Résumé du sermon du Calife

L’attachement du Messie Promis (a.s.) à l’unicité de Dieu

Résumé du sermon du vendredi 10 avril 2026 prononcé par Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a)

Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta‘awwouz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) a annoncé qu’il évoquerait plusieurs récits montrant comment le Messie Promis, Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.) – dans une soumission totale à son maître, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) – s’était voué à l’établissement de l’unicité de Dieu, aussi bien par ses exemples personnels que par les conseils précieux donnés à ses disciples.

Se souvenir que toutes les bénédictions viennent de Dieu Tout-Puissant

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté que Hazrat Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (r.a.) relate que le Messie Promis (a.s.) disait ceci : un jour, l’enfant de quelqu’un vint à décéder. Un de ses amis se rendit auprès du père pour lui présenter ses condoléances, mais le trouva en train de crier et de dire que Dieu avait été injuste envers lui. Il parlait ainsi comme si Dieu lui était redevable de quelque chose.

En relatant cet incident, Hazrat Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (r.a.) cita un poète selon lequel tout, même nos vies et tout ce qui les compose, nous a été octroyé par Dieu. Pour cette seule raison, nous ne devrions jamais être ingrats envers Lui ; bien au contraire, nous devrions toujours rester prosternés devant Lui et éviter toute forme de shirk (association de partenaires à Dieu), plutôt que de prétendre que Dieu nous est redevable.

Sa Sainteté (a.b.a.) a dit que le Messie Promis (a.s.) était très attaché à son plus jeune fils, Mubarak Ahmad. Lorsque celui-ci tomba malade, le Messie Promis (a.s.) le soigna avec une grande sollicitude. Hazrat Hakim Maulvi Nooruddin (r.a.) se demandait comment le Messie Promis (a.s.) réagirait si son fils venait à succomber à sa maladie.

Cependant, lorsque ce moment arriva et que Mubarak Ahmad décéda, le Messie Promis (a.s.) fit preuve d’une immense patience. Il écrivit à ses amis pour les informer du décès et leur recommanda de ne pas désespérer, car telle était la volonté de Dieu, et les exhorta à faire preuve de patience.

Ensuite, le Messie Promis (a.s.) sortit le visage souriant, s’adressa à l’assistance et dit : « Celui Qui appelle à Lui est le Plus Aimé ; pour Lui, qu’une vie reste sacrifiée. »

Placer son entière confiance en Dieu Tout-Puissant

Sa Sainteté (a.b.a.) a relaté que le Messie Promis (a.s.) défendait avec ferveur l’honneur de l’unicité de Dieu. Comme le Messie Promis (a.s.) souffrait de vertiges, on fit venir un médecin renommé pour sa compétence dans le traitement de cette affection. Il fut ainsi convenu que ce praticien viendrait lui prodiguer ses soins. Après l’avoir examiné, le médecin affirma pouvoir le guérir en l’espace de deux jours. À ces mots, le Messie Promis (a.s.) se retira et déclara : « Je refuse d’être soigné par cet individu. Prétend-il être Dieu ? Donnez-lui l’argent nécessaire pour son voyage de retour, ajoutez vingt-cinq roupies, et renvoyez-le. »

Sa Sainteté (a.b.a.) a relaté les propos de Hazrat Mufti Muhammad Sadiq (r.a.), selon lesquels le Messie Promis (a.s.) enseignait que Dieu aime ceux qui sont animés d’une ardente volonté de préserver Sa grandeur et Son honneur. Ces personnes empruntent une voie exigeante, qui n’est pas à la portée de tous. Aussi longtemps qu’un individu ne porte pas la majesté et l’honneur de Dieu dans son cœur, il ne saurait goûter à une véritable plénitude spirituelle. De même, si l’on ne recherche pas Dieu en s’affranchissant de toute pensée de gain personnel ou matériel, les actes d’adoration et de charité ne peuvent être agréés. En conséquence, l’exaucement de la prière requiert une foi inébranlable et une certitude absolue en l’unicité de Dieu. Ceux qui se plaignent d’avoir beaucoup prié sans obtenir de réponse feraient bien de méditer sur cet aspect.

Combattre les doctrines contraires à l’unicité de Dieu

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité Hazrat Mirza Bashir Ahmad (r.a.), qui a expliqué que l’un des principaux objectifs de l’avènement du Messie Promis (a.s.) était d’établir l’unicité de Dieu. La doctrine la plus redoutable qu’il eut à combattre fut la conception chrétienne de Jésus (a.s.) comme Dieu, notamment la croyance en la Trinité. C’est pourquoi une grande partie des écrits du Messie Promis (a.s.) est consacrée à ce sujet et à la réfutation de la prétendue divinité de Jésus (a.s.).

Le Messie Promis (a.s.) déclarait qu’il ne pouvait supporter que des êtres humains décédés soient adorés, et il restait profondément tourmenté par la manière dont se départagerait, en dernier ressort, le différend entre musulmans et chrétiens sur cette question. La souffrance qu’il ressentait à cet égard était si intense qu’il confia qu’elle aurait pu le consumer entièrement — sauf que Dieu lui avait assuré qu’en fin de compte, l’unicité de Dieu triompherait.

Le désir du Messie Promis (a.s.) de rassembler le monde entier sous la bannière de l’unicité de Dieu

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le Messie Promis (a.s.) expliquant que Dieu veut rassembler tous les peuples de la terre sous la bannière de Son unicité. Chacun doit donc s’employer à cette fin, avec douceur et en faisant preuve d’une grande moralité. Le Messie Promis (a.s.) a déclaré que son bonheur suprême, et en réalité le but même de sa manifestation, était l’établissement de l’unicité de Dieu.

Sa Sainteté (a.b.a.) a également raconté qu’un jour, un groupe de personnes vint rencontrer le Messie Promis (a.s.). Ils le saluèrent et lui serrèrent la main ; mais l’un d’eux se jeta aux pieds du Messie Promis (a.s.). Aussitôt, le Messie Promis (a.s.) le saisit par le bras, le releva et lui dit : « Voilà exactement le shirk que Dieu m’a envoyé éradiquer en cette époque. Embrasser les pieds d’autrui est du shirk. »

Sa Sainteté (a.b.a.) a également raconté qu’un jour, un homme amena son fils rendre visite au Messie Promis (a.s.). L’enfant, souhaitant lui témoigner son respect, s’avança pour toucher ses pieds. Le Messie Promis (a.s.) l’en empêcha et déclara : « Les prophètes viennent pour éradiquer le shirk, et telle est également ma mission. »

Le Messie Promis (a.s.) ajouta qu’il était opposé à l’idée que quiconque prenne sa photographie, la fasse imprimer et la conserve, à l’instar des idolâtres. Il déclara que nul n’était plus opposé que lui à l’adoration des idoles et des images. Toutefois, il avait observé qu’en Europe, les gens souhaitent voir l’image d’une personne avant de lire ses écrits. En réalité, ils peuvent discerner la véracité d’un individu en contemplant son portrait. Certaines personnes ne pouvaient se déplacer pour rencontrer le Messie Promis (a.s.), et c’est dans cette intention qu’il avait accepté que sa photographie soit prise. Ainsi, le Messie Promis (a.s.) reçut de nombreuses lettres d’Europe et d’Amérique émanant de personnes qui affirmaient qu’en voyant son image, elles avaient immédiatement reconnu que cet homme était sincère dans sa vérité. Le Messie Promis (a.s.) déclara donc que telle était la raison pour laquelle il avait permis que sa photo soit prise. Il précisa également qu’en disant cela, il n’entendait pas que les images soient par ailleurs interdites.

Il est en effet établi par le Saint Coran qu’un groupe de djinns fabriquait des images pour le prophète Salomon (a.s.). De même, les Enfants d’Israël possédaient des images des prophètes, y compris celle du Saint Prophète (s.a.w.). Par ailleurs, l’image de Hazrat A’ishah (r.a.) sur un morceau de parchemin fut montrée au Saint Prophète (s.a.w.) par l’archange Gabriel. Le Messie Promis (a.s.) dit que l’appareil photographique et d’autres dispositifs produisant des images peuvent même être utilisés pour diagnostiquer des maladies. Puis il déclara : « Les actes sont jugés par les intentions. » Ainsi, lorsque les intentions sont pures et qu’il n’existe aucune forme d’association de partenaires à Dieu, l’utilisation de telles choses ne comporte aucun danger. L’Islam a interdit les choses vaines et tout ce qui mène au shirk.

Éviter les usages nuisibles des photos

Sa Sainteté (a.b.a.) a dit que le Messie Promis (a.s.) insistait sur le fait que des objets tels que les images doivent poursuivre un but vertueux. Contrairement aux Hindous, qui dressent des sanctuaires pour leurs défunts ornés de leurs effigies. Sa Sainteté (a.b.a.) a observé que parfois, lorsque l’on prend une photographie de famille, on tient également le portrait encadré d’un défunt, comme pour signifier qu’il est lui aussi présent à l’instant où la photo est prise. De telles pratiques sont considérées comme du shirk. En revanche, si les images sont prises afin de préserver des souvenirs et qu’elles sont conservées dans des albums photos, cela ne cause aucun tort. Ce qui est blâmable, c’est uniquement de transformer les images en objets d’innovation, de saluer les images le matin, ou toute autre pratique analogue.

Remercier Allah avant de remercier les autres

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’un jour, alors qu’il prononçait un discours sur l’unicité de Dieu, le Messie Promis (a.s.) déclara qu’il arrive que, lorsqu’une personne rend un service, les gens disent JazakAllah (qu’Allah vous récompense) sans dire Alhamdulillah (toute louange appartient à Allah). Or, cela aussi contient une part de shirk. En effet, celui qui rend le service ne le fait qu’avec ce qu’Allah lui a accordé. Par conséquent, on doit remercier Dieu en premier, avant de remercier qui que ce soit.

Sa Sainteté (a.b.a.) a dit que le Messie Promis (a.s.) a fourni des efforts considérables pour établir et répandre le message de l’unicité de Dieu. C’est cette même mission que ses disciples doivent poursuivre aujourd’hui. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah donne à chacun la force de le faire.

Appel aux prières face aux conflits mondiaux actuels

Sa Sainteté (a.b.a.) a dit que chacun mesure bien la situation qui règne actuellement dans le monde. Le besoin de prières est considérable. Même si l’on évoque un cessez-le-feu, rien n’indique qu’il puisse perdurer. En réalité, des violations de ce cessez-le-feu ont déjà eu lieu. Le gouvernement israélien cherche à provoquer l’Iran en tentant de frapper le Liban. Certains dirigeants européens ont condamné ces actes. Toutefois, ils n’iront pas au-delà des déclarations ; ils n’ont ni la hardiesse ni la capacité d’intervenir. Quoi qu’il en soit, nous devons implorer Allah afin qu’Il fasse miséricorde au monde musulman.