Après avoir récité le Tashahhud, le Ta’awwuz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a déclaré qu’en se conformant aux enseignements et à la pratique de son maître, le Saint Prophète (sa), le Messie Promis (as) a fait preuve d’un niveau d’humilité et de douceur exceptionnel. Loin de se contenter d’incarner lui-même ces vertus, il a instamment enjoint à sa communauté de suivre cette même voie. Sa Sainteté (aba) a ensuite précisé qu’il relaterait plusieurs récits marquants illustrant cet aspect de la vie du Messie Promis (as).
Sa Sainteté (aba) a rappelé que Dieu Tout-Puissant Lui-même a attesté de la nature humble du Messie Promis (as) à travers la révélation qu’Il lui octroya le 18 mars 1907 : « Il est satisfait de tes voies humbles. »
Sa Sainteté (aba) a ensuite cité ces écrits du Messie Promis (as) :
« Il a été révélé à mon humble personne qu’en raison de ma douceur, de mon humilité, de ma confiance en Dieu, de ma véracité, ainsi que des Signes et de la lumière [céleste], je ressemble au Messie dans sa vie antérieure ; la nature de cet humble serviteur et celle du Messie se ressemblent à tel point qu’elles semblent être deux fragments d’un même joyau ou deux fruits d’un même arbre. L’harmonie qui nous unit est si parfaite que l’œil spirituel peut à peine nous distinguer.
Il existe également une ressemblance manifeste : le Messie [Jésus] était le disciple et le serviteur de la foi d’un Prophète parfait et de haut rang, à savoir Moussa [Moïse], et son Évangile est une ramification de la Torah. De même, cet humble serviteur figure parmi les plus modestes serviteurs de ce Prophète majestueux qui est Sayyidur-Rusul [le Chef de tous les Messagers (as)] et la Couronne de tous les Messagers. »
(Barahin-e-Ahmadiyya, Partie IV, sous-note 3, p. 374-375)
Ne jamais désirer l’éloge ni la reconnaissance
Sa Sainteté (aba) a raconté qu’un jour, un visiteur suggéra au Messie Promis (as) de prendre quelques jours de repos. Cet homme s’inquiétait de sa santé, car le Messie Promis (as) venait de rédiger l’ouvrage La Philosophie de la Révélation Divine avec une rigueur si intense et scrupuleuse que cela l’avait rendu malade. Ce à quoi le Messie Promis (as) répondit que ses propres efforts n’étaient rien en comparaison des sacrifices des compagnons du Saint Prophète (sa), qui allaient jusqu’à offrir leur propre vie.
Sa Sainteté (aba) a également cité la réponse du Messie Promis (as) à ceux qui lui reprochaient d’exagérer son propre statut. Jurant par le Nom de Dieu, le Messie Promis (as) affirma qu’il n’était nullement dans sa nature de rechercher la moindre reconnaissance ou appréciation. Il préférait de loin une vie empreinte d’humilité et d’anonymat ; c’est Dieu Lui-même qui l’a sorti de l’obscurité pour le révéler au monde.
Le choix d’une vie de simplicité
Sa Sainteté (aba) a mentionné qu’un visiteur s’étant rendu chez le Messie Promis (as), ce dernier lui expliqua qu’il préférait mener une existence simple, exempte des excès que la culture européenne considérait alors comme indispensables. Il n’avait, en effet, aucun attrait pour le luxe superflu.
Sa Sainteté (aba) a ensuite cité le Messie Promis (as) exhortant sa communauté à cultiver l’humilité. Apprendre à être humble n’est pas une tâche ardue, car l’être humain est, par sa nature même, une créature humble. L’arrogance, quant à elle, prend racine dans l’ostentation ; dès lors qu’une personne se dépouille de ce vêtement de vanité, elle devient apte à acquérir la véritable humilité.
Le Messie Promis (as) a écrit à ce sujet :
« Bénis sont ceux qui se considèrent comme les plus humbles et les plus petits, qui s’expriment avec modestie, respectent les pauvres et les nécessiteux, et traitent les personnes sans défense avec honneur, sans jamais se moquer d’elles par malice ou par arrogance. Ils se souviennent de leur Seigneur Miséricordieux et marchent avec humilité sur la terre. Je le répète donc : ce sont là les personnes pour qui le salut a été préparé. Quiconque ne s’affranchit pas, dès ce monde, de l’enfer de la malice, de l’arrogance, de la suffisance, de l’orgueil, du culte du monde, de l’avidité et de la dépravation, n’en sera certainement pas délivré dans l’au-delà.
Que dois-je faire et d’où puis-je tirer des paroles capables de toucher le cœur de ce groupe de personnes ? Ô mon Dieu ! Accorde-moi de telles paroles et révèle-moi de tels discours qui illumineront ces cœurs de lumière et élimineront leur poison par leurs vertus curatives ! Tout mon être vibre de ce désir profond de voir un jour, au sein de ma Communauté, de nombreuses personnes ayant effectivement abandonné le mensonge et pris un engagement sincère envers leur Seigneur : celui de se préserver de tout mal, de s’éloigner absolument de l’arrogance — qui est la racine de tout mal — et de demeurer habitées par la crainte de leur Seigneur. » (Témoignage du Saint Coran, p. 156)
Garder son cœur de toute forme d’arrogance
Sa Sainteté (aba) a fait remarquer que lors de la Convention Annuelle (Jalsa Salana) ou d’autres rassemblements similaires, certains fidèles expriment le vif désir de s’asseoir aux tout premiers rangs, sur les chaises ou dans l’espace vert. Bien qu’il soit tout à fait louable de vouloir se tenir à proximité du Calife de l’époque pour boire ses paroles, d’autres ne recherchent ces places que par pure fierté. Dispensant ses conseils à cet égard, le Messie Promis (as) expliquait que lorsqu’on se rend dans une assemblée, on doit de soi-même choisir la place la plus humble. Si l’on est digne d’une place plus en vue, il appartient aux hôtes d’en décider et de l’y inviter.
L’humilité est également une condition indispensable pour développer l’amour de Dieu. Le Messie Promis (as) écrit à ce propos :
« Nul ne peut atteindre l’amour et l’agrément d’Allah tant qu’il n’a pas cultivé deux qualités en son sein. Premièrement, il lui faut briser son arrogance, à l’image d’une haute montagne qui s’effondre et se voit rasée au sol. De la même manière, on doit dissiper toute pensée d’orgueil ou de supériorité pour embrasser l’humilité et la modestie. Deuxièmement, il est nécessaire de rompre ses attachements purement terrestres, tout comme une montagne s’écroule et se fragmente en morceaux. Ainsi, les fréquentations antérieures d’une personne qui engendrent l’impureté et s’attirent le mécontentement divin doivent être brisées, afin que ses interactions, ses amitiés, ses affections et ses inimitiés soient exclusivement vouées à Allah Tout-Puissant. » (Malfuzat, traduction anglaise, Vol. 3, p. 189)
Le Messie Promis (as) a rappelé que même Adam avait commis un péché. Cependant, en faisant preuve d’humilité et en se repentant de son péché, il obtint le pardon divin. À travers cet exemple, Dieu insuffle l’espoir aux pécheurs en leur démontrant qu’ils peuvent être absous s’ils s’humilient. À l’inverse, Satan fit preuve d’arrogance et devint à jamais maudit. Il convient donc d’éviter ce trait de caractère satanique.
Éviter la fierté lors des désaccords
Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as) au sujet de ceux qui, dès qu’ils se trouvent confrontés à un avis contraire au leur, s’emportent et ne cherchent qu’à triompher de leur interlocuteur lors de la dispute. Aujourd’hui encore, certains affichent cette fausse fierté. Il faut plutôt embrasser l’humilité et ne pas s’acharner à vouloir vaincre son frère, car une telle attitude ne fait qu’alimenter les querelles et les dissensions.
L’humilité mène au Paradis
Le Messie Promis (as) écrit :
« La mort est la destinée de chacun. Elle frappera tout le monde, un jour ou l’autre ; mais pour ceux qui s’éteignent dans le dénuement, tout en restant inoffensifs, doux et humbles, c’est comme si le Paradis s’avançait à leur rencontre pour les accueillir, à l’instar de ce que Jésus a décrit au sujet de Lazare. » (Malfuzat, traduction anglaise, Vol. 8, p. 428)
Il ajoute également :
« L’arrogant cherche à s’asseoir sur le trône de Dieu. Par conséquent, vous devez constamment chercher refuge contre ce trait vil. Même si toutes les promesses de Dieu Tout-Puissant vous accompagnent, vous devez toujours faire preuve d’humilité, car seul l’être humble est cher au cœur de Dieu. » (Malfuzat, traduction anglaise, Vol. 10, p. 326)
Sa Sainteté (aba) a poursuivi en citant un autre passage du Messie Promis (as) :
« L’humilité et la modestie sont de nobles vertus. Quiconque se montre arrogant alors qu’il est lui-même dans le besoin ne pourra réaliser ses désirs ; il lui faut adopter l’humilité. On raconte que le médecin Galien était autrefois au service d’un roi. Ce souverain avait l’habitude de consommer des aliments si insalubres que Galien acquit la certitude qu’il finirait par contracter la lèpre. Il tentait régulièrement de l’en dissuader, mais le monarque persistait. Lassé, Galien finit par s’enfuir pour regagner sa patrie. Quelque temps plus tard, les premiers stigmates de la lèpre apparurent sur le corps du roi. Comprenant alors son erreur, ce dernier adopta l’humilité : il installa son fils sur le trône, se vêtit d’habits des plus simples et partit trouver Galien. Le médecin le reconnut, apprécia son humilité et le soigna de toutes ses forces. C’est alors seulement que Dieu accorda la guérison au roi. » (Malfuzat, traduction anglaise, Vol. 9, p. 272)
Sa Sainteté (aba) a souligné que le Messie Promis (as) incarnait lui-même, à la perfection, ces vertus d’humilité qu’il transmettait à sa communauté. À titre d’exemple, lorsque son frère aîné prenait part à une assemblée, une chaise lui était systématiquement offerte. Si le Messie Promis (as) se trouvait dans la même pièce, il préférait s’asseoir à même le sol. Et même lorsque son frère aîné l’invitait instamment à prendre place sur la chaise, le Messie Promis (as) insistait pour demeurer assis par terre.
Un comportement humble en paroles et en actes
Sa Sainteté (aba) a rapporté le témoignage d’un gardien qui était en service devant la demeure du Messie Promis (as). Cet homme attestait que le Messie Promis (as) s’adressait toujours à chacun avec un profond respect, sans la moindre once d’arrogance, et qu’il accueillait chaque personne avec un visage rayonnant. Jamais il ne s’est permis d’interpeller quiconque de manière cavalière — comme en disant « Hé, toi ! » —, veillant au contraire à maintenir en toute circonstance un dialogue empreint de dignité.
De plus, le Messie Promis (as) ne reculait jamais devant les tâches ménagères, qu’il s’agisse de nettoyer le sol, de faire son lit ou d’accomplir d’autres travaux domestiques. De la même manière, il ne manifestait jamais le moindre mécontentement à l’égard de la nourriture qu’on lui servait et se contentait toujours de ce qui était disponible.
Sa Sainteté (aba) a ajouté que même lors des débats face à ses adversaires les plus farouches, le Messie Promis (as) faisait preuve de la plus haute humilité et mansuétude, sans jamais laisser l’orgueil l’envahir d’aucune façon. Face au rang spirituel éminent que Dieu lui avait conféré, il manifestait la plus grande modestie, ne s’attribuant jamais le mérite de ses distinctions. Il répétait volontiers qu’il se tenait au niveau du sol et que seule la grâce de Dieu l’avait élevé, rapportant ainsi chaque succès et chaque dignité à son Créateur avec une profonde gratitude.
Lorsque le Messie Promis (as) proclama être la seconde venue de Jésus (as), Maulvi Muhammad Hussain Batalavi, l’un de ses opposants les plus acharnés, se mit à lui adresser des lettres d’une violence inouïe, saturées d’invectives. Face à cette hostilité, le Messie Promis (as) fit preuve d’une patience et d’une humilité sans égales. Dans ses réponses, il conserva toute sa dignité et son respect, répondant à l’irrespect de Batalavi avec courtoisie et exposant ses arguments sans jamais s’abaisser aux méthodes vulgaires de ses détracteurs.
Sa Sainteté (aba) a conclu son sermon en rappelant que chaque parole du Messie Promis (as) était empreinte d’humilité, dans l’unique but de plaire à Allah. Il a exhorté sa communauté à suivre cette voie, expliquant que le véritable succès réside dans l’humilité. Sa Sainteté (aba) a enfin prié pour qu’Allah permette à chacun d’adopter les voies de l’humilité.








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