Résumé du sermon du Calife

Le Saint Prophète (s.a.w.) – Un modèle parfait de sincérité

Résumé du sermon du vendredi 17 avril 2026 prononcé par Hazrat Mirza Masroor Ahmad ( a.b.a.).

Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta‘awwouz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) a récité les versets suivants du Saint Coran :

« Dis : “Si Allah l’avait voulu, je ne vous l’aurais pas récité, et Il ne vous l’aurait pas non plus fait connaître. Avant ceci, j’ai certainement passé toute une vie parmi vous. Ne voulez-vous donc pas comprendre ? Qui, donc, est plus injuste de la façon la plus flagrante que celui qui invente un mensonge contre Allah, ou celui qui traite Ses Signes de mensonges ? Assurément, les coupables ne prospéreront jamais.” » (Le Saint Coran, 10:17-18)

Sa Sainteté (a.b.a.) a indiqué que, poursuivant l’évocation des différents aspects de la vie du Saint Prophète (s.a.w.), il aborderait aujourd’hui son caractère moral et sa véracité.

La véracité du Saint Prophète (s.a.w.) atteignit un niveau si éminent que même ses ennemis en attestèrent la réalité. Les versets cités témoignent de cette réalité, que Dieu lui ordonna de rappeler aux hommes comme preuve de sa mission. Il incombe donc à ses fidèles de cultiver ce même degré de véracité pour être de véritables disciples.

Les ennemis du Saint Prophète (s.a.w.) témoignent de sa véracité

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité Hazrat Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (r.a.), qui rapporta cet épisode : à une époque, les Mecquois organisèrent une rencontre afin de convenir d’une réponse unique à donner aux étrangers qui les interrogeraient sur le Saint Prophète (s.a.w.). L’un d’eux proposa de le qualifier de menteur, mais un autre rétorqua qu’une telle accusation ne serait jamais crue, car les gens répondraient : « Mohammad (s.a.w.) a grandi parmi vous ; vous l’avez toujours connu comme l’homme le plus véridique et digne de confiance, celui à qui vous confiiez vos biens. Aujourd’hui, parce qu’il a vieilli et vous apporte le message de l’Islam, vous l’appelez menteur ? » Ce témoignage sur sa véracité était d’une parfaite justesse.

Sa Sainteté (a.b.a.) a expliqué que lorsque l’empereur Héraclius interrogea Abou Sufyan au sujet du Saint Prophète (s.a.w.) pour savoir s’il avait jamais menti, Abou Sufyan dut admettre : « Jusqu’à présent, il n’a jamais dit de mensonge. » S’il ajouta « jusqu’à présent », ce ne fut qu’une ruse pour tenter de semer le doute.

De même, lorsque le Saint Prophète (s.a.w.) rassembla les habitants de La Mecque sur une montagne et leur demanda s’ils le croiraient s’il leur annonçait qu’une armée s’apprêtait à les attaquer de l’autre côté, ils répondirent unanimement par l’affirmative, car ils ne l’avaient connu que comme un homme véridique. Ils l’affirmèrent alors même qu’ils savaient l’impossibilité matérielle de la présence d’une telle armée. Ils reconnaissaient en lui une probité absolue.

Dieu accorde Sa force aux véridiques

Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que la conduite et la moralité d’une personne doivent laisser une impression positive. C’est ainsi que les chemins pour propager le message de Dieu et Sa vraie religion s’ouvrent. Comme l’a expliqué le Messie Promis (a.s.), le Saint Prophète (s.a.w.) établit des standards si élevés de moralité et de véracité qu’il parvint, par son seul caractère, à influencer ses ennemis les plus farouches. Il finit par les vaincre car, selon la pratique constante de Dieu, lorsqu’un différend oppose deux parties, Il accorde la victoire à celle qui est la plus véridique et la plus droite.

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le Messie Promis (a.s.), rappelant ce témoignage divin au sujet du Saint Prophète (s.a.w.) : « Et tu possèdes assurément de hautes qualités morales » (Le Saint Coran, 68:5). Cela signifie que le Saint Prophète (s.a.w.) possédait toutes les qualités humaines naturelles — véracité, bonté, compassion, loyauté, justice — au plus haut degré, et qu’il savait les manifester au bon moment et en toute circonstance. C’est en cela que réside la véritable moralité.

Encourager les autres à suivre le chemin de la véracité

Sa Sainteté (a.b.a.) a indiqué que le Saint Prophète (s.a.w.) non seulement était véridique, mais qu’il enjoignait également ses fidèles à l’être, affirmant que la véracité mène à la vertu. Il mettait en garde contre le mensonge, lequel conduit au mal et, in fine, au feu. À une autre occasion, il précisa qu’aucune circonstance n’autorisait le mensonge, qu’il s’agisse d’affaires sérieuses ou de plaisanteries. Un parent ne devrait jamais faire à son enfant une promesse qu’il ne compte pas tenir. Les gens sont rappelés par leur véracité ou par leur fausseté.

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’un jour, un homme vint voir le Saint Prophète (s.a.w.) et lui confia ses difficultés à renoncer à ses mauvaises habitudes : boire de l’alcool, forniquer, voler et mentir. Tout en aspirant à la vertu, il se sentait incapable d’abandonner tous ces vices à la fois. Il demanda alors au Saint Prophète (s.a.w.) s’il existait une seule habitude qu’il pourrait s’efforcer d’éviter. Le Saint Prophète (s.a.w.) lui répondit de renoncer au mensonge. L’homme accepta et repartit.

Plus tard, lorsqu’on lui proposa de l’alcool, il se fit la réflexion que s’il en buvait, il devrait le dire au Saint Prophète (s.a.w.), car il avait promis de ne jamais mentir. Il en fut de même lorsqu’une occasion de forniquer ou de voler se présenta : à chaque fois, la pensée qu’il devrait rapporter la vérité au Saint Prophète (s.a.w.) l’en empêchait. Lorsqu’il revint plus tard auprès du Saint Prophète (s.a.w.), il reconnut qu’en effet, abandonner le mensonge avait suffi à mettre fin à tous ses autres vices.

Témoignages du degré suprême de sa véracité

Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé que lorsque le Saint Prophète (s.a.w.) annonça sa vocation prophétique, Hazrat Abou Bakr (r.a.) se trouvait en voyage en Syrie. Informé de cette nouvelle, il déclara immédiatement que si telle était la parole du Saint Prophète (s.a.w.), elle devait être vraie, car il l’avait toujours connu comme un homme véridique. Il accepta la nouvelle sur-le-champ. À son retour à La Mecque, il fut la première personne à prêter allégeance. Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné le caractère miraculeux de cet acte : Hazrat Abou Bakr (r.a.) embrassa l’Islam sans exiger aucun signe ni aucune preuve autre que la véracité avérée du Prophète.

Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite cité Hazrat Hakim Maulvi Nooruddin (r.a.), le premier Calife de la Communauté musulmane Ahmadiyya. Il rapporta que, lorsque le Saint Prophète (s.a.w.) reçut sa première révélation et exprima sa crainte pour sa vie, son épouse Hazrat Khadijah (r.a.) le soutint en affirmant que Dieu ne le couvrirait jamais de honte. Elle fonda son assurance sur le fait qu’il avait toujours été bon envers ses proches, véridique, hospitalier, qu’il partageait la peine des autres et aidait les pauvres. Ce témoignage, après quinze ans de vie commune, prouve qu’elle connaissait la réalité de son caractère ; sans ces qualités, elle n’aurait pu le consoler ainsi.

Sa Sainteté (a.b.a.) a également relaté l’histoire d’un homme qui croisa Abou Jahl, l’ennemi le plus acharné du Saint Prophète (s.a.w.). Alors qu’ils se trouvaient seuls, l’homme demanda à Abou Jahl ce qu’il pensait réellement du Saint Prophète (s.a.w.) et de sa proclamation. Abou Jahl fut contraint de répondre qu’il considérait le Saint Prophète (s.a.w.) comme un homme véridique, puisqu’il n’avait jamais menti.

De même, Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé qu’à l’arrivée du Saint Prophète (s.a.w.) à Médine, un homme, en voyant son visage, comprit qu’il était en présence d’une personne véridique. Les premiers mots qu’il entendit prononcer par le Saint Prophète (s.a.w.) furent : « Répandez le salut de paix, nourrissez autrui, soyez bons envers vos proches, priez la nuit pendant que les autres dorment ; si vous faites ainsi, vous entrerez au Paradis. »

Enfin, Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que le Saint Prophète (s.a.w.) mettait en garde contre le mensonge, même sous sa forme la plus subtile. Un jour, alors qu’il rendait visite à une famille, il entendit une mère appeler son fils en lui promettant quelque chose. Le Saint Prophète (s.a.w.) lui demanda ce qu’elle comptait donner à l’enfant. Lorsqu’elle répondit qu’elle lui donnerait des dattes, il fit remarquer que si elle ne lui avait rien donné, cela aurait été compté comme un mensonge. Voilà jusqu’à quel degré le Saint Prophète (s.a.w.) enseignait à éviter le mensonge.

Sa Sainteté (a.b.a.) a conclu en rappelant qu’aujourd’hui, il est du devoir de chaque Ahmadi d’examiner son propre niveau de véracité et d’éliminer toute faiblesse, et il implora Allah d’en accorder la capacité à chacun.

Prière funéraire

Sa Sainteté (a.b.a.) a indiqué qu’il allait diriger la prière funéraire en l’absence du membre suivant :

Shahida Ahmad

Shahida Ahmad, épouse de Mirza Naseem Ahmad. Elle était l’arrière-petite-fille du Messie Promis (a.s.). Elle laisse derrière elle quatre fils. Ses fils témoignent qu’elle était très aimante envers tous. Elle faisait preuve d’une hospitalité exceptionnelle et souhaitait agrandir sa maison pour pouvoir accueillir encore plus de monde. Elle répandait son amour sur tous, riches comme pauvres. Elle trouvait une place dans le cœur de chacun. Elle était particulièrement attentionnée envers ceux qui rencontraient des difficultés et recommandait à ses enfants d’en faire autant. Elle possédait une grande force de caractère et une détermination sans faille, ce que Sa Sainteté (a.b.a.) a lui-même attesté. Sa sœur raconte qu’en quelques mots, elle la décrirait ainsi : sacrifice, patience, détermination et amour. Elle supporta sa dernière maladie avec une grande patience et sans jamais se plaindre. Elle achevait deux à trois lectures complètes du Saint Coran en un seul mois. Elle restait toujours positive et chérissait chaque instant de la vie. Sa Sainteté (a.b.a.) a dit qu’il l’avait vue garder constamment une attitude positive, prendre soin des sentiments des autres et ne jamais rien dire qui puisse blesser autrui. Elle faisait partie de ceux qui accomplissent de bonnes œuvres en silence, et l’on n’apprend leur existence que lorsque d’autres les révèlent. Sa Sainteté (a.b.a.) pria pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.