Résumé du sermon du Calife

Le sublime exemple d’humilité du Saint Prophète (sa)

Résumé du sermon du vendredi 22 mai 2026 prononcé par Hazrat Mirza MasroorAhmad (aba).

Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta‘awwouz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba), a déclaré qu’il poursuivrait son propos sur les exemples d’humilité et de douceur illustrés par la vie du Saint Prophète (sa).

Sa Sainteté (aba) a rappelé qu’un jour, le Saint Prophète (sa) déclara qu’il mangeait comme un esclave et s’asseyait à la manière d’un esclave, car il était lui aussi un être humain. Autrement dit, le Saint Prophète (sa) ne faisait montre ni d’orgueil ni d’ostentation, contrairement aux autres souverains de ce monde.

La réaction du Saint Prophète (sa) face à la victoire d’autrui dans une compétition

Sa Sainteté (aba) a rapporté que le Saint Prophète (sa) possédait une chamelle du nom d’Adba, réputée pour être la plus rapide. Un jour, un Bédouin se présenta, monté sur son chameau, et le fit courir contre Adba. Il advint que le chameau du Bédouin l’emporta dans la course. Sur ce, les compagnons s’indignèrent de ce que la chamelle du Saint Prophète (sa) eût été devancée, et reprochèrent au Bédouin de n’avoir pas retenu sa monture de prendre le pas sur Adba. Le Saint Prophète (sa) dit alors à ses compagnons qu’il n’y avait là nul motif de colère, car tout ce qu’Allah élève en ce monde, Il l’abaisse également. Autrement dit, le Saint Prophète (sa) ne céda lui-même ni à l’orgueil ni à la jalousie devant la défaite de sa chamelle ; bien au contraire, il fit preuve d’une humilité véritable par ces paroles.

Ses égards envers ses propres disciples

Un jour, Hazrat Omar (ra) demanda au Saint Prophète (sa) l’autorisation d’accomplir la Umrah (le petit pèlerinage). Non seulement le Saint Prophète (sa) la lui accorda, mais il ajouta : « Ô mon frère, ne m’oublie pas dans tes prières. » Hazrat Omar (ra) déclara que cette parole du Saint Prophète (sa) lui était si précieuse que toutes les richesses du monde ne sauraient s’y comparer. Tel était le Saint Prophète (sa) qu’il demandait même à ses disciples de se souvenir de lui dans leurs prières.

Sa Sainteté (aba) a relaté qu’un jour, le Saint Prophète (sa) passa près d’un enfant qui dépouillait une chèvre. Voyant que le garçon paraissait peu sûr de la manière de procéder, le Saint Prophète (sa) l’arrêta et lui montra lui-même, de ses mains bénies, comment dépouiller la bête. De même, alors qu’une femme trayait une chèvre, le Saint Prophète (sa) lui demanda d’apporter un grand seau, puis se mit à traire l’animal jusqu’à ce que le seau fût rempli.

Sa Sainteté (aba) a indiqué que chaque fois qu’une personne se présentait devant le Saint Prophète (sa) pour le rencontrer et lui serrait la main, jamais le Saint Prophète (sa) ne retirait sa main avant que l’autre ne l’eût fait. De même, il ne se détournait jamais d’un interlocuteur avant que celui-ci ne se fût détourné le premier.

Son aversion pour la vantardise

Le Saint Prophète (sa) enjoignait l’humilité avec une grande sagesse. Un jour, des gens se vantaient de leurs richesses et du nombre de chèvres ou de chameaux qu’ils possédaient. Le Saint Prophète (sa) se rendit auprès d’eux et leur rappela que Moïse (as) avait été envoyé au monde comme prophète, et qu’il était berger ; que David (as) avait lui aussi été berger ; et que lui-même, le Saint Prophète (sa), l’avait été également. Par ces paroles, le Saint Prophète (sa) avait égard aux sentiments des bergers, à qui l’on faisait sentir qu’ils possédaient moins que d’autres.

Sa sollicitude envers autrui

Le Saint Prophète de l’Islam (sa) demeurait attentif aux sentiments de tous ceux qu’il rencontrait, y compris les pauvres. Il y avait parmi les Bédouins un homme du nom de Zahir, qui apportait au Saint Prophète (sa) divers présents de son village, et que le Saint Prophète (sa) renvoyait à son tour chargé de nombreux dons. Un jour que Zahir vendait sa marchandise au marché, le Saint Prophète (sa) tomba sur lui et le serra dans ses bras. Puis le Saint Prophète (sa) demanda qui voudrait acheter cet esclave. Zahir répondit au Saint Prophète (sa) qu’on n’en tirerait aucun profit. Sur ce, le Saint Prophète (sa) déclara qu’il avait, aux yeux d’Allah, une valeur inestimable.

Sa Sainteté (aba) a précisé que le même épisode est rapporté avec davantage de détails : cet homme était né avec une infirmité qui rendait son apparence ingrate, et il était de surcroît très pauvre. Son corps et ses vêtements étaient ainsi couverts de poussière. C’est dans cet état, suant sous la chaleur, qu’il vendait quelques denrées au marché. Il y avait en cet homme quelque chose qui avait trouvé écho dans le cœur du Saint Prophète (sa), lequel le tenait en haute estime — alors même que Zahir ne s’estimait guère lui-même, à cause de son apparence et de son hygiène générale. Alors qu’il se tenait au marché, le Saint Prophète (sa) le rejoignit par-derrière et lui couvrit les yeux de ses mains. Devinant qu’il s’agissait du Saint Prophète (sa), Zahir l’enlaça, et la poussière de ses vêtements se déposa sur ceux du Saint Prophète (sa), qui ne s’en formalisa nullement. Le Saint Prophète (sa) dit alors que c’était là son esclave, et demanda qui voudrait l’acheter. L’homme répondit au Saint Prophète (sa) qu’il n’était bon à rien et qu’on n’en tirerait nul profit. Le Saint Prophète (sa) le récusa et affirma qu’il avait une valeur inestimable.

Sa Sainteté (aba) a expliqué que le temps que le Saint Prophète (sa) passait chez lui se répartissait en trois parts : l’une pour Allah, l’une pour sa famille, et l’une pour lui-même. Cette dernière, toutefois, il la partageait entre les rencontres avec ses compagnons et l’enseignement de la foi qu’il leur dispensait. Lorsqu’il sortait, il ne parlait jamais sans motif. Il unissait ses compagnons et ne souffrait point qu’ils se divisent. Il témoignait du respect à chacun. Il observait les gens avec vigilance, sans pour autant qu’ils pussent s’en apercevoir, et accueillait néanmoins chacun avec bienveillance. Il s’enquérait du bien-être d’autrui. Il louait ce qui était bon et mettait en garde contre ce qui était mauvais. Il adoptait en toute chose la voie médiane. Il se tenait toujours prêt à toute éventualité ou circonstance. Il était juste dans le respect des droits d’autrui. À ses yeux, le plus élevé en rang était celui qui surpassait les autres par sa compassion et son esprit de secours. Si quelqu’un venait au Saint Prophète (sa) lui demander quelque chose et qu’il eût de quoi le lui donner, il le donnait. S’il n’avait rien à offrir, il s’en expliquait avec bienveillance. Ses assemblées étaient marquées par le savoir, la décence, la patience et la discrétion. On n’y élevait pas la voix, on n’y médisait point, et nul n’y était tenu pour supérieur aux autres, si ce n’est dans les degrés de la spiritualité. Il prenait soin des pauvres et veillait également aux étrangers.

Sa Sainteté (aba) a rapporté qu’un jour, un chrétien se rendit auprès du Saint Prophète (sa), qui le reçut avec grande hospitalité et le rassasia de nourriture. Cette nuit-là, l’homme souilla sa literie. Pris d’embarras, il s’éloigna en hâte. Le lendemain matin, lorsque le Saint Prophète (sa) vit la literie, il entreprit de la nettoyer lui-même. Les compagnons insistèrent pour s’en charger à sa place ; mais le Saint Prophète (sa) tint à le faire de ses propres mains, puisqu’il s’agissait de son hôte. Quelque temps plus tard, le chrétien s’aperçut qu’il avait oublié sa chaîne portant sa croix en or, et il revint sur ses pas. Devant l’humilité du Saint Prophète (sa), qui nettoyait lui-même la literie, le chrétien fut profondément ému et embrassa l’Islam.

L’adoption d’une vie simple

Sa Sainteté (aba) a rapporté qu’un jour, le Saint Prophète (sa) s’étendit sur une natte qui laissa des marques sur son dos. Quelques compagnons demandèrent l’autorisation de lui confectionner une couche plus douce. Le Saint Prophète (sa) répondit qu’il ne se souciait nullement des aises de ce monde, et qu’il était semblable à un voyageur qui s’arrête un moment à l’ombre d’un arbre, puis repart et poursuit sa route.

Sa Sainteté (aba) a indiqué que le Saint Prophète (sa) témoignait toujours de bonté et de bonnes manières, même envers les personnes dépourvues de moralité. Un jour, un homme se rendit auprès du Saint Prophète (sa) et réclama son dû avec une grande rudesse. Les compagnons s’en irritèrent ; mais le Saint Prophète (sa) leur dit de le laisser, car chacun est en droit de faire valoir ses droits. Le Saint Prophète (sa) ordonna aux compagnons d’acheter un chameau du montant que l’homme réclamait, afin de le lui remettre. Ceux-ci se mirent en quête, mais ne trouvèrent que des bêtes d’un prix supérieur à la somme demandée. Le Saint Prophète (sa) déclara que cela importait peu et que, même si le chameau coûtait davantage que la dette due à cet homme, il fallait l’acheter et le lui offrir.

À l’occasion de la Conquête de La Mecque, lorsque le Saint Prophète (sa) entra dans la Mosquée sacrée, Hazrat Abou Bakr (ra) vint auprès de lui avec son père. À sa vue, le Saint Prophète (sa) le dit que, vu l’âge avancé de son père, il aurait mieux valu le laisser chez lui et que lui-même serait allé à sa rencontre. Hazrat Abou Bakr (ra) répondit toutefois qu’il convenait davantage que ce fût son père qui vînt auprès du Saint Prophète (sa). Ce fut en cette circonstance que le père de Hazrat Abou Bakr (ra) embrassa l’Islam.

Sa Sainteté (aba) a souligné que le Saint Prophète (sa) balayait lui-même la mosquée pour la nettoyer, et n’a jamais tenu une telle tâche pour indigne de lui.

Il est rapporté qu’un jour, un ange descendit auprès du Saint Prophète (sa) — un ange qui n’était jamais descendu auparavant auprès de quiconque. Ce dernier demanda au Saint Prophète (sa) s’il souhaitait être tenu pour Roi et Prophète, ou pour Serviteur et Messager. Telle était l’humilité du Saint Prophète (sa) qu’il choisit d’être tenu pour Serviteur et Messager.

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as) qui écrit :

« Allah le Tout-Puissant est très Miséricordieux et très Généreux. Il prend soin de l’homme à tous égards et lui fait miséricorde, et c’est en raison même de cette miséricorde qu’Il envoie Ses Élus et Ses Messagers pour délivrer les habitants du monde d’une existence de péché. Mais l’orgueil est une maladie des plus dangereuses. Il signifie, pour celui en qui il se développe, la mort spirituelle. Je sais avec certitude que cette maladie est pire que le meurtre. L’orgueilleux devient le frère de Satan, car ce fut précisément l’orgueil qui humilia et perdit Satan. C’est pourquoi il incombe au croyant de n’avoir en lui nulle trace d’orgueil ; il doit au contraire posséder l’humilité, la modestie et la douceur, et tel est le propre des Élus de Dieu. Ils possèdent au plus haut degré l’humilité et la douceur. Le Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, possédait cette vertu plus que quiconque. On demanda à l’un de ses serviteurs comment le Saint Prophète (sa) se comportait envers lui. Il répondit qu’à dire vrai, c’était lui qui l’avait servi plus que lui-même ne l’avait servi.

Ô Allah, répands Tes bénédictions sur Mohammad et sur la descendance de Mohammad, accorde-lui la prospérité et la paix.

Tel est le degré suprême du caractère moral et de la douceur. Et il est également vrai que la plupart de ceux qui servent quelqu’un comptent parmi ses proches, qui l’entourent à tout moment. Aussi, si l’on veut mesurer le degré d’humilité et de douceur, de patience et de longanimité d’une personne, c’est auprès d’eux qu’on peut le mieux le déterminer. » (Malfūẓāt, traduction anglaise, vol. 7, p. 466-467)

Sa Sainteté (aba) a prié qu’Allah nous permette d’adopter l’humilité à l’exemple du Saint Prophète (sa).

Prière funéraire

Sa Sainteté (aba) a annoncé qu’il dirigerait la prière funéraire suivante :

Malik Daoud Mohammad

Malik Daoud Mohammad, fils de Mohammad Ishaq, a servi au niveau local à divers titres. Il laisse trois filles et quatre fils. L’un de ses fils, Mohammad Akmal, sert en Gambie et, étant sur le terrain du service, n’a pu assister à la prière funéraire. Celui-ci écrit au sujet de son père qu’il possédait de belles qualités morales et nourrissait une passion ardente pour la diffusion du message de l’Islam Ahmadiyya. Il était d’une grande hospitalité. Il avait mis sa maison à disposition pour servir de centre de prière. Il récitait régulièrement le Saint Coran. Il avait fait le vœu de léguer tous ses biens au service de la communauté, vœu qu’il accomplit. Sa Sainteté (aba) a prié qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.

Résumé préparé par La Revue des Religions.