Résumé du sermon du Calife

La confiance exemplaire du Messie Promis (as) en Allah

Résumé du sermon du vendredi 25 septembre 2026 prononcé par Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba).

Après avoir récité le Tashahhud, le Ta‘awwuz et la sourate al-Fatihah, Sa Sainteté, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba), a déclaré qu’au cours des sermons précédents, il avait évoqué le modèle sublime de confiance en Allah établi par le Saint Prophète (sa). À notre époque, le serviteur véritable du Saint Prophète (sa), le Messie Promis (as), a suivi cet exemple parfait à travers ses actes et ses enseignements et c’est ce que Sa Sainteté (aba) a annoncé vouloir désormais mettre en lumière.

Le véritable contentement par une confiance totale en Dieu

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui enseignait que si certaines personnes se fient exclusivement aux moyens matériels, ces derniers finissent inévitablement par s’épuiser ou faire défaut. C’est pourquoi il convient de toujours solliciter l’aide de Dieu. Ainsi, après avoir fait usage des moyens matériels, on doit se tourner vers Dieu afin qu’Il les rende fructueux.

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui expliquait qu’être pleinement satisfait de Dieu consiste à placer en Lui sa confiance totale, à se tourner vers Lui et à ne nourrir à Son égard ni le moindre doute, ni le moindre grief. De même, pour acquérir l’agrément divin, il est indispensable d’atteindre les plus hauts degrés de la piété et de l’obéissance, à l’instar des compagnons du Saint Prophète (sa). Ces derniers ont forgé un lien si profond avec Dieu qu’ils nous ont été présentés en exemple. On rapporte que Jésus (as) guérissait les malades ; toutefois, cela a-t-il renforcé la foi de ses disciples en Dieu ? En vérité, on ne saurait trouver chez ses disciples un niveau élevé de confiance en Dieu sur le seul fondement de ces guérisons. De tels prodiges ne peuvent en effet engendrer une confiance authentique en Dieu ; ce n’est qu’en établissant un lien personnel fort avec le Créateur que l’on peut parvenir à une relation véritable qui mène à Son agrément.

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui a écrit :

« Rappelez-vous également qu’il n’existe aucun baume aussi apaisant et réconfortant pour guérir les blessures de l’affliction que la confiance en Allah Tout-Puissant. Celui qui place sa confiance en Allah Tout-Puissant trouve en lui-même consolation et sérénité, y compris au cœur des épreuves et des adversités les plus rigoureuses. Il ne ressent en son âme ni amertume, ni tourment. Dans le pire des cas, l’issue d’une telle épreuve peut être la mort, si tel est le décret divin inéluctable.

Néanmoins, qu’en adviendrait-il ? Ce monde n’est, de toute manière, pas une demeure éternelle. Pour chacun viendront inévitablement le jour et l’heure où il faudra quitter ce bas monde. Dès lors, si la mort en est l’aboutissement, quel préjudice cela causerait-il ? Pour le croyant, cette mort est plus réconfortante encore, car elle devient le moyen de s’unir à l’Aimé. Il en est ainsi parce qu’il possède une foi absolue en Allah Tout-Puissant, qu’il se fie à Son omnipotence et qu’il sait que la vie future lui réserve une félicité éternelle.

Par conséquent, une simple calamité — qu’il s’agisse d’une maladie ou de toute autre affliction — ne saurait être en soi une cause de souffrance ou de tourment. Au contraire, n’est considérée comme un châtiment douloureux que la calamité où font défaut la foi et la confiance en Allah Tout-Puissant ; la personne qui la subit endure alors un terrible tourment. Quant à celui qui s’imaginerait échapper à la mort, il se trompe, car Allah Tout-Puissant a décrété que ce monde est éphémère. Un Enfer très douloureux attend une telle personne dans l’au-delà, et elle doit s’y préparer. » (Malfuzat, vol. 7, p. 384-385)

Comprendre la différence entre épreuve et châtiment à la lumière d’une confiance totale en Allah

Sa Sainteté (aba) a souligné que ces propos répondent également à la question que l’on se pose souvent : comment discerner si une difficulté relève d’un châtiment divin ou d’une épreuve ?

Sa Sainteté (aba) a ensuite cité le Messie Promis (as), qui affirme :

« Ne pensez pas qu’Allah Tout-Puissant soit faible. En vérité, Il est le Possesseur d’une puissance immense. Lorsque vous placez votre confiance en Lui pour obtenir Son soutien dans toute affaire, Il viendra à votre secours. “Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit.” » (Malfuzat, vol. 1, p. 11)

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui expliquait que ceux qui placent une confiance absolue en Dieu ne sont pas accablés par les soucis de ce monde. En vérité, ceux qui se fient entièrement à Dieu sont semblables à ceux qui posséderaient des milliers de trésors, car leur contentement ne provient d’aucune richesse matérielle ; il découle du fait que quiconque se voue pleinement à Dieu et s’en remet à Lui ne sera jamais abandonné dans l’indigence. Certes, ils rencontrent des difficultés en chemin, mais Dieu ne les délaisse jamais.

Le soutien divin et la confiance totale en Dieu

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui expliquait l’un des signes relatifs à l’avènement du Messie : la prophétie selon laquelle il descendrait les mains posées sur les épaules de deux anges. Cela symbolise le fait que le savoir du Messie Promis (as), sa lumière spirituelle intérieure et sa connaissance intime de Dieu seraient soutenus par les anges directs. En d’autres termes, son savoir ne résulterait pas de la simple étude des livres, mais d’un enseignement dispensé directement par Dieu. De surcroît, Dieu Lui-même pourvoirait à tous ses besoins.

Sa Sainteté (aba) a ensuite cité les paroles du Messie Promis (as) :

« Je trouve la disposition de mon cœur singulière. Lorsque l’air devient extrêmement humide et que la chaleur se fait étouffante, les gens se mettent à espérer, avec assurance, que la pluie ne tardera pas à tomber. De même, lorsque je constate que mon coffre est vide, j’éprouve la conviction ferme, fondée sur la grâce divine, qu’il sera bientôt rempli ; et c’est exactement ce qui advient. »

Puis le Messie Promis (as) a juré par Allah Tout-Puissant et a déclaré :

« Lorsque ma bourse est vide, la joie et la béatitude que j’éprouve en m’en remettant à Allah Tout-Puissant dépassent tout ce que je pourrais exprimer. L’état dans lequel je me trouve en pareil moment m’apporte un réconfort et une sérénité bien plus grands que lorsque ma bourse est pleine. » (Malfuzat, vol. 2, p. 43)

La prière : une force dans les moments de difficulté

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui enseignait que toutes les difficultés peuvent être surmontées et dissipées par la prière. Bien qu’il soit naturel d’éprouver de l’inquiétude dans les moments difficiles, le croyant ne doit jamais se départir de sa confiance en Dieu. En d’autres termes, il ne doit jamais désespérer, le désespoir étant le propre des mécréants. Certes, on est inévitablement confronté à des soucis, mais la foi chasse le doute, et ces soucis se dissipent par la foi et la prière.

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui déclarait :

« Le second aspect de la prière consiste à réformer son être et à acquérir la capacité d’accomplir des œuvres vertueuses afin d’obtenir une fin heureuse. À cet égard, c’est dans la mesure où l’on place sa confiance en Allah l’Exalté, où l’on a foi en Lui et où l’on chemine sans se lasser, que l’on récoltera d’excellents fruits. Toutes les difficultés seront aplanies, et le suppliant atteindra le rang élevé de la droiture. » (Malfuzat, vol. 7, p. 74)

La confiance en Dieu plutôt que les ambitions mondaines

Sa Sainteté (aba) a relaté le témoignage d’un hindou qui, connaissant le Messie Promis (as) depuis son enfance, attestait qu’il ne s’était jamais tourné vers les préoccupations mondaines. Il passait au contraire tout son temps à la mosquée. Il ne médisait jamais et, même en jouant, ne se conduisait jamais mal, comme le font souvent les enfants. D’un point de vue purement matériel, les gens se demandaient ce qu’il adviendrait de lui. Son propre père s’inquiétait de son avenir et à ses moyens de subsistance, lui proposant même de l’aider à trouver un emploi grâce à ses relations auprès de divers fonctionnaires et hauts dignitaires. Ce à quoi le Messie Promis (as) répondait qu’il était déjà au service de Celui qui est le Supérieur de tous les supérieurs, le Juge de tous les juges, Celui qui a pouvoir sur toute chose. Néanmoins, par obéissance à son père, le Messie Promis (as) acceptait de chercher du travail.

C’était là l’expression de sa confiance en Dieu, au point que son père lui-même finit par reconnaître la grandeur spirituelle de son fils, affirmant qu’il n’était pas un homme, mais un ange. Ce récit fit même monter les larmes aux yeux de l’hindou qui le rapportait.

Sa Sainteté (aba) a mentionné que le Messie Promis (as) conseillait, si l’on devait se présenter devant un juge ou une haute autorité, de réciter au préalable sept fois la sourate d’ouverture du Saint Coran (Al-Fatihah), puis d’écrire de son doigt sur son front sept fois : « Ô Toi qui es le Puissant ».

On obtient ainsi gain de cause. Cela reflétait le détachement du Messie Promis (as) vis-à-vis des moyens matériels et sa confiance totale en Dieu.

Une conviction totale fondée sur la confiance en Dieu

À une autre occasion, le Messie Promis (as) a affirmé que même si le pire des hommes venait à intenter une action en justice contre lui, il avait la ferme conviction qu’en définitive, l’issue de l’affaire serait celle que Dieu aurait voulue.

Sa Sainteté (aba) a rapporté qu’au cours d’un procès, tout indiquait que le magistrat allait rendre un jugement défavorable au Messie Promis (as). L’entourage du Messie Promis (as) était plongé dans une vive inquiétude. Cependant, le Messie Promis (as) déclara avec assurance : « Quelqu’un peut-il jamais porter atteinte au lion de Dieu ? » Non seulement ce magistrat fut muté avant le dénouement de l’affaire, mais il fut par la suite purement et simplement rétrogradé. Son successeur statua quant à lui en faveur du Messie Promis (as). Tout au long de cette épreuve, le Messie Promis (as) ne se départit jamais de sa confiance en Dieu.

Sa Sainteté (aba) a prié pour que chacun ait la capacité de suivre cet exemple de confiance en Dieu établi par le Messie Promis (as), dans l’obéissance à son maître, le Saint Prophète (sa).