Résumé du sermon du Calife

L’expédition de Tabouk

Résumé du sermon du vendredi 14 novembre 2025 prononcé par Sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.).

Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta’awwouz et la sourate al-Fatihah, Sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) a déclaré qu’il poursuivrait la narration des événements concernant l’expédition de Tabouk.

Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé qu’en cette occasion, les femmes firent elles aussi preuve de sacrifices à la mesure de leurs moyens. Elles offrirent des contributions financières en remettant leurs bijoux au Saint Prophète (s.a.w.). Toutefois, leur engagement ne se limita pas à cet acte matériel. La préoccupation première de l’ensemble des musulmans — y compris des femmes — était la protection du Saint Prophète (s.a.w.) contre tout péril. C’est pourquoi elles exhortèrent leurs époux à accompagner le Saint Prophète (s.a.w.) lors de cette expédition. Un compagnon, revenu chez lui après une longue absence due à une mission, arriva précisément au moment où le Saint Prophète (s.a.w.) quittait Médine à la tête de son armée. Alors qu’il retrouvait son épouse, ardent de la revoir après une séparation prolongée, il la trouva assise dans la cour. S’avançant pour la saluer, il fut soudain repoussé. Surpris par une telle réaction — d’autant plus qu’ils se retrouvaient après une longue attente — il lui en demanda la raison. Elle lui répondit qu’il ne pouvait songer aux marques d’affection alors que le Saint Prophète (s.a.w.) faisait face à un danger imminent. Elle insista : il devait avant tout s’acquitter de son devoir, et seulement ensuite songer à ces élans d’affection. Sans hésiter davantage, le compagnon enfourcha sa monture et rejoignit immédiatement l’armée musulmane.

Les lieux visités sur le chemin de Tabouk

Sa Sainteté (a.b.a.) a indiqué que, selon les récits, le Saint Prophète (s.a.w.) arriva à Tabouk après environ quinze à vingt-deux étapes. Par la suite, des mosquées furent édifiées aux divers endroits où le Saint Prophète (s.a.w.) fit halte durant le trajet. Parmi ces lieux figurent : Dhu Khushub, Faïfa, Dhu al-Marwah, Ruqqah, Wadi al-Qourrah, Sa‘id, Hijr, Sadr Haudah, Dhu al-Jifah, Shiqq Tarah, Al-Batrah, ‘Ala, Dhat al-Khitmi, Akhdar, Dhat al-Zira, Thaniyyah al-Diran et enfin Tabouk.

Sa Sainteté (a.b.a.) a relaté qu’en une occasion, au cours du voyage, il est rapporté que le Saint Prophète (s.a.w.) s’endormit durant la nuit et ne s’éveilla qu’au matin, alors que le soleil commençait à poindre. Il rappela alors à Bilal (r.a.) qu’il lui avait demandé de le réveiller pour la prière de l’aube (Fajr). Bilal (r.a.) répondit qu’il avait lui aussi été dominé par le sommeil. Le Saint Prophète (s.a.w.) ordonna ensuite à l’armée de reprendre la marche. Après avoir parcouru une certaine distance, il s’arrêta pour accomplir la prière de l’aube, puis poursuivit son voyage jusqu’à atteindre Tabouk le lendemain.

Conseils du Saint Prophète (s.a.w.) à l’arrivée à Tabouk

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’une fois parvenus à Tabouk, le Saint Prophète (s.a.w.) s’adressa aux musulmans en déclarant que le Livre de Dieu constitue la plus éclatante des vérités et que la parole droite est la plus inébranlable. Il affirma que la plus excellente des religions est celle d’Abraham (a.s.), que la conduite la plus vertueuse est celle de Mohammad (s.a.w.), que la plus noble des paroles est le souvenir d’Allah, et que le Saint Coran représente l’exhortation la plus parfaite. Les actions les plus méritoires sont celles accomplies avec une conviction sincère, tandis que les pires sont les innovations blâmables. La plus accomplie des guidances est celle des Prophètes, et la plus noble des morts est le martyre. Les œuvres les plus bénéfiques sont les meilleures, et la meilleure guidance est celle que l’on suit fidèlement.

La pire des cécités est la cécité du cœur. Le Saint Prophète (s.a.w.) enseigna encore que la main qui donne l’emporte sur celle qui reçoit ; qu’une petite part suffisante est préférable à une grande part qui conduit à l’insouciance. Le plus déplorable des repentirs est celui formulé à l’instant de la mort, et la plus grande humiliation surviendra le Jour du Jugement. Le Saint Prophète (s.a.w.) avertit que certains se laisseraient aller à négliger la prière du vendredi, et que d’autres seraient avares dans le souvenir d’Allah. Il précisa que le mensonge figure parmi les plus grands péchés, que la véritable richesse est celle du cœur, que la meilleure provision est la piété, que la plus haute intelligence réside dans la crainte d’Allah, et que la meilleure des paroles est celle qui enracine la certitude dans les cœurs. Le doute mène à l’incroyance, les lamentations excessives procèdent de l’ignorance, la malhonnêteté est un feu de l’Enfer, la poésie corruptrice provient de Satan, et l’alcool est la boisson du péché.

Le Saint Prophète (s.a.w.) continua ensuite de prodiguer de nombreux conseils aux musulmans sur divers autres sujets.

Sa Sainteté (a.b.a.) a expliqué que le Saint Prophète (s.a.w.) prodigua également, à plusieurs reprises, de précieux conseils au cours du voyage menant à Tabouk. À une occasion, le Saint Prophète (s.a.w.) déclara que les meilleurs des hommes sont ceux qui enfourchent leurs montures ou marchent à pied pour servir la cause d’Allah, tandis que les pires sont ceux qui récitent le Livre de Dieu tout en persistant dans leur ignorance et en refusant d’agir selon ses enseignements.

Correspondance du Saint Prophète (s.a.w.) et traités de paix avec diverses tribus

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’une fois arrivé à Tabouk, le Saint Prophète (s.a.w.) adressa une lettre à l’empereur romain Héraclius, qui se trouvait alors à Homs. Après en avoir pris connaissance, Héraclius ordonna au messager de retourner informer le Saint Prophète (s.a.w.) qu’il acceptait son invitation ; toutefois, il ajouta qu’il ne pouvait renoncer à son empire et fit même parvenir une somme d’argent. Informé de cette réponse, le Saint Prophète (s.a.w.) déclara qu’Héraclius n’avait pas dit la vérité.

Il est également rapporté que deux lettres furent envoyées au Chosroès : la première l’exhortant à ne pas empêcher son peuple d’embrasser l’Islam, et la seconde, envoyée ultérieurement, l’invitant personnellement à accepter l’Islam.

Sa Sainteté (a.b.a.) a indiqué qu’à l’arrivée du Saint Prophète (s.a.w.) à Tabouk, les chefs des régions environnantes furent saisis de frayeur. Ceux qui, auparavant, complotaient contre lui craignaient désormais pour leur propre survie. Ils se présentèrent donc devant le Saint Prophète (s.a.w.) pour solliciter la conclusion de traités de paix. Ainsi, le dirigeant d’Aïla, une zone proche de Tabouk, demanda un accord, et le Saint Prophète (s.a.w.) ordonna qu’un traité soit rédigé garantissant la sécurité des habitants d’Aïla et des régions adjacentes. Un traité de paix fut également établi avec les habitants de Maknah, majoritairement juifs. Par la suite, des accords furent conclus avec Jarwah et Azruh, situés eux aussi à proximité de Tabouk, leur assurant protection et sécurité.

L’expédition de Khalid bin Walid (r.a.) contre Ouqaidar bin ‘Abdil Malik

Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que, dans le contexte de la campagne de Tabouk, il est également fait mention de l’expédition menée par Khalid ibn Walid (r.a.) contre Ouqaidar ibn ‘Abdil Malik. Le Saint Prophète (s.a.w.) envoya Khalid (r.a.) en Rajab de la neuvième année de l’Hégire, à la tête de quatre cent vingt hommes, vers Daumat al-Jandal, une ville fortifiée située entre la Syrie et Médine, à environ quatre cents kilomètres de Tabouk. Ouqaidar, chef des Banou Kindah, était de confession chrétienne.

Dieu avait révélé au Saint Prophète (s.a.w.) qu’Ouqaidar sortirait la nuit pour faire paître ses animaux, et que ce serait l’occasion pour les musulmans de le capturer et de le ramener au Prophète (s.a.w.). Ainsi, lorsque Khalid ibn Walid (r.a.) approcha de la forteresse, il aperçut Ouqaidar à l’extérieur, exactement comme le Saint Prophète (s.a.w.) l’avait annoncé. L’armée musulmane avança et le captura, tandis que son frère, ayant tenté de résister, fut tué.

Khalid (r.a.) offrit alors à Ouqaidar la paix et la protection en le conduisant auprès du Saint Prophète (s.a.w.), à condition qu’il facilite la victoire musulmane sur Daumat al-Jandal, ce qu’Ouqaidar accepta. Une fois le traité conclu, Ouqaidar accepta d’ouvrir les portes de la forteresse à Khalid (r.a.). Au cours de cette expédition, les musulmans obtinrent deux mille chameaux, huit cents prisonniers, quatre cents cottes de mailles et quatre cents lances.

Sa Sainteté (a.b.a.) a indiqué qu’Ouqaidar fut présenté devant le Saint Prophète (s.a.w.) alors qu’il portait une croix et des vêtements de soie. À la vue du Saint Prophète (s.a.w.), il s’inclina, mais celui-ci lui ordonna de ne pas le faire. Ouqaidar fut ensuite libéré, et le Saint Prophète (s.a.w.) conclut un traité de paix avec lui, lequel mentionnait également qu’Ouqaidar avait embrassé l’Islam.

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté que, durant l’expédition de Tabouk, il est fait mention du décès d’un compagnon qui fut inhumé sur place. D’autres compagnons exprimèrent alors le désir d’être enterrés à Tabouk de la même manière. L’un d’entre eux témoigne avoir vu le Saint Prophète (s.a.w.), Abou Bakr (r.a.) et Oumar (r.a.) creuser la sépulture d’un compagnon décédé. Le Saint Prophète (s.a.w.) descendit lui-même dans la tombe, tandis que Abou Bakr (r.a.) et Oumar (r.a.) lui passaient le corps du défunt.

Sa Sainteté (a.b.a.) a relaté que, durant son séjour à Tabouk, l’Ange Gabriel vint informer le Saint Prophète (s.a.w.) du décès d’un autre compagnon, Mou‘awiyyah Mouzani (r.a.), survenu à Médine, et lui demanda d’offrir la prière funéraire en son honneur. Dans un état de vision spirituelle, le Saint Prophète (s.a.w.) vit Mou‘awiyyah Mouzani étendu sur un lit funéraire qui s’élevait, et il aperçut des rangées d’anges tandis qu’il accomplissait la prière funéraire. Le Saint Prophète (s.a.w.) demanda alors comment ce compagnon avait atteint un tel rang, et Gabriel répondit que cela était dû à son amour pour la sourate al-Ikhlâs, chapitre 112 du Saint Coran.

Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’à Tabouk, le Saint Prophète (s.a.w.) consulta ses compagnons au sujet d’une éventuelle progression militaire. Les compagnons répondirent que si Dieu lui en avait donné l’ordre, ils l’auraient sans hésitation accompagné. Le Saint Prophète (s.a.w.) précisa alors que, si tel avait été le commandement divin, il n’aurait nullement eu besoin de solliciter leur avis. Oumar (r.a.) fit observer que les Romains disposaient d’armées considérables et que la seule présence du Saint Prophète (s.a.w.) à Tabouk les avait déjà terrifiés. Il proposa donc de retourner à Médine et de préparer une nouvelle expédition pour l’année suivante. Il est rapporté que le Saint Prophète (s.a.w.) agréa cette suggestion et qu’après avoir séjourné vingt jours à Tabouk, il prit le chemin du retour. Les récits indiquent qu’il passa au total deux mois hors de Médine.

Sa Sainteté (a.b.a.) a conclu qu’il poursuivrait ultérieurement la narration des événements relatifs au retour du Saint Prophète (s.a.w.) à Médine.

Prières pour la paix dans le monde

Sa Sainteté (a.b.a.) a de nouveau enjoint de prier pour les ahmadis du Bangladesh, où les opposants à la communauté Ahmadiyya persistent à susciter des troubles. Sa Sainteté (a.b.a.) a imploré qu’Allah protège tous les ahmadis de la malveillance de ces adversaires.


Sa Sainteté (a.b.a.) a également appelé aux prières pour les ahmadis du Pakistan, demandant qu’Allah leur accorde Sa protection. Le besoin de prières y est particulièrement pressant, et chacun doit accorder une attention accrue à la supplication.


Sa Sainteté (a.b.a.) a en outre demandé des prières pour les Palestiniens, qui continuent d’être tués malgré les accords de cessez-le-feu. Qu’Allah leur fasse miséricorde.


Sa Sainteté (a.b.a.) a par ailleurs sollicité des prières pour l’Afrique, où, dans certains pays, les gouvernements commettent des injustices, tandis que, dans d’autres, des groupes terroristes infligent des préjudices touchant également les ahmadis.


Enfin, Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah établisse la paix et la sécurité à travers le monde.

Prière funéraire

Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite annoncé qu’il dirigerait la prière funéraire du membre défunt suivant :

Muhammad Husain, fils de Muhammad Ismail, de Rabwah (Pakistan). Il laisse dans le deuil son épouse, trois filles et quatre fils. L’un de ses fils, Muhammad Umran, missionnaire au Niger, n’a pu assister aux funérailles de son père en raison de ses obligations. Un autre de ses fils, Muhammad Luqman, est également un dévoué à vie. Muhammad Husain était assidu dans l’observance du jeûne et des prières, et possédait de nombreuses qualités éminemment vertueuses. Il était un exemple remarquable en matière de sacrifices financiers. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde, qu’Il élève son rang, et qu’Il accorde patience et force à sa famille, en particulier à son fils qui n’a pu assister aux funérailles.

Résumé préparé par La Revue des Religions.