Résumé Sermon du Vendredi

Résumé du sermon du vendredi du 9 octobre : Abou ‘Obaidah bin Jarah, illustre compagnon de Badr

La Revue des Religions vous présente un résumé du sermon du vendredi prononcé par le Calife, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.), le 9 octobre : "Abou ‘Obaidah bin Jarah, illustre compagnon de Badr"

Après avoir récité TashahhudTa’awwuz et la sourate Al-Fatiha, le Calife, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a déclaré qu’il continuera à relater les anecdotes de la vie du compagnon Hazrat Abou ‘Obaidah bin Jarah (ra)

Le Calife (aba) a relaté des anecdotes de la bataille de Yarmuk, lors de laquelle parmi les 30 000 musulmans, il y avait 100 compagnons qui avaient pris part à la bataille de Badr. Au cours de cette bataille, un homme du nom de George a été envoyé par les Romains pour négocier un traité avec les musulmans. Au cours de ces discussions, George a demandé à Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) ce qu’il pensait de Jésus (as). En réponse, Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) a récité les versets suivants du Saint Coran :

« O Gens du Livre, n’outrepassez pas les limites de votre religion, et ne dites rien que la vérité concernant All   ah. En vérité, le Messie, Jésus, fils de Marie, n’était que le Messager d’Allah et un accomplissement de Sa parole qu’Il envoya à Marie, et une miséricorde de Sa part . Ainsi, croyez en Allah et en Ses Messagers, et ne dites pas : « Ils sont trois. » Cessez de dire cela, cela vaudra mieux pour vous. En vérité, Allah n’est qu’Un Dieu Unique. Saint est-Il, bien au-dessus du besoin d’avoir un fils. C’est à Lui qu’appartiennent tout ce qui est aux cieux et tout ce qui est sur la terre ; et Allah suffit comme Gardien. »

[Le Saint Coran, 4 :172]

« Assurément, le Messie ne dédaignera jamais d’être un serviteur d’Allah , ni les anges rapprochés de Lui ; et quiconque dédaigne de L’adorer, et s’enfle d’orgueil, Allah les rassemblera tous vers Lui. »

[Le Saint Coran, 4 :173]

En entendant ces versets, George a proclamé que c’était certainement la vérité et a attesté la véracité du Saint Prophète (saw). Après cela, il n’a pas souhaité retourner chez les Romains, mais Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) lui a conseillé de repartir pour ne pas éveiller les soupçons.

Lorsque les négociations pour un traité échouaient, une bataille était inéluctable.

Les soldats Romains étaient au nombre de 250 000 et étaient entièrement vêtus d’une armure. Ils avaient prévu de cibler spécifiquement les compagnons du Saint Prophète (saw), car ils savaient que si ces grands compagnons tombent lors de la bataille, alors cela mettra un coup au moral des autres soldats musulmans. Ils les ont donc pris pour cible avec leurs flèches. En conséquence, certains compagnons sont tombés en martyr tandis que d’autres ont perdu les yeux. Voyant qu’ils étaient visés, Ikrimah s’est approché de Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) et lui a fait part de son souhait d’attaquer au cœur même de l’armée romaine. Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) a fait remarquer que c’était une entreprise très dangereuse, mais Ikrimah a insisté, et ainsi, 400 soldats musulmans ont été chargés d’attaquer au cœur de l’armée romaine.

Les musulmans ont remporté la bataille à la suite de cette attaque, mais non sans la perte de nombreuses vies, et de graves blessures. Les musulmans ont tué 100 000 soldats Romains sur le champ de bataille.

Prédication de Hazrat Abou ‘Obaidah bin Jarah (ra)

Le Calife (aba) a relaté qu’il y avait de nombreuses divisions au sein du peuple syrien, et Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) avait joué un rôle important dans l’unification de ce peuple, l’établissement de la justice et de la paix. Il leur a prêché qu’ils étaient tous les enfants d’Adam et qu’ils devaient tous vivre en harmonie. Ainsi, il avait laissé la liberté à chacun de choisir sa religion et encourageait tout le monde à vivre ensemble. Voyant ce noble exemple, de nombreux chrétiens syriens ont accepté l’Islam. Le Calife (aba) a souligné que c’était l’exemplarité témoignée par Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) qui les avait poussés à accepter l’Islam, et le message qu’il avait transmis, et non l’usage de la force.

Un excellent gardien

Quelques jours avant la victoire de Yarmuk, Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) avait reçu la nouvelle du décès de Hazrat Abou Bakr (ra) et de l’élection de Hazrat Omar (ra) comme le deuxième calife de l’Islam. Comme ils étaient en plein milieu d’une bataille et que Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) ne souhaitait pas décourager les troupes, il n’a pas divulgué cette information tout de suite. Après la bataille, Khalid bin Walid (ra) lui a demandé pourquoi il ne lui avait rien dit. Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) a répondu qu’il ne souhaitait décourager personne pendant la bataille. Alors que l’armée de Khalid bin Walid s’apprêtait à rentrer en Irak, ce dernier a dit à Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) que les musulmans avaient la chance d’avoir l’Amin (mandataire) de cette nation comme gardien sur eux. Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) leur a dit qu’il avait entendu le Saint Prophète (saw) dire que Khalid bin Walid (ra) était l’une des épées d’Allah. Le Calife (aba) a fait remarquer que tels étaient les traits d’un vrai croyant, ils ne se souciaient pas de leurs propres titres ou de leur honneur personnel, ils se souciaient plutôt d’établir la souveraineté de Dieu à travers le monde. Ce sont donc d’excellents exemples à suivre.

Un exemple d’humilité

Le Calife (aba) a ensuite relaté diverses anecdotes de la conquête de Jérusalem, à laquelle Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) avait également pris part. Lorsque Hazrat Omar (ra) s’est mis en route et a atteint un endroit près de Damas où résidait l’armée musulmane, Hazrat Omar (ra) a demandé où se trouvait son frère. Lorsqu’on lui a demandé à qui il faisait référence, il a répondu qu’il faisait référence à Hazrat Abou ‘Obaidah (ra). Puis, Hazrat Omar (ra) a accompagné Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) à son domicile. En arrivant chez lui, Hazrat Omar (ra) a remarqué que Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) n’avait rien d’autre que son épée, son bouclier et quelques autres biens. Hazrat Omar (ra) a fait remarquer à Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) qu’il aurait également dû meubler sa maison avec d’autres biens. Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) a répondu qu’il ne l’avait pas fait, car cela l’aurait seulement pousser à rechercher la facilité .

Décès de Hazrat Abou ‘Obaidah bin Jarah (ra)

Lorsque Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) était dans les derniers moments de sa vie, il a conseillé à ceux qui l’entouraient de toujours offrir leurs prières, payer la Zakat, jeûner pendant le Ramadan, faire l’aumône, accomplir le Hajj et la Omra, s’enjoindre mutuellement de faire le bien, être honnête et de ne tromper personne, etc. Hazrat Abou ‘Obaidah (ra) est décédé en  l’an 18 de l’Hégire (calendrier islamique).

Le Calife (aba) a déclaré que ces gens étaient très chanceux d’avoir obtenu le plaisir de Dieu dans ce monde et ils continuent à l’obtenir dans l’au-delà.

Prières funéraires

À la fin, le Calife (aba) a dit qu’il dirigerait les prières funéraires en l’absence des corps des membres suivants de la Communauté :

Prof. Naeemuddin Khattak est tombé en martyr le 5 octobre. Il rentrait du Lycée où il enseignait, lorsque deux personnes conduisant une motocyclette sont passées et lui ont tiré dessus à la suite de quoi il est décédé et tombé en martyr. C’était un grand universitaire qui était membre du comité de sélection des doctorants et on l’appelait également en tant que conférencier dans diverses universités au Pakistan. Sa famille faisait face à une vive opposition depuis un certain temps. Son beau-père a été kidnappé il y a quelques années et on ne sait toujours pas où il se trouve. Il a toujours servi la Communauté à quelque titre que ce soit. Bien qu’il fût une personne instruite et éduquée, il effectuait des rondes de surveillance à la mosquée chaque fois que c’était nécessaire. Il laisse dans le deuil sa femme, trois filles et deux fils. Le Calife (aba) a prié pour le pardon du défunt et pour que sa famille puisse supporter cette perte avec patience.

Osama Sadiq est décédé il y a quelques jours à l’âge de 20 ans des suites d’une noyade. Il étudiait à la Jamia Ahmadiyya en Allemagne. Il était le plus jeune d’une fratrie de six frères et sœurs. Sa famille a également enduré diverses épreuves aux mains des opposants au Pakistan, avant de déménager en Allemagne. Il venait de terminer sa troisième année à la Jamia Ahmadiyya en Allemagne. Il a montré d’excellentes qualités au cours de sa courte vie. Il était très obéissant envers ses parents et s’intéressait à l’apprentissage de plusieurs langues. Il était toujours prêt lorsqu’on l’invitait pour distribuer des brochures sur l’Islam. Il était le premier à entrer dans la mosquée et le dernier à en sortir. Le Calife (aba) a prié pour le pardon et le rang élevé du défunt et pour que sa famille puisse supporter cette perte avec patience.

Saleem Ahmad Malik est décédé le 24 septembre. Après sa retraite, il a également été Professeur à la Jamia Ahmadiyya du Royaume-Uni. Le Calife (aba) a relaté l’anecdote du père de Saleem Ahmad Malik, qui était tombé très malade dans sa jeunesse. En apprenant cela, le Messie Promis (as) lui avait rendu visite et avait prié pour lui, et bien qu’il n’y avait que peu d’espoir qu’il survive, il a vécu une longue vie à la suite des prières du Messie Promis (as). Il était professeur dans une université du Royaume-Uni. Il a également servi la Communauté à de nombreux postes différents. Il a joué un rôle dans la création de la Jamia Ahmadiyya du Royaume-Uni. Il a été administrateur en chef de la Jamia Ahmadiyya et a également enseigné l’anglais et l’histoire. C’était une personne très vertueuse qui portait un grand amour à l’institution du Califat. Il laisse dans le deuil sa femme, trois filles et de nombreux petits-enfants. Une fois, l’un de ses proches avait besoin d’une aide financière et il avait vendu sa maison pour l’aider. Le Calife (aba) a commenté que lorsqu’il l’avait rencontré la première fois, il ne savait pas grand-chose de lui, sauf qu’il était capable d’enseigner l’anglais. Cependant, il a appris plus tard qu’il était extrêmement vertueux et sincère. C’était une encyclopédie ambulante. Le Calife (aba) a également déclaré que Saleem Ahmad Malik avait joué un rôle essentiel pour organiser la première visite du Calife (aba) au Parlement. Il invitait souvent des étudiants chez lui, puis leur faisait visiter sa bibliothèque. Il leur laissait choisir le livre qu’il voulait emporter avec eux en guise  de cadeau. Le Calife (aba) a prié pour le pardon du défunt et a prié pour que sa progéniture puisse perpétuer ses nobles actions.

Résumé préparé par The Review of Religions, et traduit par l’équipe de La Revue des Religions.

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