Résumé du sermon du Calife

La vie de contentement et de simplicité du Saint Prophète (sa)

Résumé du sermon du vendredi 16 octobre 2026 prononcé par Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba).

Après avoir récité le Tashahhud, le Ta’awwuz et la sourate al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a récité le verset suivant du Saint Coran :

« Dis : “Je ne vous demande pour cela aucune récompense, et je ne suis pas non plus de ceux qui s’adonnent à l’affectation.” » (Le Saint Coran, 38 : 87)

Sa Sainteté (aba) a expliqué que, dans ce verset, Dieu a ordonné au Saint Prophète (sa) d’annoncer que le message qu’il propageait était exclusivement destiné au bien des gens et à l’amélioration de leur vie dans ce monde et dans l’au-delà. Il ne sollicitait en retour aucune récompense ni compensation, sa rétribution incombant à Celui qui possède tous les trésors de l’univers. Il n’avait aucun besoin ni désir de richesses matérielles. Dieu subvenait déjà Lui-même à tous ses besoins fondamentaux, et il ne lui fallait rien de plus. Telle était la simplicité du Saint Prophète (sa), qui s’est manifestée sous diverses formes tout au long de son existence.

Le désir du Saint Prophète (sa) d’être ressuscité parmi les humbles

Sa Sainteté (aba) a rapporté qu’un jour, le Saint Prophète (sa) a déclaré : « Les fils d’Adam n’ont de droit que sur une demeure, des vêtements pour se couvrir, du pain sec et de l’eau. » En réalité, le Saint Prophète (sa) décrivait là son propre mode de vie.

Sa Sainteté (aba) a ajouté qu’en une autre occasion, le Saint Prophète (sa) nous a enjoint d’aimer les pauvres et a invoqué en ces termes : « Ô Allah, fais-moi vivre dans l’humilité, mourir dans l’humilité et ressuscite-moi parmi les humbles. » De même, tout en exhortant les croyants à adopter la simplicité, le Saint Prophète (sa) a enseigné que la simplicité fait partie de la foi. Il a également affirmé qu’Allah aime assurément le croyant indigent, qui s’abstient de mendier et qui a une famille à sa charge. On peut en effet éviter de mendier en menant une vie simple et empreinte de contentement.

L’entrée des pauvres au Paradis avant les riches

Sa Sainteté (aba) a raconté que certains émigrés pauvres se sont un jour plaints auprès du Saint Prophète (sa), disant que Dieu avait accordé la prééminence aux riches par rapport à eux. Le Saint Prophète (sa) leur a répondu qu’un croyant pauvre entrera au Paradis 500 ans avant une personne fortunée. Quelle bénédiction pour ceux qui vivent dans la simplicité et le contentement ! Pourtant, le monde contemporain encourage l’avidité, au point que les esprits sont uniquement tournés vers le monde. Ceux qui se conforment aux enseignements du Saint Prophète (sa) récolteront assurément les récompenses d’Allah. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il faille demeurer dans l’inaction ; l’homme doit s’efforcer et déployer tous les moyens à sa disposition, puis, cela fait, incliner vers une vie simple et un esprit de contentement.

Sa Sainteté (aba) a rappelé qu’un jour, le Saint Prophète (sa) a recommandé de vivre dans ce monde à la manière d’un voyageur : au matin, n’attendez pas la nuit ; et la nuit, n’attendez pas le matin. En période de santé, préparez-vous aux moments de maladie ; et durant la vie, préparez-vous à la mort. En d’autres termes, en toute circonstance, il convient de garder à l’esprit l’agrément de Dieu et la rencontre avec Lui.

Le mécontentement du Saint Prophète (sa) face aux louanges excessives

Sa Sainteté (aba) a souligné que le Saint Prophète (sa) conseillait de ne pas le louer à l’excès, comme le firent les chrétiens à l’égard de Jésus (as) qu’ils finirent par élever au rang de divinité. Le Saint Prophète (sa) a exhorté ses compagnons à déclarer qu’il n’était qu’un serviteur de Dieu et Son Messager (sa). Un jour, une personne s’est adressée à lui en le qualifiant de « chef » ; le Saint Prophète (sa) a répondu que le véritable chef est Dieu. L’homme a ensuite affirmé que le Saint Prophète (sa) était le plus grand d’entre eux en bienveillance et en bonté ; le Saint Prophète (sa) l’a invité à cesser de tels propos et à revenir au sujet dont il souhaitait réellement parler, pour éviter que Satan ne l’incite. Le Saint Prophète (sa) n’a pas seulement enseigné la simplicité, mais aussi à éviter jusqu’aux formes les plus subtiles d’association de partenaires à Dieu.

Sa Sainteté (aba) a mentionné qu’à une autre occasion, des jeunes filles battaient du tambour en chantant les louanges des martyrs de Badr ainsi que celles du Saint Prophète (sa). Alors qu’elles déclaraient qu’un prophète qui savait ce qui arriverait le lendemain se trouvait parmi elles, le Saint Prophète (sa) les a arrêtées, car leur éloge franchissait les limites et tournait à l’association de partenaires à Dieu. Il leur a demandé de cesser ces louanges et de revenir au sujet initial, les martyrs de Badr.

Sa vie simple au foyer

Sa Sainteté (aba) a rappelé que le Saint Prophète (sa) résidait dans un logement modeste ne dépassant pas une pièce de dix pieds sur quinze, contiguë à la Mosquée du Prophète. Au fur et à mesure de ses mariages, d’autres pièces similaires furent aménagées. Alors que les autres demeures de la ville étaient construites en pierre, celles du Saint Prophète (sa) étaient faites d’argile et de palmier dattier. Selon certains récits, ces pièces mesuraient cinq mètres sur quatre, et le toit était si bas qu’il suffisait de lever la main pour le toucher. Après la disparition du Saint Prophète (sa), la plupart de ces demeures furent démolies, bien que certains compagnons aient souhaité qu’elles restent intactes afin que les gens puissent venir de partout pour voir l’extrême simplicité dans laquelle il avait vécu.

Sa Sainteté (aba) a indiqué que le Saint Prophète (sa) ne possédait pas de lit, mais dormait sur une couche posée à même le sol. Son épouse, Hazrat A’ishah (ra), a raconté qu’ils n’avaient souvent pour toute nourriture que des dattes et de l’eau. Le jour même de son décès, les seules provisions présentes dans sa maison se résumaient à des dattes et de l’eau.

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui écrit :

« Réfléchissez seulement à la manière dont, jusqu’à son dernier souffle, le Saint Prophète (sa) est resté attaché avec fermeté et constance à sa revendication de la prophétie, face à d’innombrables périls, ennemis, détracteurs et auteurs de menaces. Les persécutions et les épreuves qu’il a endurées pendant des années semblaient écarter toute possibilité de succès et s’intensifiaient de jour en jour. La patience avec laquelle il y a fait face exclut clairement tout dessein de gain matériel. Au contraire, dès l’instant où il a proclamé sa prophétie, il a perdu le peu de soutien qu’il possédait déjà. Par cette seule annonce, il s’est fait d’innombrables ennemis et a attiré sur lui d’incalculables tribulations. Il a été contraint à l’exil, traqué par des ennemis assoiffés de sang ; sa demeure et ses biens ont été détruits, et des tentatives répétées ont été faites pour l’empoisonner. Ceux qui autrefois lui voulaient du bien se sont retournés contre lui, et ses amis sont devenus des adversaires. Les rigoureuses épreuves qu’il a endurées si longtemps et avec tant de courage n’auraient jamais pu être supportées par un imposteur trompeur. Et lorsque, enfin, l’Islam est sorti victorieux, inaugurant une ère de prospérité et de quiétude, il n’a amassé aucune richesse, n’a bâti ni citadelles ni palais, n’a accumulé aucune réserve pour un mode de vie somptueux ou royal, et n’a fait l’acquisition d’aucun bien personnel. Au contraire, il a tout distribué aux orphelins, aux nécessiteux, aux veuves et aux personnes endettées, tandis que lui-même ne mangeait jamais à sa faim. »

— (Barahin-e-Ahmadiyya, Partie I, traduction anglaise, p. 127-128)

Sa Sainteté (aba) a ajouté que, selon Hazrat A’ishah (ra), la couche du Saint Prophète (sa) était faite de cuir rembourré de feuilles de palmier dattier. Hazrat Hafsah (ra) a raconté qu’elle avait l’habitude de plier en deux le drap sur lequel dormait le Saint Prophète (sa). Une nuit, elle se dit que, pour le confort du Saint Prophète (sa), elle devrait le plier en quatre. Le lendemain matin, le Saint Prophète (sa) lui demanda si elle avait modifié sa literie. Elle répondit que c’était la même literie, mais qu’elle l’avait pliée en quatre. Il lui demanda de rétablir le pliage initial, de peur que ce confort supplémentaire ne rende plus difficile le lever pour la prière. Cela ne signifiait pas que le Saint Prophète (sa) avait éprouvé de la difficulté à se lever, mais témoignait de son extrême vigilance à l’égard de tout ce qui aurait pu, à l’avenir, l’empêcher, même très légèrement, d’accomplir la prière.

Son regard tourné vers l’au-delà et non vers le monde

Sa Sainteté (aba) a raconté qu’un jour, Hazrat Umar (ra) rendit visite au Saint Prophète (sa) chez lui. En entrant dans la pièce, il le trouva étendu sur une natte d’herbe rêche qui avait laissé des empreintes visibles sur son dos. Face à cette scène, Hazrat Umar (ra) fondit en larmes et s’exclama que le Saint Prophète (sa) vivait dans de telles conditions alors que César et Chosroès vivaient dans un tel luxe. Le Saint Prophète (sa) lui répondit : « N’es-tu pas satisfait qu’ils aient ce monde pour eux et que nous ayons l’au-delà ? »

Ses conseils à sa fille

Sa Sainteté (aba) a rappelé que le Saint Prophète (sa) recommandait également la simplicité à ses enfants. Un jour, sa fille Hazrat Fatimah (ra) vint le trouver pour se plaindre de la pénibilité du broyage des grains. À cette époque, le Saint Prophète (sa) avait reçu quelques esclaves. Hazrat Fatimah (ra) retourna chez lui pour demander que l’un d’eux lui soit attribué, mais ne l’y trouva pas.

Plus tard, lorsque le Saint Prophète (sa) rentra chez lui, Hazrat A’ishah (ra) l’informa que Hazrat Fatimah (ra) était venue le voir. Le Saint Prophète (sa) se rendit alors chez elle et lui dit : « Veux-tu que je t’indique quelque chose de bien meilleur que ce que tu m’as demandé ? Lorsque tu vas te coucher, glorifie le nom de Dieu en disant “Allah est le Plus Grand” 34 fois, “Saint est Allah” 33 fois, et “Toute louange appartient à Allah” 33 fois. Cela vaut mieux que d’avoir un esclave. » Le Saint Prophète (sa) avait en effet pour coutume de ne rien conserver pour lui ou sa famille : toutes les richesses et tous les esclaves reçus étaient intégralement distribués parmi aux gens.

Un exemple pour les maris dans la manière de traiter leur épouse

Sa Sainteté (aba) a rappelé qu’au moment du mariage de Hazrat Fatimah (ra), le Saint Prophète (sa) l’envoya dans son nouveau foyer munie d’une pièce de soie, d’un coussin en cuir, de fibres de palmier dattier, de deux meules à grain et d’une outre. Telle était la simplicité du Saint Prophète (sa). S’il l’avait voulu, il aurait pu lui offrir bien plus. Les gens contractent souvent des emprunts pour doter leurs filles. Les compagnons du Saint Prophète (sa) se seraient empressés de l’aider ; pourtant, il a fait le choix de la simplicité. Le mariage de Hazrat Fatimah (ra) fut lui aussi très simple : on servit aux invités des dattes, des raisins et de l’eau. Il a ainsi enseigné à sa fille à embrasser la simplicité et à concentrer ses efforts sur la recherche de l’agrément de Dieu.

Sa Sainteté (aba) a ajouté que la vie quotidienne du Saint Prophète (sa) dans son foyer était empreinte de cette même simplicité. Interrogée sur ce qu’il faisait chez lui, Hazrat A’ishah (ra) a répondu qu’il participait aux tâches ménagères, puis, dès que l’heure de la prière arrivait, il allait accomplir la prière. Sa Sainteté (aba) a mentionné que de nombreuses femmes lui écrivent pour se plaindre de l’attitude très cruelle et dominatrice de leur mari à la maison, alors que l’exemple du Saint Prophète (sa) était tout à l’opposé. Ces maris doivent méditer sur cet exemple et conformer leur comportement au modèle qu’il a établi.

La vie humble des prophètes

Sa Sainteté (aba) a raconté qu’un jour, le Saint Prophète (sa) marchait en compagnie de quelques compagnons près d’arbres fruitiers. Il leur suggéra de manger les fruits d’un arbre particulier, affirmant qu’ils étaient très doux. Ses compagnons lui demandèrent comment il le savait, et il répondit qu’il le savait de l’époque où il était berger. Ainsi, Dieu ne souhaite pas que les prophètes soient issus d’une vie d’opulence ; au contraire, comme ce fut le cas du Saint Prophète (sa), ils sont issus de milieux de labeur et de simplicité.

Sa Sainteté (aba) a également indiqué qu’il est rapporté qu’un jour, alors que le Saint Prophète (sa) rentrait chez lui, une dame âgée l’arrêta. Elle commença à lui parler de sa situation, et le Saint Prophète (sa) l’écouta patiemment jusqu’à ce qu’elle eût fini de parler. L’homme qui l’accompagnait se dit qu’un tel comportement ne pouvait être celui d’un roi, car les monarques ne possèdent pas une telle noblesse de caractère. Il le suivit jusqu’à sa demeure, vit la natte de cuir sur laquelle il dormait et se dit de nouveau que cet homme n’était pas un souverain de ce monde. Profondément ému par une telle simplicité, cet homme embrassa l’Islam.

Appel aux prières pour les ahmadis du Pakistan et de Malaisie

Sa Sainteté (aba) a lancé un appel aux prières en faveur des ahmadis du Pakistan. Des individus injustes et cruels, animés par des intérêts personnels, usent du nom de Dieu et de Son Messager (sa) pour perpétrer des exactions contre les ahmadis. Par crainte des clercs religieux, les législateurs n’osent même pas accorder la liberté aux prisonniers ahmadis détenus uniquement en raison de leur foi. Sa Sainteté (aba) a prié pour qu’Allah demande des comptes rapidement à ces malfaiteurs.

Sa Sainteté (aba) a exhorté les ahmadis du Pakistan à accorder une attention toute particulière à l’envoi de salutations sur le Saint Prophète (sa), à l’imploration du pardon et aux prières qu’il avait recommandées il y a quelque temps.

Sa Sainteté (aba) a également souligné que la situation des ahmadis en Malaisie demeure précaire. Le gouvernement y fait preuve d’injustice à leur égard, et des raids arbitraires sont menés contre les mosquées ahmadies. Sa Sainteté (aba) a prié afin qu’Allah étende Sa protection sur les ahmadis de Malaisie.