Après avoir récité le Tashahhud, le Ta’awwuz et la sourate al-Fatihah, Sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) a déclaré qu’il continuerait à donner des détails sur la bataille de Hounain.
L’importance d’obéir à l’appel du guide
Sa Sainteté (a.b.a.) a déclaré que Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (r.a.) a relaté en détail dans son commentaire du Saint Coran la dispersion de l’armée musulmane lors de l’attaque soudaine lancée par les archers ennemis :
« Ne considérez pas l’appel du Messager parmi vous comme l’appel de l’un d’entre vous à un autre. Allāh connaît ceux d’entre vous qui s’esquivent en se cachant. Alors, que ceux qui s’opposent à Son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les afflige, ou qu’un châtiment douloureux ne les surprenne. » Le Saint Coran, 24:64)
Sa Sainteté (a.b.a.) a cité Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (r.a.), qui explique, à propos de ce verset, la portée singulière de l’appel lancé par l’Imam, en soulignant qu’il ne peut être comparé à celui d’un homme ordinaire. Chaque fois que l’on entend l’appel d’un prophète de Dieu, il faut y répondre sans délai, car c’est là que réside le secret de la véritable réussite. En réalité, même si l’on se trouve en prière, il convient de l’interrompre afin de répondre à l’appel d’un prophète de Dieu. Une telle obéissance constitue l’essence même de la foi. Ainsi, Dieu affirme que lorsque l’appel émane d’un prophète, il ne doit jamais être assimilé à celui d’un homme ordinaire. À titre d’exemple, lors de la bataille de Hounain, alors que les nouveaux convertis de La Mecque prirent la fuite et qu’il ne demeura qu’une poignée de compagnons fidèles auprès du Saint Prophète (s.a.w.), le Saint Prophète (s.a.w.) choisit néanmoins d’avancer avec courage. Le Saint Prophète (s.a.w.) se tourna alors vers Abbas (r.a.) et, en raison de sa voix puissante, lui ordonna d’appeler les musulmans en déroute en proclamant que le Messager d’Allah (s.a.w.) les conviait à revenir. À cet appel, les mêmes musulmans qui prenaient la fuite firent volte-face et accoururent vers le Saint Prophète (s.a.w.). En un laps de temps très court, l’armée de dix mille hommes se reforma autour de lui, et ce qui semblait être une défaite certaine se transforma en une victoire éclatante.
Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté, selon une narration d’Ibn Mas‘oud (r.a.), qu’environ quatre-vingts musulmans, issus des Mouhajirin (les émigrés de La Mecque) et des Ansar (les auxiliaires de Médine), demeurèrent fermement aux côtés du Saint Prophète (s.a.w.). Le Saint Prophète (s.a.w.), juché sur sa mule, ne recula pas d’un seul pas. Le Saint Prophète (s.a.w.) demanda qu’on lui apporte une poignée de poussière, qu’il projeta en direction de l’ennemi ; aussitôt, leurs visages et leurs yeux en furent recouverts. Il ordonna ensuite aux MuhAjirIn et aux Ansar de tirer leurs épées et d’avancer, ce qui entraîna la déroute de l’adversaire.
Sa Sainteté (a.b.a.) indiqua que, selon une autre narration, alors que le Saint Prophète (s.a.w.) avançait avec une centaine de compagnons demeurés à ses côtés, il implora Dieu. L’ange Gabriel (a.s.) lui apparut alors et lui transmit les mêmes paroles qu’il avait révélées à Moïse (a.s.) lors de la traversée de la mer.
Contributions des éminentes compagnes durant la bataille
Sa Sainteté (a.b.a.) a déclaré que les musulmanes firent également preuve d’une fermeté exemplaire. Parmi elles se trouvaient Umm Sulaim (r.a.), Umm Ammarah (r.a.), Nasibah bint Ka‘b (r.a.), Umm Harith (r.a.) et Umm Salit bint ‘Ubaid (r.a.), toutes présentes sur le champ de bataille. Le Saint Prophète (s.a.w.) aperçut Umm Sulaim bint Milhan (r.a.), qui se tenait aux côtés de son époux sur le champ de bataille, alors qu’elle était enceinte. Elle portait avec elle un poignard, et le Saint Prophète (s.a.w.) l’interrogea sur la raison de cette arme. Elle répondit que si un ennemi s’approchait d’elle, elle lui percerait le ventre. À ces paroles, le Saint Prophète (s.a.w.) sourit. Lorsque Umm Sulaim (r.a.) vit les musulmans prendre la fuite du champ de bataille, elle en fut profondément affligée et dit au Saint Prophète (s.a.w.) que ceux qui avaient fui méritaient la peine capitale. Mais le Saint Prophète (s.a.w.) répondit que Dieu, à Lui seul, suffisait pour combattre l’ennemi.
Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite mentionné Umm Ammarah (r.a.) qui que lorsque les musulmans prirent la fuite, quatre femmes demeurèrent fermes sur le champ de bataille. Elle aperçut alors l’un des porte-étendards des Hawazin qui poursuivait les musulmans. Umm Ammarah (r.a.) se dressa sur son chemin et l’affronta avec courage jusqu’à le mettre à mort. Finalement, lorsque les musulmans répondirent à l’appel du Saint Prophète (s.a.w.) et revinrent, l’ennemi subit une défaite sans précédent.
Des ennemis deviennent de fervents disciples
Sa Sainteté (a.b.a.) a mentionné l’épisode où le Saint Prophète (s.a.w.) invoqua Dieu et projeta poussière et pierres en direction de l’armée ennemie. Au plus fort de la bataille, le Saint Prophète (s.a.w.) saisit une poignée de cailloux, les lança vers l’adversaire et proclama : « Par le Seigneur de Muhammad » — selon une autre narration : « Par le Seigneur de la Ka‘bah » — « ces gens sont vaincus. » Abbas (r.a.) rapporte qu’au même instant, l’élan de l’ennemi commença à faiblir et que sa marche vers la défaite s’amorça.
Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté que, selon une autre narration, après que le Saint Prophète (s.a.w.) eut projeté poussière et pierres, les soldats ennemis commencèrent à se plaindre d’une vive brûlure aux yeux et se mirent à les frotter frénétiquement.
Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté que Shaïbah bin Ousman, qui n’était pas encore musulman et dont le père avait trouvé la mort lors de la bataille d’Uhud, déclara avoir pris part à ce combat avec l’intention de se venger en assassinant — Dieu nous en préserve — le Saint Prophète (s.a.w.). Son hostilité à l’égard de l’Islam était telle qu’il affirmait que, même si le monde entier acceptait le Saint Prophète (s.a.w.), lui ne l’accepterait jamais. Lorsque Shaïbah vit les musulmans en déroute, il crut que c’était l’occasion idéale pour s’en prendre au Saint Prophète (s.a.w.) et s’avança vers lui. Cependant, il aperçut Abbas (r.a.) d’un côté et Abou Soufiyan (r.a.) de l’autre. Lorsqu’il tenta de s’approcher par derrière, il se couvrit les yeux et se retira aussitôt. Il déclara qu’à cet instant, il vit des flammes qu’il crut devoir l’engloutir. Le Saint Prophète (s.a.w.) l’appela par son nom, témoignant ainsi qu’il avait connaissance de sa présence derrière lui. Shaïbah s’avança alors vers le Saint Prophète (s.a.w.) qui lui adressa un sourire, posa sa main bénie sur sa poitrine et implora Allah de le libérer de l’emprise de Satan. À cet instant, rapporte Shaïbah, son cœur fut purifié, et le Saint Prophète (s.a.w.) lui devint plus cher que toute autre chose au monde.
Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’après la bataille, alors que le Saint Prophète (s.a.w.) se trouvait dans sa tente, Shaïbah vint à sa rencontre. Le Saint Prophète (s.a.w.) lui dit que ce qu’Allah avait décrété pour lui était infiniment supérieur aux sombres pensées qu’il avait nourries lorsqu’il s’apprêtait à l’attaquer. Puis le Saint Prophète (s.a.w.) lui dévoila une à une les pensées les plus secrètes qu’il avait eues à cet instant. Shaïbah implora alors le pardon, et le Saint Prophète (s.a.w.) sollicita le pardon de Dieu en sa faveur.
Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté que Nouzair bin Harith, un autre Mecquois dont le frère avait été tué à la bataille de Badr, rejoignit l’armée en marche vers Hounain avec de funestes desseins. Il guettait l’occasion de s’allier à l’ennemi. Lorsque les musulmans prirent la fuite, il s’avança lui aussi pour attaquer le Saint Prophète (s.a.w.). Mais, au moment d’agir, il aperçut des êtres aux visages rayonnants qui, d’une voix solennelle et impérieuse, lui ordonnèrent de s’écarter et de se retirer. Saisi d’effroi, il prit la fuite et alla se dissimuler parmi les arbres, où il demeura plusieurs jours. Il réfléchit alors que l’Islam avait désormais triomphé et que tous l’avaient accepté ; il retourna donc vers les musulmans. Le Saint Prophète (s.a.w.) l’aperçut et lui dit que cela était infiniment meilleur pour lui que les sombres desseins qu’il avait nourris le jour de Hounain, lorsque Dieu S’était interposé entre lui et son complot. Nouzair s’avança vers le Saint Prophète (s.a.w.) et déclara que, s’il avait existé une autre divinité que Dieu, il aurait atteint son but. Puis il proclama la profession de foi islamique et embrassa l’Islam.
Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’après la bataille de Hounain, lors de la distribution du butin, le Saint Prophète (s.a.w.) accorda à certains chefs mecquois récemment convertis à l’Islam, Nouzair inclus, cent chameaux chacun, afin de raffermir leur foi et de les encourager. Nouzair devint par la suite un musulman d’une profonde dévotion.
Sa Sainteté (a.b.a.) a déclaré qu’il continuerait à évoquer ces détails à l’avenir.
Résumé préparé par La Revue des Religions.








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