Résumé du sermon du Calife

L’amour indéfectible et le profond sens de l’honneur du Messie Promis (a.s.) envers Allah

Résumé du sermon du vendredi 2 janvier 2026 prononcé par Sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.).

Après la récitation du Tashahhoud, du Ta‘awwouz et de la sourate al-Fātiḥah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) a rappelé que, lors de son sermon précédent, il avait évoqué l’exemple du Saint Prophète (s.a.w.) et l’amour profond qu’il portait à Dieu. Il a ensuite souligné qu’à notre époque, cet amour divin se manifeste de la manière la plus éclatante à travers l’obéissance absolue au Saint Prophète (s.a.w.), notamment en la personne de son disciple fervent, le Messie Promis (a.s.).

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le Messie Promis (a.s.), lequel expliquait être naturellement attiré vers Dieu, une inclination qu’il décrivait comme le fruit d’une faveur divine qui lui avait été spécialement accordée. À plusieurs reprises, le Messie Promis (a.s.) a également affirmé que tout ce qu’il avait obtenu procédait de son obéissance absolue au Saint Prophète (s.a.w.). C’est cette soumission parfaite qui lui a ouvert les portes de l’amour et des grâces divines.

Le soutien d’Allah dans les moments difficiles

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le Messie Promis (a.s.), lequel déclara que tout ce qu’il accomplissait, de même que toutes les relations qu’il entretenait — y compris avec sa propre famille —, n’étaient vouées qu’à Allah.

Il a ajouté que les vrais croyants demeurent fermes dans l’épreuve, animés par la certitude que Dieu leur apportera, en temps voulu, Son secours. Ils sont convaincus que, même si tous venaient à les abandonner, Dieu, Lui, ne les délaissera jamais.

Le Messie Promis (a.s.) a en outre affirmé que, même s’il se retrouvait seul face au monde entier et confronté aux cruautés les plus extrêmes de ses ennemis, il placerait une confiance totale en Dieu, convaincu que Celui-ci était à ses côtés et lui accorderait la victoire finale.

Sa Sainteté (a.b.a.) a poursuivi en citant ces paroles du Messie Promis (a.s.) :

« Ô vous, insensés et aveugles ! Y a-t-il jamais eu avant moi un juste qui ait été ruiné pour que je le sois ? Y a-t-il jamais eu un véritable fidèle que Dieu ait détruit dans l’humiliation, pour qu’Il me détruise ? Écoutez attentivement et souvenez-vous que mon âme n’est pas susceptible d’être détruite et que ma nature n’est pas encline à l’échec. J’ai reçu un tel courage et une telle véracité que les montagnes ne sont rien en comparaison. Je ne crains personne. J’étais seul et je n’étais pas malheureux d’être seul. Dieu m’abandonnera-t-il alors ? Jamais. Me détruira-t-il ? Jamais.

Mes ennemis seront humiliés, ceux qui m’envient seront couverts de honte, et Dieu accordera la victoire à Son serviteur dans tous les domaines. Je suis avec Lui et Il est avec moi. Rien ne peut briser notre relation. Je jure par Son honneur et Sa gloire que je n’ai rien de plus cher dans ce monde et dans l’au-delà que la manifestation de la grandeur de Sa religion, l’éclat de Sa gloire et l’exaltation de Sa Parole. Par Sa grâce, je ne crains aucune épreuve, même si je devais faire face non pas à une, mais à dix millions d’épreuves.

Je ne suis pas de ceux qui tournent le talon au combat ; je suis celui dont vous verrez la tête au milieu de la poussière et du sang.

Que celui qui ne souhaite pas me suivre s’en aille librement. Je ne sais combien de déserts terribles et épineux il me reste encore à traverser. »

La protection d’Allah pour Ses bien-aimés

Sa Sainteté (a.b.a.) a relaté qu’un jour, alors qu’une enquête était menée sur la mort de Lekh Ram, fervent opposant au Messie Promis (a.s.), un commissaire de police se rendit à Qadian muni d’un mandat d’arrêt et de menottes. Fort inquiet, quelqu’un en informa le Messie Promis (a.s.), mais celui-ci se contenta de sourire et répondit que, lors d’occasions heureuses, les gens portent des bracelets en or ou en argent, et que, s’il devait être arrêté à tort, il considérerait avoir porté des bracelets de fer par amour pour Dieu. Il ajouta toutefois que cela n’arriverait jamais, car la protection divine était absolue. Les événements confirmèrent ses paroles, puisqu’il ne subit aucun préjudice.

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’à une autre occasion, le Messie Promis (a.s.) déclara que, s’il venait à apprendre qu’il devait être humilié ou subir un échec, son amour pour Dieu et son service à Sa foi n’en seraient nullement diminués. Ayant fait l’expérience directe de Dieu, il vivait désormais dans un amour et une certitude absolus à Son égard.

Sa Sainteté (a.b.a.) a également souligné qu’en dehors même des prières prescrites, on pouvait souvent entendre le Messie Promis (a.s.) adresser des supplications sincères à Dieu en disant : « Ô mon Allah bien-aimé ». Il était profondément attaché à la défense de l’honneur divin.

Un jour, une personne se rendit chez le Messie Promis (a.s.) pour lui présenter ses condoléances à la suite du décès d’un membre de sa famille, Mirza Imam-ud-Din, qui, en réalité, s’opposait à la foi et était athée. Lorsque le visiteur déclara que Mirza Imam-ud-Din était un homme vertueux, le Messie Promis (a.s.) ne put tolérer de telles paroles et le réprimanda sévèrement, lui demandant comment il pouvait louer un adversaire déclaré de Dieu. En effet, Mirza Imam-ud-Din se moquait ouvertement de Dieu, et l’amour ainsi que l’honneur que le Messie Promis (a.s.) Lui portait ne pouvaient souffrir qu’une telle personne fût encensée sous son toit.

Développer son amour pour Dieu dès l’enfance

Sa Sainteté (a.b.a.) a expliqué que l’amour du Messie Promis (a.s.) pour Dieu remontait à sa plus tendre enfance. Un jour, une personne s’approcha de lui et mentionna avoir entendu parler de son jeune fils sans jamais l’avoir vu. Le père confirma qu’il avait effectivement un jeune fils, mais qu’on le voyait rarement. Il ajouta que quiconque souhaitait le trouver devait le chercher dans un coin de la mosquée, car il était un masitar, c’est-à-dire une personne entièrement vouée à la mosquée.

Un autre témoignage rapporte que, dès son plus jeune âge, le Messie Promis (a.s.) était si absorbé par la dévotion et la prière que, lorsque les tapis de la mosquée étaient enroulés pendant qu’il priait, il pouvait s’y retrouver enveloppé sans que personne ne s’en aperçoive, tant il demeurait immobile. Tel était la profondeur de son dévouement, même à cet âge précoce, lorsqu’il se tenait en prière devant Allah.

Le sens de l’honneur du Messie Promis (a.s.) envers Dieu

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté le cas d’un homme qui, bien qu’ayant finalement embrassé l’Ahmadiyyat, avait encouru durant vingt années la colère du Messie Promis (a.s.). La raison en était qu’après le décès de son fils, lorsque le Messie Promis (a.s.) s’était rendu chez lui pour lui présenter ses condoléances, l’homme, accablé par le chagrin, avait déclaré que Dieu lui avait causé du tort. Ces paroles blessèrent profondément le Messie Promis (a.s.), au point qu’il ne souhaita plus revoir cette personne. Par la suite, Dieu permit à cet homme de se défaire de telles pensées et de parvenir à la vérité.

Sa Sainteté (a.b.a.) a également relaté qu’un jour, alors que le Messie Promis (a.s.) souffrait de vertiges, un médecin fut appelé pour l’examiner. À l’issue de la consultation, le praticien affirma qu’il pourrait le guérir en deux jours. Le Messie Promis (a.s.) regagna alors ses appartements et écrivit cette note à Hakim Maulvi Noor-ud-Din (r.a.) : « Je ne me ferai plus jamais soigner par ce médecin. Se prend-il pour Dieu ? »

Son désir de plaire à Dieu

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’après le décès de Sahibzada Mirza Mubarak Ahmad, le jeune fils du Messie Promis (a.s.), de nombreuses personnes se rendirent à la mosquée pour lui présenter leurs condoléances. Elles remarquèrent toutefois que le Messie Promis (a.s.) semblait empreint d’un contentement plus marqué qu’à l’ordinaire.

Évoquant la mort de son fils, le Messie Promis (a.s.) expliqua que Dieu lui avait annoncé que cet enfant mourrait soit prématurément, soit mènerait une vie entièrement consacrée à Dieu. Dieu l’avait donc rappelé à Lui.

Il ajouta que, même s’il avait eu mille fils et que tous étaient morts, dès lors que cela avait été agréé par Dieu et conforme à Sa volonté, rien n’aurait pu le rendre plus heureux.

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’une fois, alors qu’une personne se préparait à accomplir le Hajj, le Messie Promis (a.s.) lui fit parvenir une lettre dans laquelle il lui demanda que, au moment où il verrait la Kaaba pour la première fois, il implore le Dieu Miséricordieux de lui pardonner ses fautes, de lui permettre d’atteindre Sa satisfaction, de vivre et de mourir ancré dans l’amour divin, et d’accomplir la mission qui lui avait été confiée en démontrant la supériorité de l’islam.

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le Messie Promis (a.s.), lequel écrivait que, s’il s’agissait d’obtenir l’amour de Dieu, il serait prêt à affronter toutes les épreuves et à traverser toutes les difficultés.

Le Messie Promis (a.s.) déclare :

« Combien est malheureux l’homme qui, même aujourd’hui, ignore qu’il existe un Dieu détenant le pouvoir sur toute chose. Notre paradis réside en notre Dieu. Notre plus grande joie réside en notre Dieu, car nous L’avons contemplé et avons découvert en Lui toute beauté. Cette richesse mérite d’être acquise, fût-ce au prix de la vie. Ce rubis mérite d’être acheté, même si l’on doit s’y perdre soi-même. Ô vous qui êtes démunis ! Hâtez-vous vers cette fontaine, car elle vous rassasiera. C’est cette fontaine de vie qui vous sauvera. Que dois-je faire ? Comment puis-je imprégner les cœurs de cette bonne nouvelle ? Quel tambour dois-je battre dans les rues pour annoncer qu’Il est votre Dieu, afin que les gens l’entendent ? Quel remède dois-je appliquer aux oreilles des hommes pour qu’ils écoutent ?

Si vous ne faites plus qu’un avec Dieu, soyez assurés que Dieu sera également vôtre. Dieu Tout-Puissant veillera sur vous durant votre sommeil. Dieu surveillera vos ennemis et déjouera leurs desseins, tandis que vous ne vous en soucierez guère. Vous ignorez encore l’immensité de la puissance divine. Si vous la connaissiez, vous n’auriez pas passé un seul jour à vous consumer d’inquiétude pour ce monde. Celui qui possède un trésor pleure-t-il, crie-t-il et s’afflige-t-il jusqu’à en mourir pour la perte d’une seule pièce ?

Si vous aviez conscience de ce Trésor et saviez qu’à chaque fois que le besoin s’en fait sentir, Dieu est capable de répondre à vos nécessités, pourquoi vous morfondre pour ce monde ? Dieu est un trésor inestimable ; honorez-Le en conséquence, car Il est votre Soutien à chaque pas. Vous n’êtes rien sans Lui, et vos ressources comme vos projets sont dénués de toute valeur. »

Sa Sainteté (a.b.a.) a conclu en priant qu’Allah permette à chacun d’entre nous d’aimer Dieu de cette manière.

Prières pour la nouvelle année

Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que la nouvelle année avait commencé la veille et a formulé le vœu qu’elle soit une année riche en bénédictions. Qu’Allah déjoue les complots et les manœuvres des adversaires et accorde à la communauté un progrès constant.

En cette période de réjouissance, il est également essentiel de se souvenir de nos frères injustement emprisonnés. Les ahmadis du Pakistan, tels que Mubarak Sani, condamné à la réclusion à perpétuité, endurent actuellement des conditions éprouvantes derrière les barreaux. Pourtant, ils entament cette nouvelle année avec gratitude et sans la moindre plainte. Ils portent des chaînes de fer par amour pour Dieu. Qu’Allah leur ouvre les voies de la délivrance.

Sa Sainteté (a.b.a.) a exprimé le souhait que tous les ahmadis saisissent pleinement ce que signifie aimer Dieu au cœur même des épreuves et que notre amour pour Lui ne cesse de croître.


Prière pour la paix et la justice

Sa Sainteté (a.b.a.) a prié afin que tous les opprimés à travers le monde soient délivrés de l’injustice et que la paix s’établisse sur la terre.

Prières funéraires

Sa Sainteté (a.b.a.) a annoncé qu’il dirigerait les prières funéraires des personnes suivantes :

Rehana Basma

Rehana Basma, épouse de Syed Ahmad Nasir, était l’arrière-petite-fille du Messie Promis (a.s.). Elle a vécu quelque temps au Kenya, où son mari était en poste, et y a assumé diverses responsabilités au sein de l’Organisation auxiliaire des femmes. Deux de ses fils, Syed Tahir Ahmad et Syed Muzaffar Ahmad, sont des dévots à vie au service de la communauté. Elle nourrissait un amour profond pour le Saint Coran, amour qu’elle a transmis à ses enfants. Elle soutenait constamment autrui et encourageait également ses enfants à faire des sacrifices financiers. Elle accomplissait régulièrement les prières surérogatoires avant l’aube ainsi que les cinq prières quotidiennes, à l’heure et sans exception. Elle se distinguait aussi par une grande hospitalité, comme en témoigne le quatrième calife (r.h.), qui rapporta que, lors de ses visites, elle sortait lui apporter de l’eau chaude afin qu’il puisse accomplir ses ablutions. Elle veillait scrupuleusement à préserver l’honneur de la communauté. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.

Iffat Haleem

Iffat Haleem, ancienne présidente nationale de l’Organisation auxiliaire des femmes ahmadies au Liberia, était l’épouse du Dr Abdul Haleem. Elle observait assidûment la prière, le jeûne et la récitation du Saint Coran. Elle nourrissait un attachement profond au Califat et s’acquittait de ses responsabilités avec un sens aigu du devoir. Elle faisait preuve d’une grande générosité et prenait soin des pauvres et des nécessiteux. Elle organisait des cours d’enseignement du Saint Coran et se distinguait par une hospitalité remarquable, accueillant des invités durant de longues périodes. Elle était d’une nature profondément aimante et attentionnée. Elle laisse derrière elle son époux et deux enfants adoptifs. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah exauce ses prières concernant ces enfants et lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.

Abdul Aleem al-Barbari

Abdul Aleem al-Barbari, originaire d’Égypte, était un ahmadi vertueux, sincère et profondément dévoué. Son amour pour Dieu était tel qu’on aurait dit qu’il n’avait été créé que pour se souvenir de Lui. Son épouse témoigne qu’il était un mari exemplaire. Il a accepté l’Ahmadiyyat avec sa fille en 2008 après avoir regardé la MTA. Bien que son épouse s’y soit initialement fortement opposée, elle a fini par accepter l’Ahmadiyyat elle aussi. Il a continué à faire face à l’opposition de ses frères, tout en demeurant ferme dans sa foi. De nombreux non-ahmadis ont assisté à sa prière funéraire. Avant son décès, il avait pris soin d’indiquer à son fils que ses funérailles devaient être dirigées par un ahmadi. Son fils s’intéresse également à l’Ahmadiyyat. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.