Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta’awwouz et la sourate al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a déclaré qu’il continuerait de relater des épisodes illustrant à quel point le Messie Promis (as) plaçait sa confiance en Allah le Tout-Puissant.
Sa Sainteté (aba) a déclaré que chaque fois qu’il tombait malade, le Messie Promis (as) ne se fiait jamais à une seule forme de traitement : il recourait à la fois aux médecines occidentale et orientale et consultait divers médecins, tout en priant parallèlement à ces différents traitements.
La différence entre les gens ordinaires et les prophètes face à l’inquiétude
Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui expliquait la différence entre l’anxiété ressentie par les prophètes et celle éprouvée par les personnes ordinaires.
Il expliquait que l’anxiété est une émotion que tout être humain affronte, y compris les prophètes. Par exemple, le Saint Prophète (sa) lui-même a ressenti de l’inquiétude lors de la bataille de Badr. La différence majeure réside dans le fait que, même en proie à l’anxiété, les prophètes ne désespèrent jamais. Ils possèdent la certitude absolue que Dieu ne les laissera jamais périr.
Le Messie Promis (as) expliquait que s’il se retrouvait jeté dans le feu, il ressentirait assurément et naturellement de l’inquiétude ; cependant, il ne craindrait jamais que Dieu le laisse périr et garderait l’espoir que Dieu ordonne au feu de devenir fraîcheur, tout comme Il le fit pour Abraham (as).
Les autres, en revanche, cèdent au désespoir dans les moments d’angoisse. Ainsi, le croyant doit suivre l’exemple des prophètes et ne jamais laisser le désespoir l’envahir, même dans les moments d’inquiétude ; il doit au contraire placer toute sa confiance en Dieu.
Le feu d’Abraham (as) et la foi inébranlable du Messie Promis (as)
Sa Sainteté (aba) a raconté que le premier Calife, Hazrat Hakim Maulvi Nooruddin (ra), expliquait que le feu dans lequel Abraham (as) avait été jeté était le feu du combat — dont il avait été sauvé —, car il aurait été difficile de sortir indemne d’un feu physique.
Un jour, quelqu’un rapporta cette explication au Messie Promis (as). Ce dernier demanda que l’on fasse savoir à Hazrat Hakim Maulvi Nooruddin (ra) qu’il devait retirer cette explication de son livre, car il avait été révélé au Messie Promis (as) que le feu lui était assujetti, et qu’il l’était même à ses serviteurs.
Le Messie Promis (as) précisa que la peste n’était rien de moins qu’un feu qui s’était propagé de toutes parts, mais que sa propre demeure en avait été épargnée. Ainsi, si Abraham (as) fut sauvé, ce fut de la même manière que le Messie Promis (as) fut préservé de la peste. Telle était la confiance du Messie Promis (as) en Dieu que, dès lors qu’il était dit qu’Abraham (as) avait été sauvé du feu, il en avait la certitude absolue.
On n’est jamais privé lorsqu’on se fie à Dieu
Sa Sainteté (aba) a partagé un récit illustrant la providence divine :
Un jour, le responsable de la cuisine communautaire sollicita des fonds auprès du Messie Promis (as) pour acheter certains ingrédients. Le Messie Promis (as) répondit qu’il ne disposait d’aucun argent sur le moment, mais que Celui pour Qui ces invités étaient venus fournirait certainement des moyens. Peu après, un homme vêtu de haillons s’approcha du Messie Promis (as), lui remit un paquet et repartit. En l’ouvrant, le Messie Promis (as) y trouva de l’argent. Il fit rechercher l’homme qui avait apporté ce paquet, mais celui-ci demeura introuvable. Le Messie Promis (as) fit alors venir le responsable de la cuisine et lui remit la somme nécessaire à l’achat des ingrédients.
Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as) qui a déclaré :
« Le véritable Pourvoyeur est Dieu Tout-Puissant. Une personne qui place sa confiance en Lui ne peut jamais être privée de provisions. Dieu pourvoit aux besoins de celui qui place sa confiance en Lui par toutes les voies et de tous les lieux. Dieu Tout-Puissant déclare que, sur celui qui s’en remet à Lui et Lui fait confiance, Il fait pleuvoir les provisions du ciel et les fait pousser sous ses pieds. Par conséquent, chacun doit placer sa confiance en Dieu Tout-Puissant. »
— (Malfuzat, Traduction anglaise, Vol. 9, p. 370)
Comment la confiance en Dieu peut vous transformer complètement
Sa Sainteté (aba) a déclaré qu’une fois, le fils du Messie Promis (as), alors âgé de neuf ans, Hazrat Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (ra), demanda à son père de lui raconter une histoire.
Le Messie Promis (as) lui raconta qu’autrefois, un saint homme en voyage traversait une jungle où sévissait un brigand qui dépouillait tous les passants. Alors que le voleur s’apprêtait à le détrousser, l’homme pieux lui récita ce verset :
« Et au ciel se trouve votre subsistance, et aussi ce qui vous est promis. » (Le Saint Coran, Sourate 51 : 23)
Le saint homme exhorta alors le brigand à cesser de voler, l’assurant que Dieu pourvoirait Lui-même à ses besoins.
Le brigand fut profondément touché par ces paroles et cessa de voler. Après avoir abandonné ses méfaits, il entra en possession de récipients en or et en argent dans lesquels il prenait désormais ses repas.
Quelque temps plus tard, le saint homme traversa de nouveau la même forêt. Le voleur, devenu un homme pieux et vertueux, lui raconta comment sa vie avait changé et lui demanda de lui réciter un autre verset du Coran. Le saint homme lui récita alors :
« Et par le Seigneur du ciel et de la terre, c’est bien la vérité, tout comme il est vrai que vous parlez. » (Le Saint Coran, Sourate 51 : 24)
En entendant ces mots, l’homme fut si ému qu’il redoubla de piété. Le Messie Promis (as) expliqua alors à son fils que telle était la puissance de la confiance en Dieu (Tawakkul), et que telle était la richesse que l’on peut obtenir simplement en plaçant sa confiance en Dieu.
Éduquer les enfants à la confiance en Dieu
Sa Sainteté (aba) a souligné que certains pensent à tort que les enfants ne peuvent pas saisir de tels enseignements. Or, le Messie Promis (as) a expliqué cette notion à son fils de neuf ans. Cela montre que, selon l’enseignement du Messie Promis (as), la confiance en Dieu (Tawakkul) doit être inculquée aux enfants dès le plus jeune âge.
L’histoire de l’homme et du chien
Sa Sainteté (aba) a rapporté que le Messie Promis (as) avait l’habitude de raconter l’histoire d’un saint homme consacré à la prédication :
Après plusieurs jours passés sans rien manger, l’homme décida de se rendre en ville pour solliciter de la nourriture auprès d’un ami, qui lui remit un repas. Alors qu’il repartait, le chien de son ami le suivit en remuant la queue. Estimant que l’animal avait lui aussi un droit sur ce repas pour avoir veillé sur la maison, l’homme lui donna un tiers de la nourriture. Mais le chien continua à le suivre. Il lui en donna un second tiers, mais l’animal persista. Se retrouvant avec seulement un tiers de son repas, l’homme qualifia le chien d’éhonté de le poursuivre alors que lui-même était affamé. À cet instant, il reçut une vision dans laquelle le chien lui répondit :
« Tu m’appelles éhonté alors que je ne suis qu’un chien ? Je suis resté affamé sept jours d’affilée sans jamais quitter mon poste de garde devant cette maison. Toi, tu n’as été affamé que trois jours et tu as déjà abandonné ton poste de prédication pour venir en ville. Dis-moi, qui de nous deux est éhonté ? »
Ces paroles lui ouvrirent les yeux : l’homme donna le reste de la nourriture au chien et rentra chez lui. À son retour, il trouva quelqu’un assis devant un repas copieux, qui lui demanda où il était passé, car il l’attendait.
La morale de cette histoire est que la confiance en Allah (Tawakkul) exige de s’en remettre uniquement à Lui. On peut certes recourir aux moyens matériels, mais c’était là la manière dont Dieu éprouvait cet homme vertueux.
Une personne vertueuse ne dépend que de Dieu
Sa Sainteté (aba) a cité les paroles du Messie Promis (as) :
« À mon avis, les plus grands idolâtres sont les alchimistes. Ils errent en vain à la recherche de la subsistance et ne tirent pas profit des moyens qu’Allah l’Exalté a fournis pour son obtention licite, ni ne placent leur confiance en Dieu Tout-Puissant, alors qu’Il dit :
“Et au ciel se trouve votre subsistance, et aussi ce qui vous est promis.” (Le Saint Coran, Sourate 51 : 23)
Je veux informer ces gens avides d’une recette d’alchimie à la condition qu’ils la mettent en pratique. Dieu Tout-Puissant déclare :
“Et celui qui craint Allah – Il ménagera une issue pour lui, et Il pourvoira à ses besoins d’où il ne s’y attend pas.” (Le Saint Coran, Sourate 65 : 3-4)
Ainsi, la Taqwa [la droiture] est une qualité telle que quiconque l’atteint, c’est comme s’il avait obtenu toutes les bénédictions du monde. Rappelez-vous qu’un homme vertueux ne dépend jamais de personne ; il est à un rang tel que tout ce qu’il désire, Dieu le lui fournit avant même qu’il ne le demande.
Une fois, je vis Allah l’Exalté sous la forme d’une manifestation [humaine] dans une vision. Passant Son bras autour de mon cou, Il me dit :
“Si tu te consacres à Moi, le monde entier sera à toi.”
C’est là la formule éprouvée par tous les Prophètes, les Auliya’ [Saints] et les Vertueux. Les ignorants abandonnent cette formule et errent sans but à la recherche de racines et d’arbustes. S’ils avaient déployé le même effort dans la recherche du Créateur de ces racines et de ces arbustes, ils auraient atteint tous leurs objectifs. »
— (Malfuzat, Traduction anglaise, Vol. 9, pp. 236-237)
Une foi inébranlable en la Parole divine
Sa Sainteté (aba) a cité Hazrat Mirza Bashir-Ud-Din Mahmud Ahmad (ra), qui racontait que lorsqu’il avait environ six ans, le Messie Promis (as) avait fait une prophétie concernant le décès d’Abdullah Atham.
Le jour marquant l’échéance de cette prophétie, les gens étaient extrêmement anxieux. Après la prière du début de soirée, le Messie Promis (as) s’assit au sein de l’assemblée et exprima son mécontentement envers ceux qui avaient prié avec anxiété pour que la prophétie s’accomplisse ce jour-là précis.
Le Messie Promis (as) demanda alors :
Quelqu’un pourrait-il se soucier de l’honneur de la parole de Dieu plus que Dieu Lui-même ? Si Dieu annonce un événement, nous devons être absolument certains qu’il se réalisera. Cependant, si nous avons mal compris ce que Dieu a dit, Dieu ne saurait être lié par notre méprise. Ainsi, ayant foi en Lui, nous devons conserver la conviction ferme que tout ce qu’Il dit s’accomplira, la manière dont cela se réalise relevant exclusivement de Dieu Tout-Puissant.
La confiance en la Parole de Dieu
Sa Sainteté (aba) a relaté qu’un jour, alors que le Messie Promis (as) rédigeait la section arabe de son ouvrage A’ina Kamalat-e-Islam, il remit une copie de deux pages à Hazrat Hakim Maulvi Noor-Ud-Din (ra) afin qu’il en organise la traduction en persan. Malheureusement, Hazrat Hakim Maulvi Noor-Ud-Din (ra) égara par mégarde ces deux pages et, malgré de longues recherches, ne put les retrouver, ce qui le plongea dans une grande inquiétude. Informé de la situation, le Messie Promis (as) sortit, comme à son habitude, en souriant, sans le moindre signe de mécontentement. Avec une profonde bienveillance, il s’excusa même de la peine que cet incident avait causée à Hazrat Hakim Maulvi Noor-Ud-Din (ra). Puis il se dit pleinement confiant que Dieu lui permettrait de rédiger un texte encore meilleur que celui de ces deux pages. Cet épisode témoigne autant de sa bienveillance extraordinaire que de sa confiance absolue en Dieu.
Le renouvellement divin de la communauté
Sa Sainteté (aba) a cité les paroles du Messie Promis (as) :
« Allah l’Exalté, s’adressant au Saint Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), dit dans le Saint Coran à propos des Compagnons :
“C’est le Dieu Qui t’a fortifié de Son aide et par les croyants, et Qui a mis dans leurs cœurs une telle affection que même si tu avais dépensé tous les trésors de la terre, tu n’aurais pas pu créer un tel amour ; mais Dieu a créé cette affection entre eux. Il est le Dieu Puissant et Sage.” (Le Saint Coran, Sourate 8 : 63-64)
Le Dieu Qui a accompli cela par le passé peut le renouveler aujourd’hui encore, et nous plaçons notre entière confiance en Lui pour l’avenir. L’esprit de la grâce divine insuffle la vie à toute œuvre décrétée par Sa volonté.
De même que le jardin que le jardinier irrigue devient frais et verdoyant, Dieu Tout-Puissant accorde progrès et renouveau à la communauté de Ses messagers. Les sectes fondées uniquement sur des efforts humains se divisent en quelques jours ; ainsi les Brahmos ont prospéré quelques jours, puis se sont arrêtés, et déclinent de jour en jour, car ils reposaient uniquement sur l’intellect humain.
Dieu Tout-Puissant a fait de grandes promesses concernant ma Jama’at. Aucun intellect humain, aucune prévoyance ni aucun moyen matériel ne peuvent nous mener à la réalisation de ces promesses. Allah l’Exalté fournira tous les moyens et cette œuvre sera menée à son terme.
Même si le nombre de membres de ma Jama’at atteignait deux millions ou deux millions et demi, ce ne serait encore rien — les Sikhs sont tout aussi nombreux. Mon désir est que le monde entier soit rempli de cette Jama’at, et cela n’est pas l’œuvre d’un homme. La vie d’un individu peut s’éteindre à tout moment ; que peut faire un seul homme ? Néanmoins, Dieu, Lui, peut tout accomplir. »
— (Malfuzat, Traduction anglaise, Vol. 7, pp. 300-301)
La confiance en Dieu Tout-Puissant est la clé du succès
Sa Sainteté (aba) a cité les paroles du Messie Promis (as) soulignant l’importance de la confiance en Dieu (Tawakkul) face aux épreuves :
« La vérité est que la confiance en Dieu est l’unique chose qui puisse faire réussir l’homme et lui faire atteindre ses objectifs. Allah l’Exalté déclare :
“Allah suffit à quiconque place sa confiance en Allah l’Exalté”, à condition qu’il progresse en toute chose avec honnêteté, un cœur sincère et une véritable compréhension de la confiance en Dieu. Il doit faire preuve de patience et de persévérance, sans jamais se retirer par crainte des adversités.
Ce monde est une demeure temporaire et transitoire, tout comme l’est tout ce qui s’y trouve et les affaires qui y sont associées. Par conséquent, il est essentiel pour l’homme de s’en affliger moins et de se préoccuper davantage de l’au-delà. Si le souci de la religion vient à prévaloir chez l’homme, Dieu devient Lui-même le garant de ses affaires temporelles.
Il est regrettable de voir que de grandes calamités surviennent chaque jour sans que les gens y prêtent attention ni s’en soucient. Même les mécréants de l’époque de Moïse (as) faisaient preuve d’une plus grande prise de conscience : lorsque les châtiments s’abattaient sur eux, ils devenaient au moins attentifs et disaient qu’ils accepteraient la foi si seulement ces calamités diminuaient. Cependant, les mécréants d’aujourd’hui sont encore plus endurcis que ne l’étaient ces derniers, étant donné qu’ils ne sont nullement troublés bien que des calamités toujours nouvelles surviennent et que la colère de Dieu descende sous des formes sans cesse renouvelées.
Regardez seulement combien mortelles ont été les attaques de cette seule peste ! Combien déchirante fut la destruction qui a eu lieu, au point que l’on frissonne de peur au seul récit de ces événements, et pourtant personne n’en fut ému. Ces peuples anciens demandaient à Moïse (as) de prier pour eux dans une telle crise, mais les gens d’aujourd’hui disent que ce n’est pas grand-chose — que de telles choses arrivent et que de telles calamités surviennent tout le temps.
C’était la promesse faite par Dieu depuis toujours que diverses calamités surviendraient dans les Derniers Jours. Certains accepteraient la vérité à ce moment-là, mais la plupart périraient. Dieu montre en effet des Signes, mais seuls en bénéficient ceux qui sont croyants, et ils ne sont que peu nombreux. »
— (Malfuzat, Traduction anglaise, Vol. 10, pp. 319-320)
Prière finale
Sa Sainteté (aba) a prié pour qu’Allah permette aux gens attachés à ce monde de recouvrer la raison et de reconnaître Dieu. Puissent ceux qui ont accepté le Messie Promis (as) voir leur foi et leur certitude renforcées, et puissent-ils élever le niveau de leurs prières et de leur confiance en Dieu.









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