Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta‘awwouz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a poursuivi le récit des épisodes de la vie du Messie Promis (as) illustrant ses normes élevées de véridicité.
La véridicité du Messie Promis (as) dans le procès intenté contre lui
Sa Sainteté (aba) a relaté qu’un certain Dr Henry Martyn Clark accusa un jour le Messie Promis (as) de tentative de meurtre. Le Messie Promis (as) déclara qu’il s’agissait d’une affaire extrêmement grave, qui aurait pu lui valoir la peine de mort. Il dit :
« Jésus-Christ (as), le juste et l’élu de Dieu, fut jeté en prison par crainte des Juifs. Une affaire similaire fut portée contre moi, à cette différence près que, là où l’accusation contre Jésus (as) émanait des Juifs, dans mon cas c’est un révérend pasteur et docteur, le Dr Martyn Clark, qui m’accusa de tentative de meurtre.
Les preuves qu’il avait rassemblées paraissaient si solides que même Maulvi Abu Sa’eed Muhammad Hussein Batalvi, ennemi juré de cette Jama’at, comparut comme témoin et fit tout son possible pour établir l’accusation. L’affaire fut entendue par le capitaine Douglas, commissaire adjoint de Gurdaspur, actuellement en poste, sans doute, à Simla. Le procès fut dûment instruit et mené à son terme, et tous les témoins à charge furent produits en grande pompe et au milieu d’un grand tumulte. Dans ces conditions, pas même le meilleur des avocats n’aurait pu affirmer que je serais acquitté. La situation et divers autres facteurs commandaient que l’affaire fût renvoyée devant la cour de session, qui aurait pu me condamner à la déportation à vie, voire à la peine capitale. Mais de même que Dieu m’avait averti de l’existence de ce procès, de même Il m’avait révélé d’avance que je serais acquitté. Un grand nombre de membres de ma Jama’at avaient connaissance de cette révélation.
Lorsque l’affaire parvint au stade où l’accusation et mes adversaires étaient convaincus que le magistrat la renverrait devant la cour de session, le capitaine Douglas confia au surintendant de police qu’il avait l’intuition d’une machination. Il ne pouvait croire qu’une telle tentative eût jamais eu lieu, ni que le prévenu eût envoyé quiconque assassiner le Dr Clark. Il lui demanda donc de mener personnellement l’enquête. C’était l’époque où, non contents de tramer contre moi, mes adversaires — ceux-là mêmes qui prétendaient être des hommes dont les prières sont entendues et exaucées — imploraient Dieu, les larmes aux yeux, de me châtier. Mais qui peut s’opposer à Dieu ? Je sais aussi que certaines personnes approchèrent le capitaine Douglas et tentèrent de l’influencer ; mais en magistrat juste et équitable, il leur signifia qu’il ne saurait se rendre complice d’une telle infamie.
Bref, lorsque l’affaire fut confiée au capitaine Le Marchand pour un complément d’enquête, ce dernier convoqua Abdul Hamid et lui demanda de dire la vérité. Abdul Hamid répéta la même histoire qu’il avait déjà racontée devant le commissaire adjoint. En réalité, on l’avait averti dès le départ que le moindre écart par rapport à sa déposition initiale l’exposerait à des poursuites ; voilà pourquoi il s’en tint à sa version. Le surintendant de police lui fit observer qu’il avait déjà raconté cette même histoire, mais que le commissaire adjoint n’était pas convaincu qu’il dît la vérité. Lorsque le capitaine Le Marchand lui demanda à nouveau de dire la vérité, il fondit en larmes et se jeta aux pieds du capitaine en implorant sa protection. Le capitaine le rassura et l’invita à parler.
Alors il révéla la vérité. Il avoua avoir été contraint de faire sa déposition antérieure et témoigna que Mirza Sahib ne l’avait jamais envoyé assassiner qui que ce fût.
Le capitaine, transporté de joie, expédia un télégramme au commissaire adjoint pour lui annoncer qu’il avait résolu l’affaire. Le procès reprit alors à Gurdaspur. Le capitaine Le Marchand prêta serment et consigna son affidavit. Je pus voir que le commissaire adjoint était visiblement satisfait que la vérité eût éclaté. Mais il était aussi furieux contre les chrétiens qui avaient produit de faux témoignages contre moi. S’adressant à moi, il me dit que j’étais en droit d’engager une action contre eux. Mais, étant entièrement réfractaire aux procès, je répondis que je ne souhaitais engager aucune poursuite, car mon procès était intenté auprès de Dieu. À ces mots, le capitaine Douglas rédigea immédiatement le jugement et en donna lecture devant la foule considérable qui s’était rassemblée. Se tournant vers moi, il dit : “Félicitations, vous voilà acquitté.” …
À cette époque, il semblait que le monde entier fût ligué contre moi ; et c’est ce qui se produit habituellement : lorsque les hommes décident de vous nuire, le monde entier se retourne contre vous ; Dieu seul vient au secours de Ses véritables serviteurs. » (Discours de Ludhiana, pp. 28-31)
Des avocats subjugués par sa véridicité
Sa Sainteté (aba) a relaté le témoignage d’un avocat qui avait représenté le Messie Promis (as) lors de ce procès. Fort d’une longue expérience, cet homme de loi confia avoir vu de nombreux justiciables — même parmi les plus pieux en apparence — modifier leur témoignage sous l’influence des conseils de leurs avocats. Il affirma toutefois n’avoir jamais rencontré qu’une seule personne demeurée inébranlablement attachée à la vérité : le Messie Promis, Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (as).
Il ajouta qu’il lui avait pourtant suggéré de livrer une réponse préparée à l’avance, bien que celle-ci contînt des mensonges. L’avocat fit valoir que le prévenu était libre de faire toute déclaration qu’il souhaitait et que cela n’avait aucune valeur légale contraignante. Le Messie Promis (as) répondit que, si les tribunaux permettaient peut-être de tels procédés, le tribunal de Dieu, lui, ne permettait pas le mensonge. Il affirma donc avec fermeté qu’il ne s’écarterait en rien de la vérité.
L’avocat objecta que le Messie Promis (as) risquait, par cette attitude, de se mettre en difficulté. Le Messie Promis (as) répliqua que la véritable difficulté serait de déplaire à son Dieu en proférant un mensonge. Il est rapporté qu’il prononça ces paroles avec une grande ferveur. L’avocat lui fit observer qu’il ne tirerait ainsi aucun profit de ses conseils juridiques. Le Messie Promis (as) répondit qu’il n’avait jamais, fût-ce une seule fois, dépendu de ses conseils, car il ne dépendait que de Dieu. Il avait engagé cet avocat comme un moyen nécessaire et obligatoire, et parce qu’il savait que cet avocat était un homme franc et véridique. Le Messie Promis (as) déclara qu’il ne se souciait point d’une éventuelle condamnation, car il se réjouirait de savoir qu’il était demeuré ferme dans la vérité pour plaire à Dieu. Ce fut grâce à cette véridicité que le Messie Promis (as) fut finalement acquitté de la fausse accusation portée contre lui.
Sa Sainteté (aba) a précisé que l’accusation portée contre le Messie Promis (as) était qu’il avait envoyé un homme nommé Abdul Hamid pour tuer le Dr Henry Martyn Clark. Ses avocats lui avaient conseillé de déclarer qu’il ne connaissait pas Abdul Hamid et ne l’avait jamais rencontré. Ils affirmèrent qu’une telle déclaration garantirait son acquittement ; sinon, il serait certainement inculpé. Le Messie Promis (as) répondit qu’il n’abandonnerait jamais la vérité, dût-il pour cela être condamné à mort. Il expliqua qu’Abdul Hamid se rendait régulièrement à Qadian et qu’il le connaissait ; il ne pouvait donc mentir et prétendre ne pas savoir qui était Abdul Hamid. Les avocats lui suggérèrent alors qu’à défaut de mentir, il pourrait à tout le moins formuler une réponse ambiguë qui laisserait entendre qu’il ne connaissait pas Abdul Hamid. Mais le Messie Promis (as) ne put s’y résoudre. Devant le tribunal, lorsqu’il fut interrogé, il affirma clairement qu’il connaissait Abdul Hamid. Les avocats étaient certains que le Messie Promis (as) perdrait le procès. Or, ils furent stupéfaits de voir que, demeurant ferme dans la vérité, le Messie Promis (as) le remporta.
Témoignages de non-Ahmadis sur son attachement à la véridicité
Sa Sainteté (aba) a rapporté qu’un hindou, du même âge que le Messie Promis (as), déclara l’avoir connu dès son enfance. Il témoigna que, depuis leur plus jeune âge, il l’avait toujours tenu pour un homme véridique, digne de confiance et pieux. Cet hindou alla jusqu’à dire qu’il lui semblait que Parmeshwar était descendu et avait revêtu la forme du Messie Promis (as).
Il est rapporté que le père du Messie Promis (as) s’inquiétait de l’avenir de son fils, car celui-ci n’exerçait aucun métier et ne manifestait aucune aptitude à gérer les biens et les terres familiales. Un jour, il demanda à une tierce personne d’aller voir son fils et de l’encourager à entreprendre un travail pour assurer son avenir. Lorsque cette personne offrit un emploi au Messie Promis (as), celui-ci répondit : « Mon père s’inquiète sans raison. Dis-lui que j’ai déjà été employé par Celui par qui je souhaitais être employé. » En entendant cette réponse, son père déclara que si son fils l’avait dit, c’était nécessairement vrai, car il savait que son fils ne mentait jamais.
Sa Sainteté (aba) a relaté également le cas d’un voyageur qui rata son train. À cette époque, une opposition considérable contre le Messie Promis (as) s’était répandue de toutes parts. Cet homme se dit que, puisqu’il se trouvait à proximité du village du Messie Promis (as), il pourrait bien aller le voir par lui-même. Aussi se rendit-il auprès du Messie Promis (as) ; et dès qu’il fut en sa présence, il comprit que tous ses détracteurs avaient assurément tort, car l’homme qu’il avait devant lui ne pouvait en aucun cas être un menteur ou un homme faux. Il prêta donc allégeance au Messie Promis (as) et embrassa l’Islam Ahmadiyya.
Sa Sainteté (aba) a partagé qu’une autre personne avait, elle aussi, eu connaissance de l’opposition généralisée contre le Messie Promis (as) et s’était convaincue que si tous les religieux le tenaient pour un imposteur, il devait certainement l’être. Cependant, elle rencontra des Ahmadis qui lui conseillèrent de lire un ouvrage écrit par le Messie Promis (as), intitulé Izala-e-Auham. À la lecture de ce livre, elle sentit tous ses doutes se dissiper, et alla à la rencontre du Messie Promis (as). Dès qu’elle vit son visage, elle fut convaincue que de tels traits ne pouvaient être ceux d’un menteur, et elle prêta allégeance au Messie Promis (as).
Le Messie Promis (as) a écrit que lorsqu’on adopte la véridicité, celle-ci devient une lumière, et cette lumière protège contre toutes les difficultés et toutes les épreuves.
Sa Sainteté (aba) a prié pour qu’Allah permette à chacun de prendre conscience de cette réalité et de demeurer fidèle aux plus sublimes exigences de véridicité.











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