Liberté d'Expression

Charlie Hebdo : l’humour sélectif de la France

L'affaire Charlie Hebdo a montré qu'en France la liberté d'expression est à plusieurs vitesses. A la lumière des paroles du Messie Promis (a.s.) et du Calife (a.b.a.), Adnan Haider rappelle l'importance du respect des sentiments des autres dans une société plurielle, et du principe de la justice absolue.

Le journal hebdomadaire Charlie Hebdo a su faire parler de lui depuis les premières caricatures du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Le journal se décrivant comme un journal satirique et qui n’avait alors que dix mille abonnés, est passé à 220 mille abonnés en moins d’un mois, après les attentats du 7 janvier 2015 qui ont coûté la vie à 12 personnes, dont huit collaborateurs de l’hebdomadaire.

Récemment, le journal a republié les caricatures du Prophète de l’Islam (s.a.w.) dans son numéro spécial « Procès des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 ». La réaction d’une partie de la population française et internationale, ne s’est pas faite attendre. Certains parlent d’incitation à la haine, de provocation, d’autres d’humour et de liberté d’expression. Quoiqu’il en soit, la réimpression de ces caricatures a été couronnée d’un franc succès, puisque le magazine s’est vendu à plus de 200 mille exemplaires.

À l’échelle internationale, des pays comme la Turquie et le Pakistan se sont indignés face à cet humour déplacé ; il y a eu une vague de manifestations au Pakistan où des drapeaux de la France ont été brûlés, et où les manifestants ont demandé aux musulmans de boycotter diplomatiquement et économiquement la France.

Après les attentats de Charlie Hebdo, la tendance #JeSuisCharlie a submergé les réseaux sociaux et les médias. afin d’exprimer une solidarité avec les victimes de l’hebdomadaire et défendre la liberté d’expression. Malgré la promotion de cette tendance par l’élite française, beaucoup ont exprimé leur solidarité et leur indignation mais ne se disent pas Charlie, et ont jugé provocateur l’humour satirique du journal, qui ne respecte pas la sensibilité des religions, et dans certains cas, même des individus.

Si l’indignation de certains pays musulmans peut être comprise, même si on ne peut que condamner les réactions violentes comme la mise à feu de l’église au Niger, l’indignation d’une partie de la population française et notamment musulmane, a davantage de raison d’être entendue. Sans vouloir juger l’humour du journal, il est intéressant de remarquer que l’humour français, qui puise ses fondements dans la liberté d’expression, fait souvent l’objet d’un deux poids deux mesures.

En effet, dans le numéro du 2 Juillet 2008 de Charlie Hebdo, le caricaturiste Siné a ironisé l’ascension de l’homme politique français Jean Sarkozy, faisant notamment allusion aux fiançailles de celui-ci avec l’héritière, de confession juive, des fondateurs du groupe Darty, et à une possible conversion au judaïsme. Il y a écrit : « Il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! » dit Siné dans sa chronique. C’est suite à cette satire que le 16 juillet 2008, Siné est renvoyé par le directeur de la publication Philipe Val qui justifie ce renvoie en affirmant que les propos de Siné : « pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale, et ce n’était ni acceptable ni défendable devant un tribunal ».

Le tribunal pourtant, ne lui donne pas tout à fait raison, puisque le 3 novembre 2008, alors que Siné a assigné Charlie Hebdo en justice pour rupture abusive de contrat, le tribunal a jugé : « qu’il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Maurice Sinet sont antisémites, ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant. », de plus les magistrats ont estimé que : « la médiatisation de la rupture et le caractère humiliant de son annonce apprise en même temps que les lecteurs par la publication du numéro du 16 juillet 2008, ont causé à Siné un préjudice moral qu’il convient d’indemniser en lui allouant la somme de 20 000 euros. »

Force est de constater que cette affaire n’a pas fait grand bruit dans les médias, et que la liberté d’expression qu’essaye de défendre le journal et ses partisans a bel et bien des limites, mais ces limites sont choisies. Reprenons les propos du directeur de la publication Philipe Val, si les propos de Siné pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale, n’en est-il pas de même pour les caricatures du Prophète de l’Islam (s.a.w.) pouvant être interprétées comme faisant le lien entre l’Islam et le terrorisme ? Il n’est pas question ici de promouvoir un humour susceptible d’être interprété comme de l’antisémitisme, ni de donner raison à Siné, mais de trouver et de définir les limites de la liberté d’expression, et de proposer l’application de celles-ci à tout type d’individu, de classe sociale, de religion ou de communauté, selon les préceptes de justice absolue.

Lors d’une allocution de sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) au parlement néerlandais, un membre du parlement et du parti populaire pour la liberté et la démocratie, M. Han Ten Broeke a posé à sa Sainteté la question suivante : « Acceptez-vous que la liberté d’expression surpasse en réalité la liberté de religion ? » Question intéressante qui eut une réponse encore plus intéressante, le Calife a répondu :

« Comme je l’ai mentionné dans mon discours, si vous vous moquez et que vous essayez de ridiculiser les prophètes ou un leader d’une religion, alors il y a une réaction naturelle : les gens vont riposter de la même manière. Parfois ils ne pourront pas contrôler leur patience. C’est un flux à double sens, tout le monde devrait respecter tout le monde, ce sont les valeurs humaines, nous devrions donc aussi les considérer. En ce qui concerne la loi en vigueur dans pays, j’ai déjà expliqué que si celle-ci vous permet de parler comme bon vous semble, elle est néanmoins faite par les gens, et c’est pourquoi il y a eu tant d’amendements dans presque toutes les parties du monde. Chaque fois que vous promulguez une nouvelle loi, après un certain temps vous y apportez des amendements, donc cela signifie que vous n’êtes pas vous-même satisfait par la loi que vous avez mise en vigueur. Lorsque la situation évolue, vous estimez qu’il faut changer la loi ou que cette loi n’apporte pas une solution satisfaisante au problème contemporain. Vous ne pouvez donc pas dire que la loi est parfaite, et que si la loi du pays humilie les dirigeants ou une personne que vous aimez, elle a raison. Vous avez le droit de dire ce que vous voulez, mais à mon avis, vous ne devriez pas avoir le droit de dire du mal de quelqu’un que j’aime devant moi. Ici, dans le monde occidental, si vous avez le droit de parler ouvertement contre toute personne, qu’elle soit prophète, leader ou autre, je pense que les valeurs humaines devraient vous empêcher de le faire, même si la liberté d’expression inscrite dans la loi le permet. Vous devriez mettre des restrictions à cette liberté, sinon il y aura du désordre et de la frustration dans le monde et c’est ce que vous avez vu. Si ces réactions vous ont apporté quelque chose de bon, alors j’admets que vous devriez continuer ainsi, mais si nous voyons qu’il y a une réaction massive du monde musulman sur cette question lorsque vous essayez d’humilier le Prophète, alors je pense que nous devrions nous pencher sur la question de savoir si nous devrions mettre l’accent sur ces choses qui blessent les sentiments des autres. Les valeurs humaines sont donc pour moi les plus importantes. »

Cette réponse, aussi brillante qu’elle puisse paraître, ne fit vraisemblablement pas l’unanimité chez les parlementaires. Après quelques minutes d’échange avec Michiel Servaes, membre du parti politique des travaillistes, sur la question de la liberté d’expression, des caricatures publiées dans Charlie Hebdo et de la fameuse phrase qu’on attribue à Voltaire présenté par le parlementaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. », le Calife a mis fin au débat avec cette réponse inouïe qui obligea un silence quasi-instantané chez les politiques sur la question de la liberté d’expression.

Michiel Seraves a déclaré : « Vous plaidez alors en faveur d’une limitation de la liberté d’expression, pour laquelle vous fixez une limite lorsque les gens parlent de la foi d’autrui, et vous plaideriez en faveur d’une limitation à ce niveau. Mais ne voyez-vous pas le risque que, si vous introduisez dans la loi une limitation à la liberté d’expression, elle soit en fait utilisée à mauvais escient par les dirigeants politiques, ou autres, pour mettre fin au débat dans un pays. Car si vous introduisez une limitation à la liberté d’expression, où fixer la limite ? »

Sa Sainteté a répondu : « Je ne dis pas que vous devriez imposer légalement des restrictions à la liberté d’expression, mais ce que je veux dire, c’est que nous devons prendre conscience de l’importance de la paix et de l’importance des sentiments des autres. Si nous réalisons cela, alors toute personne saine d’esprit réfléchira à deux fois avant de dire quoi que ce soit de mal. Si à votre avis, la paix de la société est l’objectif principal, alors je pense que malgré le fait que vous ayez le droit de dire ce que vous voulez, une personne saine d’esprit devrait réfléchir à deux fois avant de dire quoi que ce soit. Même dans vos affaires quotidiennes, dans votre maison, si vous blessez les sentiments de votre femme ou de votre frère, il y aura des perturbations dans la maison et vous souhaiteriez ne pas avoir dit ces mots. Vous voyez, tout le monde est libre de dire ce que bon lui semble, mais vous ne pouvez pas tenir de propos antisémites, vous ne pouvez pas parler des juifs et de ce qui s’est passé pendant la Seconde Guerre mondiale, même si tout le monde a le droit, mais ce n’est pas très apprécié, et dans certains pays, si vous en parlez, la loi s’emparera de vous, cela signifie qu’il existe déjà certaines restrictions (à cette liberté d’expression) imposées par la loi. »

C’est effectivement le cas de la France, pays des libertés, et porte-étendard de la liberté d’expression. Le négationnisme, terme créé en 1987 par l’historien Henry Rousso pour désigner la contestation de la réalité du génocide mis en œuvre contre les juifs de l’Allemagne naziz pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire la négation de la Shoah. Le négationnisme consiste ainsi à prétendre, soit qu’il n’y a pas eu d’intention d’exterminer les juifs, soit que les moyens de réaliser cette extermination, notamment les chambres à gaz destinées à donner la mort, n’ont pas existé. Le négationnisme est puni par loi Gayssot en France.

Le droit et la liberté de blasphémer qu’évoque le Président Emmanuel Macron, et une partie des intellectuels français, reste donc très partial. Les mesures pragmatiques prisent par le gouvernement et les médias français contre l’humoriste Dieudonné Mbalambala confirme bien qu’il ne s’agit pas d’une simple théorie. La censure unanime des médias à l’encontre de l’humoriste ne passe pas inaperçue. Depuis plusieurs années, l’humour de Dieudonné suscite de nombreux débats en France. L’humoriste qui autrefois passait sur toutes les chaînes de télévisions françaises, y est absent depuis une dizaine d’années, ces sketchs ne sont plus vendus en vente libre, sans parler de tous les procès dont il continue de faire l’objet. Récemment, c’est même son compte YouTube qui a été fermé. Dieudonné s’est excusé mais n’a pas cessé l’humour contre la communauté juive.

Thierry Ardisson, célèbre présentateur français qui jadis disait : « Si moi j’ai envie de faire une caricature sur Mahomet, sur un rabbin ou sur Jésus Christ, il faut que j’ai le droit de le faire, c’est ça la France ! » invita Dieudonné Mbalambala après un sketch dans lequel ce dernier aurait jouer un juif orthodoxe (probablement l’une de ces dernières apparitions à la télévision). Il lui dit : « Il y a un truc que je ne comprends pas sur cette affaire, c’est qu’à aucun moment vous avez senti le besoin de vous excuser et que vous en avez rajouté, c’est tellement surprenant, c’est tellement inadmissible que j’en suis choqué. »

Dieudonné : « On vit dans un pays où on a le droit de s’exprimer, et là pourquoi tout d’un coup, sur un sujet, on ne pourrait pas s’exprimer ? »

Thierry Ardisson : « Vous savez très bien pourquoi on ne peut pas s’exprimer, parce que dans ce pays on a envoyé pendant la guerre des juifs dans des chambres à gaz, et que ça crée un petit problème quand même. »

Dieudonné : « Et bien dans ce pays on a envoyé pendant 400 ans des centaines de millions de noirs à l’esclavage et pourtant ça n’a pas empêché Michel Leeb de faire un sketch sur les noirs qui m’a fait marré, où il faisait un noir et à la fin il faisait un singe et en comparant les narines des noirs avec des lunettes, lui il n’a pas été interdit d’exercer son travail, il a même eu la légion d’honneur… »

La liberté d’expression a donc un choix à faire, celui de se moquer de tout le monde sans prendre en compte la sensibilité des personnes visées, y compris des juifs, ou celui de respecter la sensibilité de tous les individus de la société, indépendamment de la classe sociale ou de la religion dont ils font partie.

Le choix de l’Islam est clair et la pratique du Saint Fondateur de l’Islam est remarquable. Ce Prophète qui est moqué par certains au nom d’une liberté d’expression, est celui qui fut à l’avant-garde de la protection quant à la sensibilité des juifs et de tout autre citoyen.

Alors qu’un juif a été blessé par les propos d’un musulman qui affirmait que le Prophète Muhammad (s.a.w.) était supérieur à Moïse (a.s.), Muhammad (s.a.w.) ordonna :

لَا تُفَضِّلُوْنِي عَلَى مُوسَى

« Ne proclamez pas ma supériorité sur Moïse. » Quand bien même le Prophète était en position d’autorité, de souverain, et qu’un comportement contraire serait tout à fait légitime.

Pour ce qui est de la citation salutaire de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. », elle n’est que verbale et idéologique. L’Islam par ailleurs, l’a démontré dans sa pratique bien des siècles avant que Voltaire n’ai vu le jour. Des versets révélés au Prophète l’autorisent à se défendre contre les ennemis qui tentaient d’anéantir l’Islam et ses suivants, Allah déclare dans la Sourate Al-Hajj, V. 40 et 41 : « La permission de combattre est accordée à ceux contre qui la guerre est faite, parce qu’ils ont été injustement traités – et Allah a assurément le pouvoir de les aider. Ceux qui ont été injustement chassés de leurs habitations, seulement parce qu’ils ont dit : « Notre Seigneur est Allah ». Et si Allah n’avait pas permis aux hommes de repousser les transgressions des autres, assurément auraient été démolis les cloîtres et les églises et les synagogues et les mosquées où le nom d’Allah est souvent mentionné. Et Allah aidera assurément celui qui L’aide. Allah est en vérité Fort et Puissant. »

Ce verset a non seulement posé les bases de la liberté d’expression, mais a ordonné à tout musulman de se battre physiquement pour défendre celle-ci si les conditions les lui obligent. La symbolique des lieux de culte est indéniablement liée à la sensibilité des croyants, et l’Islam lui accorde une place capitale dans son enseignement, si bien que les cloîtres, les églises et les synagogues ont été mentionnés avant les mosquées. Cependant, il est triste de constater que certains musulmans n’ont pas su voir clair dans cet enseignement merveilleux apporté par le Prophète de l’Islam (s.a.w.), et pratiqué par celui-ci et par ses compagnons. C’est pourquoi, le comportement de certains musulmans au Niger face aux caricatures est à condamner le plus fortement possible.

De tels comportements totalement contradictoires aux valeurs de l’Islam peuvent paraître étonnants, mais la réalité est que cette clarté de l’enseignement islamique ne peut être perçue que par ceux qui ont accepté le réformateur tant attendu, celui prophétisé par le Saint Fondateur de l’Islam.

Quel était l’enseignement de ce Messie Promis et de cet Imam Mahdi (a.s.) ? Dans son dernier ouvrage « Le Message de la Réconciliation » il proposa, alors que les hindous étaient en grand nombre, de ne plus abattre les vaches pour ne pas offenser leur sensibilité. Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.)  déclara : « Mais il est primordial de faire montre d’une sympathie sincère pour nos frères hindous ; l’amabilité et la générosité doivent régir nos relations avec eux. Nous devons éviter toutes choses qui pourraient les offenser, pourvu qu’elles ne soient pas obligatoires et de rigueur dans l’exercice de notre religion. Ainsi, si les hindous acceptent et croient de bonne foi que notre Saint Prophète (s.a.w.) est un vrai messager de Dieu, la pomme de discorde que constitue l’abattage des vaches sera aussi enlevée. Il ne nous est pas obligatoire d’utiliser toute chose que nous croyons être permise ; il y a beaucoup de choses qui nous sont permises mais que nous n’avons jamais utilisées. La bonté et la tolérance à l’égard des hindous est l’un des préceptes de notre religion ; parmi ceux-ci se trouve aussi le fait de savoir que Dieu est unique, sans associés ; et ce n’est pas contrarier la loi divine que de donner priorité à une chose nécessaire et avantageuse sur une autre qui ne l’est pas. Croire qu’une chose est permise et s’en servir sont deux choses tout à fait différentes. La religion est cette philosophie qui empêche l’usage des choses défendues par Dieu et qui enjoint de suivre la voie de Son plaisir ; elle préconise la bonté, la bienfaisance et de la sympathie à l’égard de Ses créatures ; et enjoint d’accepter, sans faire de distinctions, tous les prophètes et messagers qui sont venus au monde à des époques différentes en tant qu’envoyés et réformateurs ; et d’œuvrer pour améliorer le sort de toute l’humanité. Voilà le fin mot de notre religion. »  

Il déclare également :

« Notez comment Dieu, dans le Saint Coran, nous enseigne la courtoisie et le savoir-vivre. Il dit : N’insultez pas les idoles des idolâtres pour qu’ils n’insultent pas en retour votre Dieu qu’ils ne connaissent pas. (Surah Al-An’am) Quoique Dieu enseigne que les idoles n’ont aucune réalité, Il conseille aux musulmans de ne pas les vilipender et d’avancer leurs arguments avec grande courtoisie ; en somme, de ne pas provoquer les idolâtres pour qu’ils n’insultent pas Dieu en retour. Au cas contraire, les musulmans seront les seuls responsables de ces insultes. Par contre, quelle est la position de ceux qui avilissent ce grand Prophète de l’Islam (s.a.w.), qui l’outragent et qui cherchent vulgairement à porter atteinte à son honneur et à son caractère ? C’est ce même Prophète, en entendant le nom duquel, les grands monarques de l’Islam descendent de leurs trônes ; aux ordres duquel ils se courbent et dont ils se vantent d’être les plus humbles serviteurs ; un tel honneur n’est-il pas de Dieu ? Mépriser quelqu’un qui est honoré de Dieu, c’est vouloir se battre avec Dieu. »

En ce qui concerne l’affaire Charlie Hebdo, la véritable question n’est donc pas celle de la liberté d’expression, mais plutôt celle qui est abordé dans la plupart des discours que Sa Sainteté a prononcés dans les parlements, celle qui est la base fondamentale susceptible d’apporter une paix durable dans les sociétés : le principe de justice absolue.

A propos de l’auteur :

Adnan Haider est Missionnaire et Responsable de la MTA Francophone. Sous l’égide du Calife, il a développé de nombreux programmes religieux et éducationnels pertinents et intéressants sur la MTA à destination des francophones, afin de leur transmettre le message du véritable Islam.

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