Après la récitation du Tashahhoud, du Ta’awwouz et de la Sourate al-Fatihah, Sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (aba) a indiqué qu’il poursuivrait son discours consacré aux exemples de gratitude incarnés par le Messie Promis (as).
Exprimer sa gratitude pour le don de l’intellect
Un jour, le Messie Promis (as) demanda à un homme s’il s’était disputé avec quelqu’un. Il lui fit observer que son contradicteur manquait de discernement et l’exhorta à ne pas s’engager dans de telles discussions, ces personnes n’ayant pas une compréhension très développée. Il convient au contraire d’user d’indulgence et de bonté envers les personnes ignorantes ou à l’esprit fragile. Par la même occasion, le Messie Promis (as) invita cet homme à rendre grâce à Dieu de l’avoir doté d’un esprit sain, de sagesse et de la faculté de discerner les attributs divins.
Sa Sainteté (aba) a rapporté qu’un matin, après la prière de l’aube, le Messie Promis (as) demanda d’où provenait la musique entendue à proximité. On lui répondit que Mian Nizamuddin avait loué les services d’une danseuse pour toute la nuit, contre la somme de vingt roupies. Exprimant sa vive déception, le Messie Promis (as) fit remarquer qu’une telle femme était capable de veiller et de danser jusqu’à l’aube pour une rétribution minime, tandis que, face aux grâces infinies que le Seigneur leur dispense, nombreux sont ceux qui ne trouvent pas la force de se lever la nuit pour L’invoquer et Lui exprimer leur reconnaissance.
Sa gratitude pour chaque bouchée de nourriture
Sa Sainteté (aba) a précisé que le Messie Promis (as), lorsqu’il prenait ses repas, exprimait sa gratitude envers Dieu à chaque bouchée. Il mangeait sereinement, par petites portions, et ne cessait de rendre grâce à son Seigneur tout au long du repas.
Sa gratitude pour les moyens mis à disposition par Allah
Sa Sainteté (aba) a souligné que chaque fois que la peste sévissait dans la région, le Messie Promis (as) veillait à ce que sa demeure soit minutieusement nettoyée et que des produits antibactériens y soient appliqués. Il exhortait également les foyers du voisinage à suivre cet exemple. Il affirmait en effet que le recours aux moyens mis à notre disposition par Dieu constitue une autre forme de reconnaissance à Son égard. Dès lors que Dieu a créé des substances capables de combattre ou de détruire les bactéries, la gratitude envers Lui exige que l’on emploie ces ressources divines. La confiance en Dieu réside dans l’usage de ces moyens sans pour autant leur accorder une foi absolue ; il convient au contraire de s’en remettre entièrement à Dieu, car c’est Lui qui, au travers des causes qu’Il a instaurées, accorde le résultat escompté.
Sa Sainteté (aba) a évoqué également qu’à l’époque où il rédigeait son ouvrage Tazkiratush-Shahadatain (Le Récit des deux martyres), le Messie Promis (as) tomba gravement malade. Au cœur de cette épreuve, animé d’une fervente dévotion, il implora la guérison et demanda à sa famille de s’associer à ses supplications. Il adressa à Dieu une prière d’une rare intensité, en réponse de laquelle le Seigneur lui révéla : « Paix sur Toi – une salutation du Seigneur Miséricordieux. »
Sa gratitude envers tous ceux qui l’avaient aidé
Sa Sainteté (aba) a souligné qu’il était dans la nature même du Messie Promis (as) de témoigner sa reconnaissance pour le moindre geste de l’autrui. Lorsqu’il rédigea son ouvrage Barahin-e-Ahmadiyya, il y inséra la liste exhaustive de tous ceux qui avaient envoyé des dons pour en financer la publication, incluant jusqu’aux contributions les plus modestes. Quel que fût le montant offert, le Messie Promis (as) leur exprima sa profonde gratitude et adressa des prières en leur faveur. Il écrivit en outre que quiconque lirait cet ouvrage et en retirerait un bienfait se devait de prier non seulement pour lui, mais également pour l’ensemble des personnes qu’il avait citées pour leur précieux concours. Le Messie Promis (as) renouvela ce geste pour d’autres écrits, tel que Minan–ur-Rahman, dont la parution avait été soutenue par des dons. Il y mentionnait les noms des contributeurs, louant et célébrant ce qu’il qualifiait de grands sacrifices et de loyaux services. Il saisissait ainsi la moindre occasion pour manifester sa haute estime envers ceux qui lui apportaient leur assistance.
Sa Sainteté (aba) a relaté qu’un jour, le Messie Promis (as) se promenait dans un verger, muni d’un bâton dont il se servait pour détacher les fruits des arbres. Alors qu’il tentait d’en faire tomber un, le bâton se coinça dans une branche. L’un de ses compagnons, encore très jeune, escalada promptement l’arbre pour le lui restituer. Le Messie Promis (as), ravi, exprima toute son admiration pour l’agilité du jeune garçon, lui témoignant une bienveillance et une affection remarquables. Bien qu’il s’agît d’un tout jeune homme, le Messie Promis (as) lui parla avec une grande considération et un profond respect, en juste reconnaissance du service rendu.
À l’occasion d’un procès intenté contre le Messie Promis (as), une période de contrainte financière survint, l’incitant à lancer un appel aux dons. Le Dr Khalifa Rashiduddin fut au nombre des personnes sollicitées ; il remit l’intégralité de ses biens au Messie Promis (as) et s’engagea à lui verser désormais l’ensemble de ses revenus. Le Messie Promis (as) lui adressa une lettre empreinte d’une gratitude infinie, lui signifiant qu’il avait déjà consenti tant de sacrifices qu’il n’était plus nécessaire qu’il apportât de nouvelles contributions financières. Néanmoins, animé d’une sincère dévotion, le Dr Khalifa Rashiduddin poursuivit ses contributions financières.
Demeurer des serviteurs reconnaissants d’Allah
Sa Sainteté (aba) a cité Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (ra), second Calife de la communauté Musulmane Ahmadiyya et fils du Messie Promis (as), qui mentionna que le Messie Promis (as) avait exempté ses cinq enfants de la souscription au système de la Wasiyyat (le Testament). Toutefois, Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (ra) garda à l’esprit que le Saint Prophète (sa), bien qu’ayant reçu la promesse du pardon divin et du Paradis, accomplissait d’intenses prières nocturnes au point de voir ses pieds enflés, et qu’il justifiait cet effort en déclarant : « Ne dois-je pas être un serviteur reconnaissant ? » Dans ce même esprit de gratitude, Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (ra) déclara qu’il se devait de contribuer financièrement au système de la Wasiyyat, ce qu’il fit.
Sa Sainteté (aba) apporta une précision importante : certains s’imaginent à tort que tous les membres de la famille du Messie Promis (as) ou les Califes jouissent d’une dispense du système de la Wasiyyat. Sa Sainteté (aba) rappela que cette exemption ne visait exclusivement que les cinq enfants nommément désignés par le Messie Promis (as), et ne s’étendait ni à leurs conjoints ni à leurs descendants. Par ailleurs, ces enfants eux-mêmes, bien qu’exemptés, ne cessaient d’accomplir de grands sacrifices et d’importantes contributions financières. Ainsi, chaque membre de la Communauté, y compris les descendants du Messie Promis (as) ayant souscrit à la Wasiyyat, est tenu de s’acquitter des cotisations prescrites. Sa Sainteté (aba) souligna en outre qu’aucun Calife succédant au Second Calife (ra) n’a été dispensé des versements obligatoires liés au système de la Wasiyyat, apportant cette clarification afin de dissiper toute interrogation soulevée à ce sujet.
Sa Sainteté (aba) raconta enfin que le Messie Promis (as) fut un jour invité à prendre le thé chez un hôte. On l’informa que les mets servis avaient été préparés par les serviteurs de prédicateurs chrétiens. Faisant abstraction des divergences religieuses, le Messie Promis (as) leur témoigna sa sincère gratitude. Bien plus encore, il fit publier ses remerciements dans un journal, afin que sa reconnaissance soit portée à la connaissance de tous.
Sa Sainteté (aba) conclut en priant pour que Dieu nous accorde à tous la capacité d’atteindre un tel niveau d’excellence dans la gratitude.
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