Résumé du sermon du Calife

Se prémunir contre le fléau du mensonge

Résumé du sermon du vendredi 24 avril 2026 prononcé par Hazrat Mirza MasroorAhmad (aba).

Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta‘awwouz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a annoncé qu’il poursuivrait son évocation des nobles standards de sincérité établis par l’exemple du Saint Prophète (sa).

La propagation des rumeurs : une forme de mensonge

Le Saint Prophète (sa) affirmait que le signe distinctif de celui qui est empreint de fausseté réside dans sa tendance à répandre systématiquement tout ce qu’il entend. Cette habitude fâcheuse persiste encore au sein de la Communauté. Sa Sainteté (aba) a souligné, à cet égard, qu’il recevait fréquemment des courriers rapportant le comportement prétendument répréhensible d’un membre. Or, après vérification, ces allégations s’avéraient souvent fausses, et le plaignant, mis face à ses contradictions, ne trouvait pour seule justification que d’avoir « entendu dire ». Le Saint Prophète (sa) classait sans équivoque ces personnes parmi les menteurs.

Les Compagnons, quant à eux, éprouvaient une aversion profonde pour le mensonge, le jugeant plus détestable que toute autre faute. Lorsqu’il apprenait qu’un individu avait menti, le Saint Prophète (sa) ressentait une peine immense, qui ne s’apaisait que lorsque cette personne faisait preuve de repentir pour sa fausseté.

Sa Sainteté (aba) a relaté l’anecdote d’une femme ayant interrogé le Saint Prophète (sa) pour savoir s’il était blâmable de prétendre auprès de sa co-épouse que son mari l’avait comblée de présents, alors qu’il n’en était rien, dans le seul but de contrarier celle-ci. Le Saint Prophète (sa) a répondu que quiconque prétend avoir reçu ce qu’il n’a pas reçu ressemble à celui qui se drape de deux « vêtements de mensonge ». Cette métaphore souligne que l’individu se trouve ainsi entièrement recouvert de fausseté, de la tête aux pieds. C’est avec une telle précision que le Saint Prophète (sa) mettait en garde contre la gravité du mensonge.

Le mensonge : une caractéristique de l’hypocrisie

Sa Sainteté (aba) a rappelé que le Saint Prophète (sa) a identifié quatre traits distinctifs de l’hypocrite, précisant que toute personne possédant ne serait-ce que l’un d’entre eux porte en elle une part d’hypocrisie jusqu’à ce qu’elle s’en corrige. Ces quatre caractéristiques sont :

  1. Il ne respecte pas les dépôts dont il est chargé.
  2. Lorsqu’il parle, il ment.
  3. Lorsqu’il prête serment, il le rompt.
  4. Lorsqu’il se dispute, il profère des paroles grossières.

À la lumière de cet enseignement, chacun est invité à une introspection sincère afin de mesurer la présence de ces traits en soi.

La mise en garde contre la propagation des faussetés

Sa Sainteté (aba) a également souligné les mises en garde du Saint Prophète (sa) concernant ceux qui propagent des faussetés. À une époque où le Saint Prophète (sa) interrogeait fréquemment ses compagnons sur leurs rêves, il a lui-même relaté une vision où il vit un homme au visage déchiré. Il lui fut révélé que cet homme illustrait celui qui, quittant sa maison, se consacre à propager des rumeurs à tout vent.

Sa Sainteté (aba) a noté que certains inventent de telles rumeurs par simple divertissement ou par volonté de nuire à autrui. Ces personnes doivent impérativement se souvenir qu’elles devront rendre compte de ces actes devant Dieu et qu’elles doivent, par conséquent, Le craindre profondément.

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Éviter la tromperie dans les transactions commerciales

Sa Sainteté (aba) a rappelé l’enseignement du Saint Prophète (sa) selon lequel deux partenaires commerciaux conservent la faculté d’annuler leur transaction tant qu’ils demeurent en présence l’un de l’autre ; cette possibilité cesse cependant dès que l’accord est formellement conclu. Si les deux parties agissent avec sincérité et véracité, leur commerce sera béni. À l’inverse, toute dissimulation ou tout mensonge prive cet échange de toute bénédiction. De nombreuses transactions commerciales reposent sur le mensonge et la tromperie ; de tels échanges ne sont jamais bénis.

Sa Sainteté (aba) a par ailleurs rapporté que le Saint Prophète (sa) affirmait que, lorsqu’une personne ment, les anges s’éloignent d’elle à une distance d’un mille, repoussés par la puanteur qui émane du menteur.

L’intégrité dans le commerce

Sa Sainteté (aba) a relaté un épisode où le Saint Prophète (sa) plongea les mains dans des sacs de grain ou de blé et en sentit certains humides. Interrogé par le Saint Prophète (sa) sur la cause de cet état, le vendeur invoqua la pluie. Le Saint Prophète (sa) lui demanda alors pourquoi il n’avait pas exposé le grain mouillé sur le dessus du tas, plutôt que de le dissimuler au fond, afin que les acheteurs puissent en constater l’état réel. Il déclara ensuite : « Celui qui trompe n’est pas des miens ».

Cette exigence illustre avec quelle fermeté le Saint Prophète (sa) mettait en garde contre la tromperie. Il est toutefois regrettable de constater que, de nos jours, de nombreux musulmans se livrent à des pratiques commerciales malhonnêtes. En tant que disciples du Saint Prophète (sa), il nous incombe de défendre les plus hauts idéaux de véracité.

Sa Sainteté (aba) a présenté la citation d’un auteur qui s’est exprimé sur la véracité et la fiabilité du Saint Prophète (sa). L’auteur écrit que le Saint Prophète (sa) ne s’est jamais laissé influencer par la foule et a tenu bon face à l’idolâtrie. Il était également réputé pour son extrême sincérité, à tel point que les gens s’en remettaient à lui pour prendre des décisions.

La consécration unanime d’un caractère exemplaire

Sa Sainteté (aba) a cité les écrits de Hazrat Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad, deuxième Calife de la Communauté musulmane Ahmadiyya, soulignant que le caractère éminent du Saint Prophète (sa) se reflète dans les titres que son propre peuple lui a décernés : Al-Sadiq (le Véridique) et Al-Amin (le Digne de confiance). De telles distinctions ne sont pas accordées par toute une nation sans raison valable, tout comme la Croix de Victoria n’est pas décernée à n’importe quel soldat britannique.

Qu’une personne soit sincère et digne de confiance n’est pas en soi un exploit remarquable ; ce qui l’est, en revanche, c’est d’être reconnu comme tel par la nation tout entière. Jamais, dans l’histoire de l’Arabie, nul autre que le Saint Prophète (sa) n’a reçu à l’unanimité ces titres de Véridique et de Digne de confiance.

Le mensonge, une forme d’idolâtrie

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), soulignant que notre monde traverse une période préoccupante où le mensonge est devenu monnaie courante. Les faux témoignages, les causes fallacieuses et les falsifications de documents y sont, hélas, omniprésents. Au lieu de s’en remettre à la vérité, les individus privilégient désormais ce qui sert leurs intérêts personnels.

Tel n’est pourtant pas l’enseignement du Saint Prophète (sa). Au contraire, le Saint Prophète (sa) nous enseigne que le mensonge s’apparente à l’idolâtrie, conformément à ce qui est énoncé dans le Saint Coran :

« Fuyez donc l’abomination des idoles, et fuyez toute parole mensongère. » (Le Saint Coran, 22:31)

Sa Sainteté (aba) a ajouté que le Messie Promis (as) a précisé que, lorsqu’une personne profère un mensonge, elle en fait, en réalité, son idole. Tout comme l’idolâtre se repose sur ses divinités pour servir ses intérêts, le menteur s’en remet à la tromperie pour atteindre ses fins personnelles. Il finit alors par se persuader qu’il ne saurait prospérer sans le recours au mensonge. Il est fort regrettable que les hommes s’appuient ainsi sur la fausseté, alors qu’en vérité, la victoire finale revient en définitive à la vérité.

Témoignages de la véracité du Saint Prophète (sa)

Sa Sainteté (aba) a cité Hazrat Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (ra), expliquant qu’au moment où le Saint Prophète (sa) rapporta pour la première fois à son épouse la révélation qu’il avait reçue, celle-ci ne remit point ses paroles en question et ne l’accusa pas d’inventer des histoires. Au contraire, elle affirma aussitôt que tout ce qu’il disait était vrai, et que Dieu ne l’humilierait jamais, car il était si bon envers ses proches, si prompt à secourir les indigents, à ranimer les vertus délaissées, si hospitalier et si résolument attaché à la vérité.

Ensuite, le cousin de son épouse, Waraqah bin Naufal, attesta lui aussi de sa véracité. Puis son propre cousin, son affranchi, son ami le plus proche — ses proches les plus intimes, en somme — témoignèrent immédiatement de sa véracité dès qu’ils eurent connaissance de sa proclamation, car ils avaient été, de près, les témoins des nobles et élevés idéaux de véracité qui caractérisaient le Saint Prophète (sa).

Ainsi, en entendant les railleries et les moqueries des Mecquois, le Saint Prophète (sa) aurait certainement souri et dit qu’il ne s’agissait là que de propos d’hommes qui ne le connaissaient pas. À l’inverse, les témoignages de ceux qui le connaissaient intimement étaient clairs et irréfutables en faveur de sa véracité. C’est pour cette raison même que ces mêmes personnes étaient prêtes à défendre si farouchement la vérité et à soutenir le Saint Prophète (sa), bien qu’elles fissent face à des luttes et des difficultés constantes.

Sa Sainteté (aba) a poursuivi en citant le Messie Promis (as) : qu’est-ce donc qui a pu permettre à Hazrat Abu Bakr (ra) d’accepter immédiatement la proclamation du Saint Prophète (sa) alors qu’il n’en avait entendu parler que par l’intermédiaire d’un tiers ? Sans chercher de preuves de cette proclamation, ni de signes ou de miracles ? Ce fut uniquement parce qu’il avait vu l’immense degré de véracité et de droiture du Saint Prophète (sa) depuis son enfance, des qualités qui ont persisté tout au long de sa vie.

Ainsi, la toute première preuve de la véracité d’un prophète est son propre caractère. Celle-ci constitue une preuve si magnifique qu’elle n’exige aucun autre signe ni miracle.

Sa Sainteté (aba) a conclu en priant pour qu’Allah accorde à chacun de marcher sur les traces du Saint Prophète (sa), en se conformant aux enseignements du Saint Coran et à son exemple, et qu’Il élève le niveau de notre véracité.