Résumé du sermon du Calife

Les bons principes et la méthode appropriée de la propagation

Résumé du sermon du vendredi 12 décembre 2025 prononcé par Sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.).

Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta’awwouz et la sourate al-Fatihah, Sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) a récité le verset suivant du Saint Coran :

« Invite vers la voie de ton Seigneur avec sagesse, et une bonne exhortation, et raisonne avec eux de la façon qui soit la meilleure. Assurément, ton Seigneur sait le mieux qui s’est égaré de Sa voie ; et Il connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. » (Le Saint Coran, 16 :126)

Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que, dans ce verset du Saint Coran, de même que dans d’autres passages, Dieu n’ordonne pas seulement de propager Son message, mais enjoint également de le faire de la manière la plus appropriée, en conseillant autrui afin que chacun puisse en tirer bénéfice. Une propagation menée selon ces principes est bien souvent couronnée de succès et porte des fruits durables. Il est, par conséquent, impératif de garder constamment ce principe à l’esprit.

Conseils pour la propagation du message
Sa Sainteté (a.b.a.) a expliqué qu’avec l’essor des réseaux sociaux, certains estiment que la propagation du message est devenue aisée. Certes, certains se déplacent afin de rencontrer les gens et de transmettre le message de vive voix ; toutefois, dans certaines régions et certains pays, une telle démarche n’est pas autorisée. Dès lors, ceux qui ont à cœur de propager le message se tournent vers les réseaux sociaux. Bien que cette orientation soit louable, la propagation requiert néanmoins des conditions précises ainsi qu’un certain décorum. À défaut, l’effet escompté peut s’inverser et engendrer un impact négatif, offrant à nos opposants l’occasion de formuler des accusations.

Sa Sainteté (a.b.a.) a expliqué que certains, lorsqu’ils s’engagent dans la propagation du message, se croient pourvus d’une vaste connaissance. Or, lorsqu’ils échouent à convaincre leurs interlocuteurs, ils se laissent gagner par le découragement. Il n’existe pourtant aucune raison de céder à celui-ci. La communauté musulmane Ahmadiyya dispose indéniablement d’arguments solides ; il s’agit plutôt de savoir si l’on parvient à les exposer de manière claire et convaincante. Tous les points défendus par la communauté musulmane Ahmadiyya reposent sur des preuves et sur la sagesse, en parfaite conformité avec les enseignements du Saint Coran et du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.). Ainsi, chacun doit garder à l’esprit que la propagation du message doit impérativement être accomplie selon la meilleure méthode.


Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé qu’un jour, le Messie Promis (a.s.) avait prodigué de précieux conseils concernant la propagation du message. Il souligna que la simple maîtrise de la langue du public ne suffit pas à diffuser efficacement ce message ; il est également nécessaire d’approfondir ses connaissances religieuses. Cette recommandation demeure essentielle aujourd’hui, notamment dans le cadre de la propagation sur les réseaux sociaux. Il ne suffit pas de maîtriser la langue ou de disposer d’un accès aux plateformes ; il est indispensable d’étudier les différentes objections soulevées et d’en connaître les réponses. En cas de doute, il convient de s’adresser au service compétent au sein de la communauté.


Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite cité le Messie Promis (a.s.), qui a ajouté un autre élément indispensable à la propagation : celui qui entreprend cette tâche doit impérativement entretenir un lien personnel avec Dieu, afin que ses efforts soient soutenus par Dieu Lui-même. Ces conditions sont fondamentales pour assurer le succès de la diffusion du message.

La propagation avec sagesse

Sa Sainteté (a.b.a.) a déclaré qu’en diffusant le message, il est impératif de se rappeler que l’Islam est l’unique religion et que le Saint Prophète (s.a.w.) est l’unique prophète envoyé à l’ensemble du monde et à l’humanité tout entière. Or, à ce jour, la population musulmane mondiale représente moins d’un quart de la population globale. Quelle en est la raison ? Elle réside dans le fait que le message n’a pas été propagé avec sagesse ni de manière appropriée. Certains musulmans estiment qu’ils doivent diffuser le message par le djihad (entendu comme un moyen de défendre ou de propager l’Islam), alors que celui-ci n’est permis qu’en cas d’agression initiale de l’ennemi. Le Saint Prophète (s.a.w.) ne reçut l’autorisation de se défendre que lorsque les mécréants furent les premiers à prendre les armes dans le but d’éradiquer l’Islam.

Ainsi, Dieu a dit :

« La permission de combattre est accordée à ceux contre qui la guerre est faite, parce qu’ils ont été injustement traités – et Allāh a assurément le pouvoir de les aider. » (Le Saint Coran, 22 :40)

Sa Sainteté (a.b.a.) a précisé que, lorsque Dieu accorda cette permission, c’était en raison des cruautés perpétrées à l’encontre de l’Islam. Toutefois, dans le monde contemporain, de telles guerres religieuses n’existent plus. Même si les musulmans subissent des injustices, celles-ci ne sont pas motivées par des considérations religieuses. Dieu et le Saint Prophète (s.a.w.) ont établi que la forme la plus élevée du djihad est celle menée par le Saint Coran. Ainsi, étant donné que la population musulmane représente moins d’un quart de la population mondiale, il est impératif que nous, en tant que communauté musulmane Ahmadiyya et disciples du Messie Promis (a.s.), entretenions des liens personnels avec Dieu et approfondissions notre connaissance de la religion, afin de pouvoir la propager de la manière la plus appropriée.

a Sainteté (a.b.a.) a également souligné qu’il convient de tenir compte des diverses directives que le Saint Prophète (s.a.w.) a formulées en matière de propagation. Il a, par exemple, recommandé de s’adresser aux personnes en fonction de leur niveau de compréhension et de connaissance. Aujourd’hui, cela signifie concrètement que, si l’on souhaite expliquer l’avènement du Messie Promis (a.s.) à un musulman non ahmadi, il convient de le faire en s’appuyant sur le Saint Coran, les paroles du Saint Prophète (s.a.w.) ainsi que sur d’autres ouvrages de savants musulmans.

Sa Sainteté (a.b.a.) a également rappelé l’instruction du Saint Prophète (s.a.w.) consistant à éviter de devenir la cible des prières de ceux qui ont été lésés. Autrement dit, lors de la propagation du message, il est impératif de faire preuve des plus hautes normes morales et d’exceller dans l’accomplissement des droits d’autrui. Il convient d’agir de telle sorte que les personnes lésées ne prient pas contre le prédicateur, mais en sa faveur. Alors, Allah le Tout-Puissant accordera Ses bénédictions à ses efforts.

Le sens de la sagesse et de la bonne exhortation
Sa Sainteté (a.b.a.) a poursuivi en exposant la notion de « bonne exhortation » telle que définie par le Messie Promis (a.s.) : il est impératif de toujours répondre aux questions et aux allégations avec douceur et calme. Si d’autres s’adressent à nous avec rudesse, c’est généralement parce qu’ils ne disposent d’aucun argument intellectuellement valable ni étayé par des preuves. Si nous répliquons avec la même dureté, nous donnerons l’impression que nous ne possédons pas davantage de réponses solides. Par conséquent, quelles que soient les circonstances, nous devons constamment faire preuve de douceur et de sérénité dans la propagation du message.

Sa Sainteté (a.b.a.) a abordé l’allégation formulée par certains opposants selon laquelle le Messie Promis (a.s.) aurait parfois employé un langage sévère. Il est tout d’abord essentiel de souligner que cette affirmation est infondée et que le Messie Promis (a.s.) n’a jamais eu recours à la rudesse. Toutefois, s’il lui est arrivé d’apporter une réponse ferme, il a expliqué qu’il agissait ainsi lorsque les opposants faisaient preuve d’une virulence excessive et cherchaient à semer le désordre. La sagesse commandait alors une réponse plus résolue, afin de réprimer l’incorrection et les passions débridées de ces adversaires. Le Messie Promis (a.s.) a précisé que de telles réponses fermes n’étaient jamais l’expression de passions personnelles ni de colère ; elles s’inscrivaient au contraire dans le cadre de la prescription coranique : « et raisonne avec eux de la façon qui soit la meilleure » (Saint Coran, 16:126). De surcroît, ces situations ne survenaient que lorsque les opposants avaient franchi toutes les limites en recourant à un langage ordurier à l’encontre de l’Islam et du Saint Prophète (s.a.w.). Néanmoins, bien qu’il ait eu recours à des réponses fermes dans des circonstances très particulières, le Messie Promis (a.s.) a constamment enjoint sa Communauté à faire preuve de douceur et de bienveillance dans la propagation du message.

Sa Sainteté (a.b.a.) a enfin rappelé que le Messie Promis (a.s.) recommandait que, lorsqu’on s’adresse aux adeptes d’autres religions, ou même aux musulmans non ahmadis, il convient toujours de faire preuve de bonté et de ne jamais se laisser emporter au point de s’exprimer avec dureté.

Sa Sainteté (a.b.a.) a expliqué que, de la même manière, le deuxième calife (r.a.) soulignait l’importance d’agir avec sagesse, conformément aux prescriptions du Saint Coran. En effet, en l’absence de sagesse, l’on risque de s’emporter au point de rendre son message inefficace, voire contraire à l’objectif poursuivi. La sagesse implique également la lutte contre l’ignorance. Ainsi, dans le cadre de la propagation, faire preuve de sagesse consiste à s’exprimer d’une manière qui non seulement dissipe l’ignorance d’autrui, mais qui demeure également accessible et intelligible pour l’auditoire, en fonction de son niveau de connaissance.

Il arrive que certains individus cherchent à transmettre leur message en recourant à un langage ostentatoire que les autres ne comprennent pas réellement, se laissant davantage impressionner par la forme du discours que par son contenu. Cependant, notamment lors de grandes assemblées, l’emploi d’un langage clair et simple accroît la probabilité qu’un plus grand nombre de personnes saisissent pleinement le message et s’y attachent, plutôt que de se limiter à entendre des paroles dénuées de sens pour elles.

Sa Sainteté (a.b.a.) a poursuivi en citant le deuxième calife (r.a.), lequel a expliqué que certaines personnes ont parfois tendance à exagérer certains aspects ou à transmettre un message inexact lors de la propagation. Or, aucune exagération n’est nécessaire : il suffit de se concentrer fidèlement sur les enseignements du Saint Coran et du Saint Prophète (s.a.w.).

Dieu déclare dans le Saint Coran :

« Celui qui s’égare ne peut vous nuire si vous demeurez sur la bonne voie. » (Le Saint Coran, 5:106)

Ainsi, il ne saurait être admis que l’on se permette d’énoncer des propos dénués de véracité. Il incombe au contraire de demeurer en toute circonstance fidèle à la vérité et de confier la guidance d’autrui à Dieu. Sa Sainteté (a.b.a.) a également rapporté les propos du deuxième calife (r.a.), selon lesquels la sagesse consiste aussi à s’exprimer de manière appropriée en tenant compte du contexte, notamment du temps et du lieu. Dès lors, plutôt que de tenir des paroles dont on sait qu’elles susciteront l’irritation de l’interlocuteur, il convient d’adopter un discours mesuré, permettant à celui-ci d’écouter avec sérénité et de recevoir le message avec réceptivité.

Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé que Dieu déclare dans le Saint Coran :

« Assurément, ton Seigneur sait le mieux qui s’est égaré de Sa voie ; et Il connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. » (Le Saint Coran, 16:126)

En d’autres termes, la propagation du message doit s’effectuer de manière constante et réfléchie, empreinte de sagesse. Parallèlement, il ne convient pas de se laisser gagner par le découragement lorsque les efforts paraissent infructueux ou lorsque l’on éprouve le sentiment de ne pas posséder un savoir suffisant. La responsabilité incombe également à la personne à laquelle le message est adressé. Dieu affirme que notre devoir se limite à transmettre le message, et qu’en définitive, c’est Dieu Lui-même qui accorde la guidance aux cœurs.

Mettre ses actes en conformité avec ses paroles

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le Messie Promis (as) qui, en se référant au Saint Coran, a rappelé la parole divine : « Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? » (Saint Coran, 61:3). Autrement dit, il arrive que certaines personnes soient convaincues par les arguments présentés, mais qu’elles s’en détournent par la suite en raison de l’incohérence entre les paroles et les actes de ceux qui les ont exposés. Il est donc impératif que celui qui propage le message mette en pratique ce qu’il prêche. Un véritable croyant ne saurait tolérer le moindre décalage entre son discours et sa conduite. Bien au contraire, l’harmonisation des paroles et des actes revêt une importance capitale et constitue, de fait, l’un des moyens les plus efficaces de transmission du message. La manière la plus éloquente de diffuser les enseignements de l’islam consiste à les incarner concrètement à travers son comportement. Ainsi, il ne convient pas de se satisfaire d’une propagation exclusivement verbale ; la véritable propagation exige plutôt de manifester, par son propre exemple, la beauté et la véracité des enseignements de l’islam, ainsi que la transformation profonde et révolutionnaire qu’ils opèrent dans la vie de l’individu.

Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite cité le Messie Promis (a.s.), lequel a expliqué que l’objectif de la propagation ne consiste pas uniquement à affronter ou à débattre directement avec les détracteurs de la foi. L’enjeu fondamental réside plutôt dans la transmission des sublimes enseignements de l’islam au plus grand nombre. Il importe également de garder à l’esprit que chaque situation requiert une approche particulière — en d’autres termes, que chaque serrure possède sa clé —, ce qui signifie que la manière de s’exprimer doit être déterminée en fonction des circonstances et du contexte. Il n’existe donc pas de méthode universelle applicable en toute situation : la propagation exige au contraire une analyse attentive et une adaptation réfléchie à la personne et aux conditions dans lesquelles le message est transmis.

Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite cité le deuxième calife (r.a.), qui a évoqué l’exemple de Joseph (a.s.) et la sagesse avec laquelle il transmit son message. Alors qu’il se trouvait en prison en compagnie de deux autres détenus, Joseph (a.s.) choisit de ne pas s’exprimer d’une manière susceptible de les inquiéter. Il leur annonça au contraire qu’il parlerait brièvement et qu’il conclurait son propos avant l’arrivée du repas. Ainsi, lorsque les deux prisonniers lui demandèrent l’interprétation de leur rêve, Joseph (a.s.) sut que leur attention était pleinement acquise. Avant de leur fournir la réponse attendue, il exposa succinctement son propre message, profitant de leur écoute attentive, puis répondit à leur requête.

Sa Sainteté (a.b.a.) a également rapporté, sur la base des propos du deuxième calife (r.a.), l’exemple du Saint Prophète (s.a.w.). Aux premiers temps de la propagation de l’islam auprès des Mecquois, ceux-ci se montraient réticents à écouter son message. À une occasion, le Saint Prophète (s.a.w.) organisa un dîner dans l’intention de s’adresser à eux ; toutefois, lorsqu’il tenta de transmettre son message, les convives se dispersèrent. Par la suite, il organisa un autre repas et, cette fois, transmit son message avant que la nourriture ne soit servie, sachant que l’attente du repas inciterait les personnes présentes à demeurer assises et attentives. Cet épisode illustre la nécessité d’adopter des méthodes empreintes de sagesse dans la transmission du message, tout en veillant à ne pas l’imposer comme un fardeau à autrui.

Sa Sainteté (a.b.a.) a abordé l’allégation formulée par certains musulmans non ahmadis selon laquelle les ahmadis ne participeraient pas au djihad, voire en rejetteraient le principe. Or, la conception du djihad à l’époque contemporaine diffère fondamentalement de celle qui prévalait dans des contextes antérieurs. De nos jours, le djihad consiste essentiellement à propager le message de l’Islam Ahmadiyya et à aider les peuples du monde entier à comprendre et à reconnaître les enseignements authentiques de l’islam. Il est donc erroné d’affirmer que les ahmadis ne prennent pas part au djihad ; il convient plutôt de comprendre que les modalités de son accomplissement ont effectivement évolué à notre époque. Le Messie Promis (a.s.) a d’ailleurs déclaré que l’ère actuelle est celle du djihad de la plume, c’est-à-dire de la diffusion du message de l’islam par le discours, l’écrit et les moyens intellectuels.

Sa Sainteté (a.b.a.) a en outre souligné que de nombreux musulmans acceptent le principe de la venue du Messie des derniers jours, tout en rejetant paradoxalement le message lorsqu’il leur est annoncé que ce Messie est déjà apparu. S’engager dans des controverses fondées sur des analyses lexicales de termes ou d’expressions particulières ne saurait apporter de bénéfice réel. Il conviendrait plutôt d’affirmer que l’objectif fondamental demeure l’établissement de la suprématie de l’islam à l’échelle mondiale, le Saint Prophète (s.a.w.) ayant été investi d’une mission universelle. Tant que l’humanité ne sera pas rassemblée sous la bannière de l’islam, comment pourrait-on prétendre avoir accompli une œuvre véritablement significative ? Le djihad ne portera des fruits durables que lorsque cette finalité sera atteinte, car tel est l’enjeu véritable.

À l’inverse, le djihad que certains autres musulmans cherchent à entreprendre est-il réellement porteur de bienfaits ? La réponse est manifestement négative. Par conséquent, chaque Ahmadi est tenu de s’engager dans le djihad de la plume avec sagesse et discernement, et non dans celui de l’épée.

L’immense responsabilité des missionnaires

Sa Sainteté (a.b.a.) s’est adressé aux missionnaires de la Communauté en soulignant l’ampleur de la responsabilité qui leur incombe. Ceux-ci sont appelés non seulement à veiller à la formation morale et spirituelle des membres de la Communauté, mais également à aider les individus à développer un attachement sincère et profond à Dieu. Dans cette perspective, ils ont aussi pour devoir de contribuer à l’élévation intellectuelle des fidèles, les préparant ainsi au véritable djihad tel qu’il a été exposé par le Messie Promis (a.s.). Ce n’est qu’à cette condition que les missionnaires pourront être considérés comme ayant pleinement honoré leur serment.

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le deuxième calife (r.a.), qui s’adressait aux missionnaires en affirmant qu’un missionnaire doit d’abord œuvrer à la purification de sa propre âme avant de chercher à instaurer cette même purification au sein de la Communauté. Il doit cultiver l’habitude d’accomplir les prières surérogatoires de l’aube (Tahajjud) et orienter l’attention de la Communauté vers l’adoration divine. Les missionnaires sont tenus de s’engager dans une étude approfondie du Saint Coran et d’encourager la Communauté à en faire de même. De la même manière, ils doivent persévérer dans le souvenir d’Allah et inciter les membres de la Communauté à suivre cet exemple.

En outre, le missionnaire doit disposer d’une bibliothèque personnelle afin de développer et d’entretenir le goût de la lecture. À l’époque contemporaine, une vaste richesse de connaissances ainsi qu’une abondante littérature propre à la Communauté sont aisément accessibles, notamment par l’intermédiaire du site alislam.org. Par ailleurs, le missionnaire doit placer une confiance absolue en Allah et Le reconnaître comme la source première de toute chose, puisque tout ce que nous recevons émane de Lui. Les missionnaires doivent entretenir des relations harmonieuses avec autrui, car celles-ci contribuent à élargir le champ de la propagation. Le missionnaire doit également faire preuve d’une ferme détermination à combattre le mal avec courage et à cultiver cette même détermination au sein de la communauté. Enfin, la constance revêt une importance capitale : la ferveur vouée à l’adoration et à la propagation ne saurait se limiter à un enthousiasme passager de quelques jours. Ainsi, lorsque la persévérance s’enracine chez les missionnaires, cette qualité s’implantera durablement au sein de la communauté. Lorsque l’ensemble de ces qualités sera pleinement cultivé, nous serons alors en mesure d’opérer un changement profond et véritablement révolutionnaire dans le monde.

Sa Sainteté (a.b.a.) a conclu en soulignant l’ampleur des responsabilités qui nous incombent, au sein desquelles les missionnaires occupent une place centrale. Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite imploré qu’Allah accorde à chacun la capacité de s’acquitter pleinement de ces responsabilités.

Résumé préparé par La Revue des Religions.

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