Prophéties

Mohammad dans la Bible

Le Prophète Moïse avait prédit l'avénement du Saint Prophète.
Le Prophète Moïse avait prédit l'avénement du Saint Prophète.
Il existe, dans l’Ancien Testament, une prédiction quant à l’avènement d’un prophète porteur de Loi chez les fils d’Ismaël.

La prophétie de Deutéronome

Quand, suite à l’ordre de Dieu, Moïseas alla sur la montagne d’Horeb, il s’adressa aux Hébreux en ces termes : « L’Éternel, ton Dieu, suscitera pour toi, du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez. » (Deutéronome, chapitre 18, verset 15)

La révélation que Dieu conféra à Moïseas à ce propos se lit ainsi : « Je susciterai pour eux, du milieu de leurs frères, un prophète comme toi, Je mettrai Mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. Et si quelqu’un n’écoute pas Mes paroles qu’il dira en Mon nom, c’est Moi qui lui en demanderai compte. Mais le prophète qui aura l’audace de dire en Mon nom ce que Je ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort. » (Deutéronome, chapitre 18, versets 18 à 20)

L’avènement d’un prophète législateur

Il s’ensuit de ces passages que Moïseas prophétisa qu’un prophète législateur devait apparaître après lui. Il ressort des paroles « comme toi » qu’il serait un porteur de loi et non un prophète ordinaire. Le Prophète promis est décrit comme celui qui leur dira au nom de Dieu ce qu’Il lui commandera de dire. La pro­mulgation d’une nouvelle loi signifie l’instauration d’un nouveau mouvement, d’une nouvelle nation. Un prophète qui apporte une nouvelle loi n’est donc pas un maître ordinaire, ni un simple réformateur : il doit présenter une doctrine complète, comprenant des principes fondamentaux aussi bien que des règles détaillées ; sans cela, une nouvelle nation ne peut être suscitée.

Un prophète qui n’apporte pas de nouvelle loi n’a qu’à expliquer et commenter celle déjà existante.  La prophétie an­nonce également que le Prophète pro­mis parlera au nom de Dieu, et que ceux qui ne veulent pas l’écouter auront des comptes à rendre à Dieu. Quiconque simulera l’accomplissement de la prophétie sera, quant à lui, mis à mort.

Un examen de la prophétie révèle que jusqu’à Jésusas, du moins, aucun envoyé divin susceptible de répondre à la description et de remplir les conditions requises pour être le Prophète promis n’est apparu au monde. Tous les prophètes suscités après Moïseas et avant Jésusas peuvent être ignorés lorsque nous nous mettons à la recherche du « Prophète » accomplissant cette prophétie. De toute façon, ces prophètes n’ont pas laissé d’adeptes, ni qui que ce soit pour défendre leurs revendications.

Jésusas, quant à lui, a de nombreux adeptes qui croient qu’il est le dernier maître envoyé par Dieu en ce monde. Mais si nous appliquons, un par un, les termes de la prophétie à sa personne, nous constatons qu’aucun ne se rapporte à lui.

Jésus a-t-il apporté une nouvelle loi ?

Premièrement, le Prophète promis devait être un prophète porteur de loi. Jésusas fut-il un législateur ? Apporta-t-il au monde une nouvelle loi en remplacement d’une autre plus ancienne ? Jésusas annonce clai­rement : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la Loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » (Matthieu, cha­pitre 5, versets 17 à 18)

Les adeptes de Jésusas allèrent jusqu’à déclarer : « Or, la Loi ne procède pas de la foi, mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi… » (Epître aux Galates, chapitre 3, versets 12 à 13)

Jésusas ne prétendait pas offrir une nouvelle Loi et ses disciples consi­dè­rent celle-ci comme une malédiction. Comment peut-on prétendre alors que Jésusas et ses adeptes remplissent la prophétie de Deutéronome ?

Le Prophète n’est pas un Israélite

Deuxièmement, le Prophète promis devait être, non pas d’entre les Israélites, mais de leurs frères. Jésusas, quant à lui, était d’origine israélite. Les chrétiens, confrontés à ce fait, diront que Jésusas n’ayant pas de père terrestre peut être qualifié d’un des frères d’Israël. Mais une telle interprétation serait intenable. La prophétie parle de « frères­ », ce qui signifie qu’ils devaient constituer une ethnie et un peuple du milieu duquel le Prophète promis devrait s’élever.

En outre, il est dit clairement, dans la Bible, que le Christ serait de la progéniture de Davidas. (Psaumes, 132 : 17 ; Jérémie,  23 : 5)

Si Jésusas renonçait à son origine israélite, puisque n’ayant pas de père terrestre, il renoncerait ainsi également à sa des­cen­dance de Davidas, de sorte que la prophétie des Psaumes ne se rapporterait pas à lui.

Je mettrai mes paroles dans sa bouche

Troisièmement, la prophétie annonce : « Je mettrai mes paroles dans sa bouche. » Les Évangiles ne sont pas des paroles divines mises dans la bouche de Jésusas. Ils ne font que nous raconter l’histoire de Jésusas, ses déclarations lors de ses discours publics, ainsi que les propos et les actes de ses disciples.

Le Promis est un Prophète

Quatrièmement, « celui qui est promis » serait un prophète, tandis que selon les chrétiens Jésusas n’était pas un prophète, mais le fils de Dieu. Comment, selon eux, Jésusaspeut-il correspondre à la description de la prophétie ?

« Les paroles qu’il dira en mon nom »

Cinquièmement, nous lisons dans la prophétie : « Les paroles qu’il dira en Mon nom. » Il n’y a pas, dans les Évangiles, un seul exemple d’une parole que Jésusas aurait reçue de Dieu et qu’il devait transmettre à ses disciples.

« Il leur dira tout ce que Je lui commanderai »

Sixièmement, la prophétie stipule : « Il leur dira tout ce que Je lui comman­derai. » Le Prophète promis devrait donc, d’après cette parole, apporter au moins une doctrine complète et globale. Or, Jésusas ne revendiquait pas pour lui-même une telle mission. Il se considérait comme le précurseur d’un plus grand maître. Ainsi, nous apprenons de Jean, chapitre 16, versets 12 à 13 : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le Consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, Il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. »

Il ressort de ces versets que la prophétie de Deutéronome ne fut pas accomplie en la personne de Jésusas. Nous ne pouvons que conclure, par conséquent, que l’Ancien comme le Nouveau Testament ont prédit la venue d’un prophète, après Jésusas, qui devait conduire le monde dans toute la vérité et établir pour toujours le nom de Dieu sur Terre. La révélation du Saint Coran et l’avènement du Saint Prophète Mohammadsa marquent l’accomplissement de la prophétie de Deu­téronome. Les faits suivants le confirment.

Prophète comme Moïse

Le Saint Prophète Mohammadsa était d’origine ismaélite. Les descendants d’Ismaël sont les frères des descendants d’Isaac, les Israélites.

Le Saint Prophète Mohammadsa est le seul à revendiquer sa mission de prophète à l’instar de Moïseas. Nous lisons dans le Saint Coran : « En vérité, Nous vous avons envoyé un messager, qui est témoin de vos actions, comme Nous avons envoyé un messager à Pharaon. » (Chapitre 73, verset 15)

Le Saint Coran compare le Saint Prophète Mohammadsa à Moïseas de ma­nière évidente.

Le Promis est un Prophète

La prophétie décrit « celui qui est promis » comme un prophète. Le Saint Prophète Mohammadsa se dit uniquement prophète. Selon les Évangiles, Jésusas ne se déclara pas prophète.

Nous lisons dans Marc, chapitre 8, versets 27 à 30 : « Il leur fit en chemin cette question : Que dit-on que je suis ? Ils répondirent : Jean-Baptiste ; les autres, Élie, pour les autres, l’un des prophètes. » Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répondit : Tu es le Christ. Jésusas leur recommanda sévèrement de ne dire cela de lui à personne. »

En d’autres termes, Jésusas nie être Jean-Baptiste ou Élie ou l’un des prophètes. Mais la prophétie de Deutéronome parle de « celui qui est promis » en tant que prophète comme Moïseas. C’est ainsi que la prophétie s’applique au Saint Prophète de l’islam et non à Jésusas.

Le Saint Coran : la parole de Dieu

La prophétie évoque des paroles que Dieu mettra dans la bouche du Prophète. Les Évangiles ne contiennent point de telles paroles. Par contre, le Saint Prophète de l’islam apporta au monde le Saint Coran qui, du commencement à la fin, n’est que la Parole de Dieu. Le Saint Coran se décrit lui-même comme telle dans le verset 76 du chapitre 2.

Il leur dira tout ce que Je lui commanderai

La prophétie affirme que « celui qui est promis » dira tout ce qui lui sera commandé d’annoncer. Nous avons cité les Évangiles pour prouver que Jésusas ne transmit pas tout ce qu’il reçut de Dieu et qu’un autre après lui le ferait. Le Saint Prophète de l’islam cor­respond pleinement à cette description. Nous lisons dans le Saint Coran : « Ô messager ! Transmets aux hommes tout ce que ton Seigneur t’a révélé. » (5 : 68). De même, le verset évoquant l’accom­plissement de la révélation du Saint Coran affirme : « Aujourd’hui J’ai parachevé pour vous votre religion, et J’ai complété Ma Grâce sur vous, et J’ai choisi l’islam comme votre religion. » (5 : 4)

Ce fut donc le Saint Prophète de l’islam qui enseigna tout et ne garda rien. Au temps de Jésusas, les gens n’étaient pas prêts à recevoir et à croire à tout ce qui en valait la peine. Mais au temps du Saint Prophète de l’islam, l’homme avait parcouru toutes les étapes de l’évolution spirituelle et toutes les vérités pouvaient être révélées.

« Au nom de Dieu »

La prophétie parle « des paroles qu’il dira en Mon nom ». Cette partie fut également accomplie par le Saint Prophète de l’islam : il est le seul à parler au nom de Dieu, car chaque chapitre du Livre révélé apporté par lui commence par les paroles : « Au nom d’Allah, le Gracieux, le Miséricordieux. »

Ce grand signe, dûment incorporé dans le Saint Coran, prouve aussi que l’avè­nement du Saint Prophète de l’islam marque le dernier pas dans le progrès spirituel de l’humanité prédit par Moïseas.

L’imposteur périra

La prophétie annonce la sentence sui­vante : « Mais le prophète qui aurait l’audace de dire, en Mon nom, une parole que Je ne lui aurai point commandée de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort. » (Deutéronome, chapitre 18, verset 20)

Dans ce verset, le monde apprit comment distinguer celui qui fut promis par la prophétie de ceux qui prétendent l’avoir accomplie. Il était nécessaire qu’une sentence nette fût arrêtée. « Le promis » devait être chargé de l’importante mission d’entamer l’ultime phase du progrès spirituel de l’homme. S’il y avait de faux prétendants à cette charge, le monde courrait de grands risques. Afin de s’en prémunir, Dieu fixa la sentence selon laquelle un faux prétendant s’exposera à une punition divine et connaîtra la mort et la défaite. Le Prophète de l’islam reven­diqua cette charge au commencement de sa carrière en les termes les plus nets. Lorsqu’il s’annonça prophète, il était faible et sans amis ; ses ennemis étaient nombreux et puissants et ils remuèrent ciel et terre afin de réduire à néant son message et sa mission. Ils tentèrent aussi de l’assassiner. Des chefs puissants se liguèrent également contre lui, mais subirent défaite et disgrâce.

Il mourut au comble du succès quand toute l’Arabie avait proclamé sa foi en lui. Après sa mort, ses premiers successeurs répandirent l’islam en quelques années, dans le monde alors connu.

Le triomphe du Prophète de l’islam

Moïseas était un vrai prophète. La prophétie de Deutéronome est une révélation de Dieu. Mais le Prophète de l’islam était-il destiné à réussir comme il le fit ? Ses ennemis, qui étaient avides de son sang, étaient-ils destinés à échouer ainsi ?

Ni le succès du Saint Prophètesa, ni l’échec de ses ennemis n’étaient des accidents. Il semble que le Saint Coran prit en compte les termes de la prophétie de Deutéronome lorsqu’il annonça à toute l’Arabie, et au début de la carrière du Saint Prophètesa : « Et Allah te protégera contre les hommes. » (5 : 68)

De même, s’adressant aux ennemis du Prophètesa, le Saint Coran déclare : « Il est le Connaisseur de l’invisible ; et Il n’accorde à personne la prédominance sur Son domaine de l’invisible, sauf à celui qu’Il choisit en tant que Son messager. Et Il le fait précéder et suivre d’une escorte d’anges. » (72 : 27 et 28)

C’est-à-dire que le Saint Prophètesa, ayant été chargé d’une mission importante, ne serait pas sans protection. Ses ennemis ne pourraient pas le tuer. Ces versets prouvent que le succès du Saint Prophètesa n’était pas accidentel. Il avait déclaré, dès le début, sur la foi des révélations reçues de Dieu et rapportées dans le Saint Coran, que Dieu le protégerait contre les desseins funestes de ses ennemis. Il avertit le monde qu’il ne serait pas tué parce qu’il n’était pas un imposteur, mais bien le Prophète promis selon la prophétie de Deutéronome.

Bref, mille neuf cents ans avant l’avè­nement du Saint Prophètesa de l’islam, Moïseas déclara que sa propre Loi n’était pas la dernière selon le plan divin, que le monde aurait plus tard une Loi complète, et que Dieu enverrait pour cela, un autre messager de Sa part.

Ce messager devait enseigner toutes les vérités : ce serait à lui de marquer le stade ultime du progrès spirituel de l’homme. Le monde devait attendre un autre Livre et un autre prophète. Le Saint Prophète Mohammadsa est apparu après la Bible et les Prophètes Moïseas et Jésusas. S’il pro­clame avoir été envoyé par Dieu en tant que guide de l’humanité, sa déclaration doit être considérée comme vraie : elle est l’accomplissement d’anciennes prophéties.

Le Saint Coran n’est pas une simple version améliorée des anciennes révélations. Sans son avènement, les promesses de Dieu faites à Ses messagers n’auraient pas été accomplies et le monde aurait succombé au doute et à l’incrédulité.

Source : Une introduction à l’étude du Saint Coran, par Hazrat Mirza Bashir-Ud-Din Mahmud Ahmad, Londres, 1980, pages 86 à 93

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