Résumé du sermon du Calife

L’exemple de véracité du Messie Promis (as) en toutes circonstances

Résumé du sermon du vendredi 1 mai 2026 prononcé par Hazrat Mirza MasroorAhmad (aba).

Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta‘awwouz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a déclaré qu’il allait présenter des incidents tirés de la vie du Messie Promis, Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (as), illustrant comment ce dernier s’est fermement attaché à la véracité dans tous les aspects de son existence, et comment il a utilisé cette même véracité pour défier jusqu’à ses adversaires.

Sa réponse face à ceux qui le taxaient de mensonge

Sa Sainteté (aba) a rappelé que l’un des plus grands adversaires du Messie Promis (as) fut Maulvi Muhammad Hussain Batalvi, qui l’avait déclaré mécréant et menteur. Le Messie Promis (as) lui répondit d’une manière telle que toute personne juste ne pouvait le considérer comme quelqu’un de malhonnête. Un jour, Batalvi lui adressa une lettre dans laquelle il le déclarait ennemi de l’Islam, mécréant et menteur. En réponse, le Messie Promis (as) déclara :

« Si vous examinez ma vie avec l’état d’esprit d’un chercheur de vérité, vous y trouverez des preuves irréfutables que Dieu Tout-Puissant m’a toujours préservé de la souillure du mensonge, au point que parfois, devant les tribunaux britanniques, ma vie et mon honneur étaient exposés à un tel péril qu’aucun avocat ne me donnait d’autre conseil que de mentir. Cependant, Allah le Tout-Puissant m’accorda la force de sacrifier mon existence et ma dignité pour l’amour de la vérité. J’ai souvent essuyé de lourdes pertes lors de litiges financiers, uniquement pour l’amour de la vérité. Et maintes fois, j’ai témoigné à l’encontre des intérêts de mon père et de mon frère, par simple crainte d’Allah Tout-Puissant, sans pour autant abandonner la vérité. J’ai passé toute ma vie dans ce village ainsi qu’à Batala ; dès lors, qui peut prouver qu’un mensonge soit jamais sorti de ma bouche ? Ainsi, puisque je me suis abstenu de mentir à l’égard des hommes dès le début, uniquement pour l’amour d’Allah, et que j’ai maintes fois sacrifié ma vie et mes biens pour la vérité, pour quelle raison mentirais-je au sujet d’Allah Tout-Puissant ? » (Le Miroir des Excellences de l’Islam, p. 332)

Le Messie Promis (as) poursuivit : « Shaikh Sahib ! Quiconque craint Dieu et est de naissance pure n’oserait point, en premier lieu, accuser son frère d’une quelconque transgression ou mécréance sans avoir mené une enquête approfondie. Et s’il devait formuler une telle accusation, il en fournirait des preuves si éclatantes qu’elles apparaîtraient comme une évidence aux yeux de tous.

Ainsi, si vous possédez ces deux qualités susmentionnées, je vous adjure par le nom du Dieu Puissant, Seigneur de la Gloire — Celui dont l’invocation en serment suscitait une réponse réfléchie de la part même du Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) — de prouver que je suis entaché de ces deux maux que vous m’attribuez : premièrement, que je nourris une hostilité envers la religion de l’Islam et que je suis mécréant (kafir) ; et deuxièmement, que je suis enclin au mensonge.

Le Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a déclaré : « Les rêves de celui qui est le plus véridique en paroles sont les plus vrais. » À travers ce hadith, le Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a établi un signe distinctif des véridiques : la prédominance de la vérité dans leurs rêves.

Vous venez d’affirmer votre foi au Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Ainsi, si cette déclaration n’est pas empreinte d’hypocrisie et que vous croyez sincèrement au Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) — sachant qu’il est véridique dans ses propos — alors venez : éprouvons-nous mutuellement selon ce critère pour déterminer qui est véridique et qui est naturellement enclin au mensonge.

De même, Allah — dont la gloire est exaltée — énonce dans le Saint Coran : « Pour eux, il y a de bonnes nouvelles dans la vie d’ici-bas. » (Le Saint Coran, 10:65)

Cela signifie que, parmi les qualités particulières des croyants, leurs rêves s’avèrent plus vrais que ceux d’autrui. Vous venez également d’affirmer votre foi au Saint Coran. Fort bien ! Éprouvons-nous donc aussi au regard du Noble Coran, afin de voir qui détient ce signe distinctif du croyant. »

Ces deux épreuves pourront être conduites de la manière suivante : une assemblée se tiendra à Batala, Lahore ou Amritsar, en présence de témoins des rêves des deux parties. Dès lors, celui de nous deux dont il sera établi, par des preuves concluantes et convaincantes, qu’il est le plus véridique dans ses rêves, verra son adversaire aussitôt affublé de la « médaille » des épithètes de kadhdhab [archi-menteur], dajjâl [imposteur], kâfir [mécréant], akfar [le plus grand des mécréants] et mal’ûn [maudit], ou de tout autre qualificatif jugé opportun.

Et si vous vous trouvez dans l’incapacité de démontrer la véracité de vos rêves passés, je consens à vous accorder un délai de six mois afin que vous publiiez dans quelques journaux de tels rêves de votre part, contenant des nouvelles de l’invisible. Quant à moi, non seulement j’apporterai la preuve de mes rêves passés, mais je publierai également, si Dieu le veut, mes rêves actuels face aux vôtres.

Et tout comme vous professez votre foi dans le Coran et dans le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), je crois, moi aussi, de tout mon cœur et de toute mon âme en ce Prophète bien-aimé (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ainsi qu’en ce Livre bien-aimé qu’est le Noble Coran. Ces épreuves permettront donc de déterminer qui, de nous deux, est sincère et qui est faux dans ses prétentions.

Au cas où je perdrais selon l’épreuve établie par le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et par le Noble Coran, vous seriez alors reconnu comme le véridique ; quant à moi, je serais considéré, selon vos dires, comme un kâfir [mécréant], un dajjâl [imposteur], un infidèle, un satan, un kadhdhab [le plus grand menteur] et un faussaire.

De plus, dans une telle éventualité, tous vos doutes malveillants se trouveraient justifiés : à savoir que j’aurais trompé les gens à travers les Barâhîn-e-Ahmadiyya, que je les aurais dépouillés de leurs biens en leur promettant l’exaucement de leurs prières, et que j’aurais vécu de gains illicites.

Cependant, si la munificence de Dieu Tout-Puissant — qui accompagne les croyants et les véritablement justes — établit ma véracité, dites-moi alors vous-même : toutes ces épithètes s’appliqueraient-elles à votre prétendu rang sacerdotal, ou vous resterait-il encore une quelconque échappatoire ?

Vous m’avez infligé une peine immense et une profonde détresse ; j’ai persévéré dans la patience, mais vous n’avez manifesté ne serait-ce qu’un iota de crainte envers cet Être Tout-Puissant qui connaît votre essence même. Il m’a informé, à travers une prophétie, à votre sujet et au sujet de ceux qui partagent votre état d’esprit : « J’humilierai quiconque cherche à vous humilier. »

Soyez donc certain que le temps est désormais proche où Dieu Tout-Puissant prouvera que vous avez menti en formulant toutes ces accusations. Il fera descendre sur vous tous ces châtiments humiliants que subissent calomniateurs et menteurs, par la honte et l’ignominie. Vous prétendez croire au Coran et au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Ainsi, si vous êtes sincère dans cette prétention, entrez dans le champ de bataille pour une épreuve, afin que Dieu Tout-Puissant Lui-même juge entre vous et moi, et afin que celui qui est menteur et dajjâl [imposteur] soit couvert d’opprobre. » (Le Miroir des Excellences de l’Islam, pp. 335-338)

Comment éprouver la véracité d’une personne

Sa Sainteté (aba) a ensuite cité les écrits du Messie Promis (as) :

« À cela s’ajoute encore un autre moyen par lequel les véridiques peuvent être mis à l’épreuve, un moyen que Dieu Tout-Puissant suscite Lui-même. En effet, il arrive parfois qu’un homme soit plongé dans une telle calamité qu’il ne semble entrevoir d’autre issue, ni d’autre salut, que dans le recours au mensonge. C’est précisément à cet instant qu’il est éprouvé : la vérité ou le mensonge sont-ils ancrés dans sa nature ? En ce moment délicat, sa langue profère-t-elle la parole de vérité, ou bien, redoutant pour sa vie, son honneur ou ses biens, se met-il à prononcer des paroles mensongères ?

Mon humble personne a dû traverser de nombreuses épreuves de ce genre, dont le détail ne ferait qu’allonger ce récit. Je vais cependant en rapporter trois exemples, et je le fais dans un but précis : si jamais vous avez eu des occasions semblables d’éprouver votre amour de la vérité, je vous adjure au nom d’Allah — dont la gloire soit exaltée — de les publier avec leurs preuves. Ainsi, il sera manifeste que vous ne formulez pas une vaine prétention et que, même dans l’emprise des épreuves et des tribulations, vous n’avez point trahi la vérité.

Voici l’un de ces exemples : à la suite du décès de mon père, mon frère, feu Mirza Ghulam Qadir, et moi-même fûmes assignés devant le tribunal de district par les copropriétaires du domaine de Qadian. Ces derniers, agissant à l’instigation de Mirza ‘Azam Baig de Lahore, en revendiquaient la possession. J’avais bien conscience que ces individus n’avaient, selon toute apparence, aucun droit sur ces terres, car le domaine avait été perdu par notre famille et avait cessé d’exister à l’époque des Sikhs. Afin d’en recouvrer la possession, de même que celle d’autres biens, mon père avait assumé seul des frais et subi des pertes s’élevant à environ 8 000 roupies, sans que ces personnes y eussent contribué de la moindre roupie. Au cours de ce litige, alors que je priais pour l’issue favorable du procès, je reçus la révélation suivante : « J’exaucerai toutes tes prières, mais pas en ce qui concerne tes collatéraux. »

À la suite de cette révélation, je conviai mon frère ainsi que tous les hommes et les femmes de la famille — dont certains sont encore de ce monde — à se réunir en un lieu, et je leur expliquai clairement qu’il ne fallait pas contester la demande des copropriétaires, car cela allait à l’encontre de la volonté de Dieu. Toutefois, ils rejetèrent mon conseil et finirent par perdre leur cause. Quant à moi, j’assumai avec courage la perte de plusieurs milliers de roupies ; ceux-là mêmes qui sont aujourd’hui mes ennemis peuvent en témoigner. La gestion de l’ensemble du domaine reposant entre les mains de mon frère, je le conseillai à maintes reprises, mais il refusa et finit par essuyer cette perte.

Un autre incident de ce genre survint de la sorte : il y a de cela environ quinze ou seize ans, peut-être un peu plus, mon humble personne envoya un article pour impression auprès d’une presse appartenant à un chrétien nommé Rallia Ram, qui était également avocat et demeurait à Amritsar. Il était par ailleurs propriétaire et rédacteur en chef d’un journal. Cet article, qui prenait la défense de l’islam et répondait aux thèses des Aryas, fut acheminé dans un paquet postal ouvert à ses deux extrémités ; je plaçai également une lettre dans ce même paquet, aux côtés de l’article.

Cette lettre, qui contenait des déclarations favorables à l’islam, réfutait d’autres croyances et insistait pour que l’article fût imprimé, offensa le chrétien (le rédacteur) en raison de divergences religieuses. Par une circonstance fortuite, il vit là l’occasion de mener une attaque malveillante, car le fait d’insérer une telle lettre séparée dans un paquet postal constituait une infraction à la loi, ce que mon humble personne ignorait totalement. Ce délit était passible, en vertu de la législation postale, d’une amende pouvant atteindre 500 roupies ou d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois. Aussi se fit-il délateur et obtint-il que les autorités postales portent plainte contre moi.

Avant même d’avoir été informé de cette plainte, Allah l’Exalté me montra en vision que Rallia Ram, l’avocat, m’avait envoyé un serpent afin que j’en sois mordu, mais je fis frire le serpent comme on fait frire un poisson et le lui renvoyai. Je sais que c’était une indication que la décision dans cette affaire, en raison de la manière dont elle s’était présentée, pourrait établir un précédent qui s’avérerait utile aux avocats dans ce genre de cas. Bref, je fus convoqué au siège du district de Gurdaspur pour ce délit, et tous les avocats que je consultai au sujet de cette affaire m’assurèrent qu’il n’y avait pas d’autre issue que de recourir au mensonge. Ils me recommandèrent de faire une déclaration selon laquelle je n’avais pas mis la lettre dans le paquet, et que Rallia Ram lui-même aurait pu y glisser la lettre. Par ailleurs, les avocats ajoutèrent, pour me rassurer, qu’en faisant une telle déclaration, l’affaire serait tranchée par des témoins et que je serais acquitté en produisant deux faux témoins. Sinon, l’affaire était très difficile et il n’y avait aucun espoir de me sortir d’affaire. Mais je leur dis à tous que je ne voulais pas abandonner la vérité en quelque circonstance que ce soit, et advienne que pourra.

Ainsi, ce jour-là même, ou le lendemain, je fus contraint de comparaître devant le tribunal d’un magistrat anglais ; le surintendant des postes se présenta comme plaignant au nom du gouvernement contre moi. Le magistrat du tribunal se mit à consigner ma déclaration de sa propre main et, avant toute autre chose, me posa précisément cette question : « Avez-vous mis cette lettre dans le paquet ? Cette lettre et ce paquet sont-ils les vôtres ? » Je répondis sans aucune hésitation : « Ceci est bien ma lettre, et ceci est bien mon paquet ; j’avais envoyé cette lettre en la plaçant dans le paquet, mais je ne l’ai pas fait dans l’intention de nuire aux recettes du gouvernement. Je ne considérais pas la lettre comme distincte et séparée de l’article contenu dans le paquet, et la lettre ne renfermait rien de personnel. » Immédiatement après avoir entendu cette déclaration, Allah Tout-Puissant inclina le cœur de ce magistrat en ma faveur.

Mon adversaire, le surintendant des postes, fit grand tapage et prononça de longues déclarations en anglais, dont je ne pus saisir le sens, si ce n’est qu’à chaque argument avancé, le magistrat l’écartait en répétant : « Non, non. » Ainsi, lorsque le plaignant, le surintendant, eut achevé sa plaidoirie et déversé toute sa colère, le magistrat rédigea son ordonnance en quelques lignes, puis me dit : « Vous pouvez partir. »

À ces mots, je quittai la salle d’audience, profondément reconnaissant envers mon Vrai Seigneur Bienfaisant, qui m’avait accordé la victoire, même contre un officier européen. Je sais avec certitude que Dieu Tout-Puissant me délivra de ce malheur en raison de mon attachement à la vérité.

Avant cette affaire, j’avais vu en songe qu’un homme tendait la main pour ôter mon bonnet. Je lui dis alors : « Que fais-tu ? » Il laissa le bonnet sur ma tête et répondit : « Très bien, très bien. »

Un autre incident survint ainsi : mon fils, Sultan Ahmad, intenta un procès contre un Hindou pour la démolition d’un bâtiment que ce dernier avait édifié sur un terrain appartenant à notre famille. Dans la plainte, un fait avait été rapporté de manière inexacte, et la preuve de cette inexactitude rendait l’action susceptible d’être rejetée. Dans ce cas, non seulement Sultan Ahmad, mais moi également, aurions été contraints de subir la perte de nos droits de propriété. Le défendeur, profitant de l’occasion, me cita comme témoin. Je me rendis alors à Batala et pris logement chez Babu Fateh Din, sous-chef de poste, dont la demeure se trouvait à proximité du tribunal. L’affaire était instruite par un juge hindou — dont le nom m’échappe — qui boitait. L’avocat de Sultan Ahmad vint me trouver et me dit : « L’affaire sera bientôt appelée. Quelle déclaration comptez-vous faire ? » Je répondis que ma déposition serait conforme aux faits et à la vérité. Alors il répliqua : « Dans ce cas, il n’est pas nécessaire que vous vous présentiez ; je me chargerai moi-même de retirer l’affaire. » Ainsi, je réduisis cette cause à néant de mes propres mains, uniquement par amour de la vérité. Je préférai la vérité afin d’obtenir l’agrément de Dieu, et je ne me préoccupai nullement de la perte matérielle.

Ces deux derniers exemples ne manquent pas non plus de preuves. Pour le premier, les témoins sont Shaikh Ali Ahmad, avocat à Gurdaspur, ainsi que Sardar Muhammad Hayat Khan, C.S.I. De plus, le dossier doit être conservé dans les archives du district de Gurdaspur. Pour le second incident, les témoins sont Babu Fateh Din, l’avocat lui-même — dont le nom m’échappe pour l’instant —, ainsi que le juge déjà mentionné, qui a peut-être été transféré à Ludhiana. Le procès remonte à environ sept ans. Je me souviens également que Nabi Bakhsh, patwari [comptable des revenus fonciers du village] à Batala, fut également témoin des événements liés à cette affaire.

À présent, honorable Shaikh Sahib, si vous avez vous aussi connu une épreuve d’une gravité comparable, où votre vie, votre honneur et vos biens se seraient trouvés en péril si vous aviez dit la vérité, et où, malgré tout, vous vous seriez fermement attaché à cette vérité sans vous soucier ni de vos biens ni de votre existence, je vous en conjure au nom d’Allah : produisez cet incident avec toutes ses preuves. Cependant, je demeure convaincu que la plupart des mullahs ou maulawis de notre époque ne sont que paroles vaines ; ils sont prêts à brader leur foi pour une seule piécette. Car notre Noble Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a déclaré que les maulawis des derniers temps seraient les pires des créatures.

De plus, feu Nawwab Siddiq Hasan Khan — que vous-même considérez comme un Mujaddid [Réformateur] — a reconnu dans Hijaj-ul-Kiramah que cette période des derniers temps correspond précisément à notre époque. Ainsi, reconnaître la piété et la vertu de tels maulawis sans preuves reviendrait à contredire la parole du Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Par conséquent, fournissez-nous des exemples issus de votre propre expérience. Mais si vous échouez à en présenter, il sera établi que vous ne possédez qu’une prétention à la piété, et aucune prétention ne saurait être acceptée sans examen.

L’état de votre être intérieur n’est connu que de Dieu Tout-Puissant — à savoir si vous vous êtes jamais souillé par la fange du mensonge et de la falsification —, ou bien de ceux qui sont au fait de vos affaires. L’homme qui demeure véridique au moment de l’épreuve et n’abandonne pas la vérité reçoit le sceau de la véracité. Si vous possédez ce sceau, avancez et montrez-le. Sinon, craignez Dieu Tout-Puissant, de peur qu’Il n’expose vos faiblesses. » (Le Miroir des Excellences de l’Islam, pp. 339-344)

Sa Sainteté (aba) a souligné que le Messie promis (as) a toujours placé la vérité au-dessus de tout et ne s’est jamais approché du mensonge. Il a enjoint les mêmes principes à ses disciples. En effet, il figure parmi les conditions de l’allégeance au Messie promis (as) que l’on doit abhorrer le mensonge et s’attacher fermement à la véracité. Sa Sainteté (aba) a prié pour qu’Allah permette à chacun de faire de cette sincérité la marque distinctive de son caractère.