Résumé Sermon du Vendredi

‘Auf bin Harith & Abou Ayyub Ansari – illustres compagnons de Badr

La Revue des Religions vous présente un résumé du sermon du vendredi prononcé par le Calife, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.), le 20 Novembre : "Hazrat ‘Auf bin Harith & Hazrat Abou Ayyub Ansari : illustres compagnons de Badr"

Après avoir récité Tashahhud, Ta’awwuz et la sourate Al-Fatiha, le Calife, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a déclaré qu’il va continuer à relater les anecdotes de la vie des compagnons du Saint Prophète (sa) qui avaient pris part à la bataille de Badr.

‘Auf bin Harith (ra)

Le Calife, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a continué à évoquer des anecdotes de la vie de Hazrat ‘Auf bin Harith bin Rifa’ah Ansari, un compagnon qui avait pris part à la bataille de Badr.

Le Calife (aba) a relaté qu’il était également connu sous le nom de ‘Auf bin ‘Afra, le nom de sa mère étant ‘Afra. C’était le frère de Mu’adh (ra) et de Mu’awwidh (ra). Il faisait partie des six premières personnes de Médine qui étaient allées à La Mecque et avaient accepté l’Islam sur les mains bénies du Saint Prophète (sa).

Le Calife (aba) a évoqué une anecdote de la bataille de Badr. Hazrat ‘Auf (ra) avait demandé au Saint Prophète (sa) : « Qu’est ce  qui serait le plus apprécié par Allah ? » Le Saint Prophète (sa) a répondu : « De continuer à se battre au combat tout en ôtant son armure. » Ainsi, Hazrat ‘Auf (ra) a enlevé son armure et a continué à se battre, jusqu’à ce qu’il tombe en martyr sur le champ de bataille aux mains de Abou Jahl.

Abou Ayyub Ansari (ra)

Le Calife (aba) a ajouté que le deuxième compagnon de Badr dont il ferait mention est Hazrat Abou Ayyub Ansari (ra). Son vrai nom était Hazrat Khalid (ra) et le nom de son père était Zaid bin Kulaid. Il était de la branche Banu Najjar de la tribu Khazraj. Le nom de sa mère était Hind bint Sa’eed.

Le Calife (aba) a dit que Hazrat Abou Ayyub a été béni par le fait de participer au deuxième engagement à Aqabah, où il a accepté l’Islam sur les mains bénies du Saint Prophète (sa).

Premier hôte du Saint Prophète (sa) à Médine

Lorsque le Saint Prophète (sa) a émigré à Médine, il a hébergé au domicile de Hazrat Abou Ayyub (ra), jusqu’à ce que la mosquée du Prophète et sa résidence soient construites. Le Calife (aba) a relaté la célèbre anecdote du Saint Prophète (sa) à Médine, lorsque Dieu avait guidé son chameau pour savoir où s’arrêter, et c’est là que la mosquée avait été construite. Lorsque le Saint Prophète (sa) a demandé qui vivait le plus près de cet endroit, Hazrat Abou Ayyub (ra) a informé le Saint Prophète (sa) que c’était lui, et ainsi le Saint Prophète (sa) a hébergé chez lui.

Le Calife (aba) a relaté que Hazrat Abou Ayyub (ra) avait une maison qui s’étendait sur deux niveaux, et il souhaitait que le Saint Prophète (sa) réside à l’étage, mais le Saint Prophète (sa) a décidé de résider au rez-de-chaussée , de sorte qu’il soit plus facile pour les invités de venir lui rendre visite. Cependant, la nuit, Hazrat Abou Ayyub (ra) et sa femme passaient toute la nuit à s’inquiéter, car leur maître bien-aimé dormait au rez-de-chaussée, alors qu’ils dormaient au-dessus de lui à l’étage supérieur. Cela était dû à leur niveau extrême de respect et d’amour pour le Saint Prophète (sa). Une fois de l’eau s’était renversée à l’étage supérieur, Hazrat Abou Ayyub (ra) craignait qu’elle ne goutte au rez-de-chaussée, il l’a donc immédiatement séchée avec sa propre cape. Le lendemain, lorsqu’ils ont fait part de leurs sentiments au Saint Prophète (sa), il a accepté de résider à l’étage de la maison.

Le Calife (aba) a relaté que Hazrat Abou Ayyub (ra) avait participé à toutes les batailles aux côtés du Saint Prophète (sa). Hazrat Abou Ayyub (ra) raconte que le jour de Badr, alors qu’ils s’organisaient en rangs, certains d’entre eux avaient fait un pas en avant hors de la rangée, le Saint Prophète (sa) a ordonné à tout le monde de rester derrière lui.

Fiabilité de Hazrat Abou Ayyub (ra) en ce qui concerne les narrations

Le Calife (aba) a présenté une narration qui rapportait que deux compagnons avaient une divergence d’opinion sur le fait que le Saint Prophète (sa) se lavait la tête alors qu’il était dans l’état d’Ihram. Afin de statuer sur ce point, l’un des deux est allé demander l’avis de  Hazrat Abou Ayyub (ra). Hazrat Abou Ayyub (ra) a répondu en lui montrant que le Saint Prophète (sa) mettait de l’eau sur ses cheveux puis passait ses mains dans ses cheveux de l’avant vers l’arrière.

Le Calife (aba) a déclaré que Hazrat Abou Ayyub (ra) avait également pris part à des batailles aux côtés de Hazrat Ali (ra) sous la période de son Califat. Hazrat Ali (ra) faisait grandement confiance à Hazrat Abou Ayyub (ra); cette confiance est illustrée par le fait que lorsque Hazrat Ali (ra) a déménagé à Kufa, il avait nommé Hazrat Abou Ayyub (ra) comme gouverneur de Médine.

Le Calife (aba) a déclaré qu’après le décès de Hazrat Ali (ra), Hazrat Abou Ayyub (ra) s’était rendu deux fois en Egypte. Il s’y était rendu une première fois malgré sa vieillesse, car il avait entendu que le gouverneur de Médine, Hazrat Uqbah, avait relaté une narration particulière du Saint Prophète (sa) qu’il souhaitait entendre de lui. Ainsi, il s’y était rendu uniquement dans ce but. Il s’y était rendu une deuxième fois pour participer à la bataille contre les Romains.

Compassion de Hazrat Abou Ayyub (ra)

Le Calife (aba) a présenté un autre récit dans lequel, après une bataille, Hazrat Abou Ayyub (ra) était passé à côté de quelques prisonniers, et a vu une femme pleurer. Il a demandé pourquoi elle pleurait et a appris qu’elle avait été séparée de son fils. Sur ce, il a retrouvé son fils et le lui a remis. Puis il a parlé à la personne qui était en charge du butin et des prisonniers et l’a informé qu’il avait entendu le Saint Prophète (sa) dire que quiconque séparera une mère de son enfant sera séparé de ses proches dans l’au-delà. Le Calife (aba) a fait remarquer qu’il y a une leçon à tirer de cela pour tout le monde, et que ceux qui soulèvent des allégations contre l’islam devraient réfléchir à leur propre état avant. L’islam enseigne de prendre soin des gens, mais récemment, il y a eu des rapports aux Etats-Unis au sujet des immigrants, et ces rapports ont montré que des enfants ont été séparés de leur mère si longtemps que lorsqu’ils étaient réunis, certains enfants ne pouvaient plus reconnaître leur mère. L’islam enseigne que les mères ne doivent pas être séparées de leurs enfants.

Attention portée à l’hygiène

Le Calife (aba) a relaté que Hazrat Abou Ayyub (ra) avait rencontré quelqu’un dont les ongles étaient très longs. En voyant cela, il lui a dit ainsi qu’à ceux qui l’entouraient qu’ils posaient certes des questions de très haut niveau concernant la foi et sur ce que le Saint Prophète (sa) faisait dans certaines situations, mais cela n’est pas une raison pour négliger leur hygiène personnelle.

Le Calife (aba) a dit que Hazrat Abou Ayyub (ra) n’a jamais cessé de participer aux batailles. Il n’y a cependant qu’une seule bataille à laquelle il n’a  pas participé du fait qu’un jeune homme avait été nommé commandant. Cependant, plus tard, Hazrat Abou Ayyub (ra) a regretté le fait qu’il était resté en arrière en disant : « Pourquoi devrais-je me soucier de qui a été nommé commandant ? »

Décès de Hazrat Abou Ayyub (ra)

Le Calife (aba) a déclaré que Hazrat Abou Ayyub (ra) est décédé lors d’une bataille contre les Romains à l’époque de Hazrat Mu’awiyah. Il a été enterré à Istanbul en Turquie.

A la fin, le Calife (aba) a déclaré qu’ainsi se terminent les récits concernant les compagnons qui avaient pris part à la bataille de Badr. Il a dit que maintenant il ferait mention en détail des quatre califes qui ont succédé au Saint Prophète (sa).

Prières funéraires

Le Calife (aba) a dit qu’il dirigerait les prières funéraires en l’absence des dépouilles des membres décédés suivants :

Abdul Hayy Mandal, décédé le 25 septembre 2020 des suites d’une crise cardiaque. C’était un mou’allim en Inde. Il a accepté l’Islam Ahmadiyyat après des recherches personnelles en 1999. Il priait régulièrement et aimait la Communauté. Il laisse dans le deuil sa femme, ses deux fils et ses deux filles. Le Calife (aba) a prié pour qu’Allah le Tout-Puissant traite le défunt avec pardon et miséricorde et accorde la patience à sa famille.

Sirajul Islam, décédé le 14 octobre 2020. Il était mou’allim au Bangladesh. Il était très sincère, régulier dans ses prières et aimait beaucoup la Communauté. Il laisse dans le deuil sa femme et ses trois filles, dont deux sont mariées. La Calife (aba) a prié pour qu’Allah le Tout-Puissant traite le défunt avec pardon et miséricorde et accorde la patience à sa famille et lui permette de perpétuer ses nobles actions.

Shahid Ahmad Khan Pacha, décédé le 24 octobre 2020. Il était le petit-fils du Messie Promis (as). Il s’est marié deux fois, d’abord avec la fille du Troisième Calife (rh), il a eu cinq enfants de ce mariage. Il a également un fils issu de son deuxième mariage. Il a eu l’opportunité d’accompagner le troisième Calife (rh) lors de certains de ses voyages à l’étranger. Il était très gentil et serviable envers les pauvres et les nécessiteux. Le Calife (aba) a prié pour qu’Allah le Tout-Puissant traite le défunt avec pardon et miséricorde, et garde sa progéniture attachée à la Communauté.

Syed Masood Ahmad Shah, décédé le 8 septembre 2020 au Royaume-Uni. Il a résidé à Sheffield, où sa maison était le premier centre de prière, et il a été le président local pendant une longue période. Il était très hospitalier, gentil, serviable envers les pauvres, dévoué et il aimait beaucoup le Califat. Il a inculqué ce même amour à ses enfants. Il laisse dans le deuil sa femme et sa fille. Le Calife (aba) a prié pour qu’Allah le Tout-Puissant traite le défunt avec pardon et miséricorde, pour qu’Il accorde la patience à sa famille et lui permette de perpétuer ses nobles actions.

Résumé préparé par The Review of Religions, et traduit par l’équipe de La Revue des Religions.