’Aïd, l’étoffe de son turban était devenue très souillée. Ne devant initialement séjourner à Qadian que pour quelques jours, il y était finalement resté bien plus longtemps, contraint de porter à maintes reprises les seuls vêtements emportés pour ce court voyage.
Résolu à se rendre au marché afin d’acquérir une nouvelle pièce de tissu pour son turban, il fut aperçu en chemin par le Messie Promis (as), qui s’enquit de sa destination. Munshi Zafar (ra) lui ayant exposé son intention, le Messie Promis (as) dénoua sur-le-champ son propre turban pour le lui tendre, ajoutant qu’il s’en ferait confectionner un autre. Cette marque de profonde bienveillance et de pure générosité laissa une empreinte indélébile dans l’esprit de Munshi Zafar (ra).
Allier la sagesse au don : le discernement face à la tromperie
Sa Sainteté (aba) a souligné que le Messie Promis (as) suivait scrupuleusement le modèle parfait du Saint Prophète (sa). C’est pourquoi, guidé par les impératifs de la sagesse, il jugeait parfois préférable de ne pas accéder immédiatement aux requêtes.
Un jour, un individu vint l’informer du décès d’un proche, prétendant manquer de ressources pour organiser les obsèques. Le Messie Promis (as), préférant ne pas lui remettre directement la somme demandée, chargea l’un de ses compagnons de l’accompagner afin de prendre personnellement en main les préparatifs funéraires.
Peu de temps après, le compagnon revint tout sourire, révélant la supercherie : en chemin, l’imposteur avait tenté de le dissuader de poursuivre sa route, exigeant qu’il lui remette simplement l’argent. Le compagnon ayant insisté pour aller jusqu’au bout, l’homme finit par avouer son mensonge. Aucun de ses proches n’était mort ; il s’agissait d’un stratagème pour extorquer des fonds. C’est ainsi que le Messie Promis (as), par sa grande clairvoyance, évita d’être trompé.
Une tendre générosité envers les enfants
Sa Sainteté (aba) a rappelé que la bienveillance du Messie Promis (as) n’oubliait jamais les plus jeunes. Alors qu’il prenait son petit-déjeuner, il entendit une petite fille pleurer et s’enquit auprès de sa mère du motif de son chagrin. La mère lui ayant répondu qu’elle réclamait de la nourriture, le Messie Promis (as) lui en fit aussitôt distribuer.
Cependant, les pleurs de l’enfant persistèrent. Le Messie Promis (as) cherchant à en comprendre la raison, la mère lui expliqua que sa fille désirait précisément les mêmes mets que ceux qu’il était en train de consommer. Sans la moindre hésitation, le Messie Promis (as) partagea alors son propre repas avec la petite fille.
La rigueur du remboursement des dettes et le respect des droits
Sa Sainteté (aba) a rappelé qu’il avait relaté, dans son précédent sermon, un épisode où le Messie Promis (as) avait utilisé les bijoux de son épouse pour couvrir les dépenses de la cuisine. Cette évocation ayant poussé un fidèle à demander si un époux était en droit de disposer des bijoux de sa femme pour subvenir aux charges du foyer, Sa Sainteté (aba) a tenu à apporter une précision essentielle : le Messie Promis (as) considérait cet apport strictement comme un prêt consenti par son épouse.
Il est d’ailleurs rapporté que lors d’une période de sécheresse, le Messie Promis (as) contracta un emprunt auprès de son épouse afin de financer les dépenses ménagères et celles de la cuisine communautaire (Langar). Dès qu’il reçut des fonds par la suite, il mit un point d’honneur à lui rembourser intégralement sa dette.
Moments de convivialité et conclusion sur une générosité universelle
Par ailleurs, Sa Sainteté (aba) a mentionné que le Messie Promis (as) aimait parfois se retrouver dans un verger en compagnie de ses amis. Le Messie Promis (as) saisissant ces instants de convivialité pour manifester de nouveau sa libéralité, il distribuait généreusement des fruits variés à l’ensemble des convives.
En conclusion, Sa Sainteté (aba) a souligné que ces quelques récits témoignent de la générosité extraordinaire du Messie Promis (as), calquée sur le modèle parfait de son maître, le Saint Prophète (sa). Cette bienveillance universelle ayant touché les ahmadis comme les non-ahmadis, elle gravait une empreinte indélébile jusque dans le cœur de ses plus farouches adversaires.











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