Résumé du sermon du Calife

La confiance absolue du Messie Promis (as) en Dieu

Résumé du Sermon du Vendredi 2 octobre 2026 prononcé par Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba).

Après avoir récité le Tashahhud, le Ta’awwuz et la Sourate al-Fatihah, Sa Sainteté, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba), a déclaré qu’en décrivant la grâce que Dieu lui avait accordée dès ses jeunes années, le Messie Promis, Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (as), écrit :

« Il y a environ trente ans, mon père respecté — que Dieu le bénisse de Sa miséricorde — tomba malade vers la fin de sa vie. Le jour où il devait rendre son dernier souffle, je reçus la révélation suivante à midi :

“Par le ciel et par ce qui devra se manifester la nuit.”

Simultanément, il me fut donné de penser qu’elle annonçait son décès et qu’elle signifiait : “Je jure par le ciel, et Je jure par l’incident tragique qui surviendra après le coucher du soleil.”

Ce fut un message de condoléances adressé par Dieu Tout-Puissant à Son humble serviteur. Je compris par là que mon père mourrait après le coucher du soleil. De nombreuses personnes furent informées de cette révélation. Je jure par Allah Tout-Puissant — entre les mains de Qui repose ma vie et à Qui attribuer un mensonge est l’œuvre de Satan et d’un maudit — qu’il en fut exactement ainsi. Ce jour-là, la véritable maladie de mon père, qui était une colique néphrétique, avait été guérie. Seule une légère dysenterie subsistait, et il pouvait se rendre aux toilettes par ses propres moyens, sans aucune assistance. Lorsque le soleil se coucha, à son retour des toilettes, dès qu’il s’assit sur le lit, le râle de la mort commença. Dans cet état de râle agonique, il me dit : “Vois ce que c’est.” Puis il s’allongea. Auparavant, je n’avais jamais eu l’occasion de voir quelqu’un parler pendant le râle de la mort et s’exprimer avec une telle clarté et une telle fermeté.

Après cela, exactement au moment du coucher du soleil, il quitta ce monde transitoire. […] Ce fut la toute première des révélations et la première prophétie que Dieu me dévoila. Dieu m’informa à midi que cela allait se produire, et cela se réalisa après le coucher du soleil. C’est un honneur pour moi, et je n’oublierai jamais que Dieu Tout-Puissant m’a présenté Ses condoléances au moment du décès de mon père et a juré par sa mort comme Il a juré par le ciel. Ceux en qui sévit un esprit satanique se demanderaient comment il se peut que Dieu Tout-Puissant accorde un tel honneur à quelqu’un au point de qualifier la mort de son père de grand choc et de jurer par elle. Mais, une fois encore, je jure par le Dieu d’Honneur et de Gloire que cet incident est véridique et que c’est Dieu, en effet, qui m’en informa en guise de condoléances en disant :

“Par le ciel et par ce qui devra se manifester la nuit.”

Et il en fut ainsi. […] Comme je viens de l’écrire, lorsque je fus informé que mon père décéderait après le coucher du soleil, en tant qu’être humain, je fus attristé en l’apprenant. De plus, la majeure partie de nos moyens de subsistance dépendait de sa vie. Il recevait une pension du gouvernement britannique ainsi qu’une somme importante à titre de gratification, qui n’étaient versées que de son vivant. Je me demandai donc ce qu’il adviendrait après son décès. L’inquiétude surgit en mon cœur à l’idée que nous aurions peut-être à affronter des jours de privation et d’épreuve. Toute cette appréhension traversa mon esprit en une fraction de seconde, tel un éclair. À ce moment précis, je me sentis envahi par la somnolence et reçus la seconde révélation :

“Allah ne suffit-Il pas à Son serviteur ?”

Mon cœur fut fortifié par cette révélation d’Allah, tout comme une blessure très douloureuse est instantanément guérie par un baume. Le fait est qu’il a été vérifié à maintes reprises que la révélation divine possède la vertu intrinsèque de procurer le réconfort. À la racine de cette qualité se trouve la certitude que l’on acquiert à l’égard de la révélation de Dieu. Hélas ! De quelle nature sont les révélations de ces gens qui, tout en prétendant être les destinataires de la révélation, confessent que leurs révélations ne sont que des conjectures et qu’ils ne sauraient dire si elles sont d’origine satanique ou divine ? Le préjudice de telles révélations est bien plus grand que leur bénéfice. Mais je jure par Dieu que je crois en mes révélations tout comme je crois au Saint Coran et aux autres Écritures. De même que je crois avec certitude et conviction que le Saint Coran est la Parole de Dieu, de même je crois que la Parole qui descend sur moi est la Parole de Dieu, car j’en contemple la splendeur et la lumière divines, et j’observe les Signes de la providence de Dieu qui l’accompagnent.

En somme, je compris immédiatement que Dieu ne me laisserait pas à l’abandon lorsque je reçus la révélation :

“Allah ne suffit-Il pas à Son serviteur ?”

Après cela, j’écrivis cette révélation et la remis à Malawamal, un hindou de la caste Khatri, résident de Qadian, qui est toujours en vie. Je lui racontai tout l’incident et l’envoyai à Amritsar afin que, par les bons offices de Hakim Maulawi Muhammad Sharif de Kalanaur, il la fasse graver sur une pierre et fabriquer un cachet. Je choisis ce monsieur hindou pour cette tâche dans le seul but d’en faire un témoin de cette grande prophétie, et afin que Maulawi Muhammad Sharif en devienne également témoin. En conséquence, par l’intermédiaire du respectable Maulawi, la bague-cachet fut confectionnée pour la somme de cinq roupies et me fut livrée. Elle est toujours en ma possession. Son inscription est :

“Allah ne suffit-Il pas à Son serviteur ?”

Je reçus cette révélation à une époque où nos moyens de subsistance et notre confort dépendaient entièrement du maigre revenu de mon père. Pas une seule personne extérieure ne me connaissait, car j’étais un individu inconnu vivant dans l’obscurité, dans un village aussi désolé que Qadian. Après cela, Dieu, conformément à Sa prophétie, tourna l’attention du monde vers moi et m’accorda Son soutien financier par une telle succession de victoires que les mots me manquent pour exprimer ma gratitude. Au vu de ma condition précaire, je ne m’attendais pas à recevoir ne serait-ce que dix roupies par mois. Mais Dieu Tout-Puissant, Qui relève les pauvres de la poussière et réduit les arrogants en poussière, m’accorda un tel secours que je peux affirmer avec certitude que, jusqu’à présent, environ 300 000 roupies, ou peut-être plus encore, me sont parvenues.

On peut mesurer l’ampleur de ce revenu au fait que la dépense mensuelle du Langar Khanah [la cuisine publique] à elle seule s’élève en moyenne à 1 500 roupies depuis tant d’années, sans compter les autres postes de dépenses tels que l’école et l’impression des ouvrages.

Par conséquent, il convient de remarquer avec quelle clarté, quelle puissance et quelle gloire cette prophétie s’est accomplie. » (The Philosophy of Divine Revelation, p. 265-268)

L’attachement ferme du Messie Promis (as) à la vérité

Sa Sainteté (aba) a déclaré que même les non-ahmadis attestaient de la confiance du Messie Promis (as) en Dieu. Un jour, alors que quelqu’un tentait de diffamer le Messie Promis (as) au sein d’une assemblée, un avocat ayant participé à un procès du Messie Promis (as) se leva pour témoigner. Il raconta que, lors de cette affaire judiciaire, il avait conseillé au Messie Promis (as) de faire une déclaration qui ne reflétait pas la vérité. Il précisa avoir vu de nombreuses personnalités de renom modifier leurs déclarations devant le tribunal, tandis que le Messie Promis (as) ne s’était jamais écarté de la vérité. Il lui avait pourtant expliqué que la déclaration du défendeur n’était pas faite sous serment et qu’il pouvait donc faire une déclaration, même si elle n’était pas conforme à la vérité. Cependant, le Messie Promis (as) lui répondit que Dieu ne donne nullement la permission à un défendeur de mentir.

L’avocat avait insisté en lui disant qu’il se mettrait inutilement en difficulté en ne suivant pas la déclaration préparée. Le Messie Promis (as) rétorqua que se mettre inutilement en difficulté, ce serait faire une fausse déclaration et encourir ainsi le déplaisir de Dieu. Il ajouta qu’il n’avait jamais placé sa confiance dans les capacités de l’avocat, mais que sa confiance avait toujours reposé en Dieu. Il affirma que la déclaration véridique qu’il ferait aurait plus d’impact que la déclaration préparée, ancrée dans le mensonge. Il déclara que, même s’il devait être condamné, il serait heureux de n’avoir jamais cessé de faire ce qui plaît à Dieu et d’avoir placé sa confiance en Lui en tout temps.

Le premier conseil aux membres de sa communauté

Sa Sainteté (aba) a souligné que le Messie Promis (as) fit un jour observer qu’à notre époque, les gens définissent la civilité par la recherche des biens matériels et l’asservissement aux moyens mondains. Cependant, aux yeux de Dieu, la véritable civilité consiste à placer une confiance entière en Dieu et à garder dans son cœur la grandeur et la majesté divines. En fait, le Messie Promis (as) indiquait à ceux qui rejoignaient sa communauté que le premier changement à opérer dans leur vie était d’acquérir une foi sincère en Dieu et de s’en remettre à Lui en toutes choses, tout en se conformant scrupuleusement à Ses commandements.

Sa Sainteté (aba) a cité le Messie Promis (as), qui déclarait :

« Il ne vous est pas interdit d’avoir recours aux moyens nécessaires et aux remèdes appropriés, mais il vous est interdit de vous y fier. En fin de compte, la volonté de Dieu prévaudra. La confiance totale en Dieu, si l’on en a la force, est supérieure à tout le reste. » (Our Teaching, p. 6)

Se rappeler la véritable source du bienfait lorsqu’on utilise les moyens

Sa Sainteté (aba) a également cité ces paroles du Messie Promis (as) :

« Ma conviction concernant la guérison des maladies par la prière est si profonde que je ne saurais l’exprimer à la hauteur de ce que ressent mon cœur. Le médecin tente de soigner, mais s’arrête à une certaine limite et se décourage, tandis que Dieu ouvre une voie au-delà de cette limite grâce à la prière. Connaître Dieu et s’appuyer sur Lui signifie nourrir des attentes et un espoir qui dépassent les limites fixées par les hommes ; autrement, l’homme meurt dans cet état, alors qu’il est encore en vie. C’est à partir de là que commence la connaissance d’Allah l’Exalté. » (Malfuzat, traduction anglaise, vol. 7, p. 244)

Sa Sainteté (aba) a expliqué que le Messie Promis (as) enseignait qu’il faut employer tous les moyens nécessaires et disponibles ; la différence fondamentale réside dans le fait de ne pas placer sa confiance en ces moyens eux-mêmes. Au lieu de cela, la confiance doit reposer entièrement en Dieu, et dans le fait que c’est Lui Qui rend chaque moyen utile et efficace. Il est rapporté que chaque fois que la peste se propageait, le Messie Promis (as) recourait aux moyens disponibles, en faisant nettoyer et fumiger sa demeure, entre autres mesures. Il expliquait que l’usage des moyens que Dieu accorde constitue une expression de gratitude envers Lui pour les avoir mis à disposition. C’est après avoir employé ces moyens que l’on place sa confiance en Dieu, dans l’assurance qu’Il les rendra bénéfiques.

Sa Sainteté (aba) a relaté que, quelques années avant son décès, le Messie Promis (as) contracta une forte toux. Hazrat Mirza Bashir-Ud-Din Mahmud Ahmad (ra) fut chargé de lui apporter ses médicaments et s’efforçait également de lui donner des conseils alimentaires. La toux devenait parfois si violente qu’il semblait avoir du mal à respirer. Un jour, quelqu’un offrit des fruits au Messie Promis (as). Parmi eux, il choisit une banane. Il demanda alors à Hazrat Mirza Bashir-Ud-Din Mahmud Ahmad (ra) : « Est-il bon de manger une banane lorsque l’on souffre de la toux ? » Hazrat Mirza Bashir-Ud-Din Mahmud Ahmad (ra) lui répondit que cela n’était pas recommandé. Le Messie Promis (as) sourit, éplucha la banane et commença à la manger. Hazrat Mirza Bashir-Ud-Din Mahmud Ahmad (ra) insista pour qu’il ne la consomme pas, mais le Messie Promis (as) continua et déclara ensuite que Dieu lui avait révélé que sa toux était guérie. Dès cet instant, la toux disparut complètement. Il avait suivi un traitement médical pendant un mois sans succès, et pourtant, alors qu’il mangeait cette banane, sa toux le quitta. Cet exemple démontre qu’en dernière analyse, la guérison est uniquement entre les mains de Dieu.

Sa Sainteté (aba) a indiqué qu’il reviendrait sur ce sujet ultérieurement.

Prières funéraires

Sa Sainteté (aba) a annoncé qu’il dirigerait les prières funéraires in absentia pour les personnes suivantes :

  1. Muhammad Ataur Rahman (Inde) : il laisse dans le deuil son épouse, une fille et trois fils. L’un de ses fils, Hafeezur Rahman, est missionnaire au service de la communauté en Bosnie et n’a pas pu assister aux funérailles de son père en raison de ses engagements sur le terrain. La famille compte également d’autres membres ayant voué leur vie au service de la foi (Waqf-e-Zindagi). Lorsqu’elle accepta l’Ahmadiyya, la famille du défunt fit face à une vive opposition et à de lourdes épreuves. Il resta profondément dévoué au service de la foi malgré ses occupations temporelles. Il se rendit à Qadian où il s’instruisit et rendit divers services. Il vouait un grand amour au Saint Coran et s’efforçait d’en mettre les enseignements en pratique. Il parvint également à transmettre largement le message de l’Islam Ahmadiyya et contribua à l’établissement de plusieurs branches de la communauté. Il faisait des sacrifices financiers sur ses propres deniers au service de la communauté, afin d’en épargner les fonds. Ses efforts furent salués par le quatrième Calife (rh). Un jour, alors qu’il était invité chez une personne avec laquelle il entretenait des liens familiaux de longue date, quelqu’un proféra, pendant le repas, une moquerie à l’encontre du Messie Promis (as). Sans se soucier de quiconque, il quitta immédiatement l’assemblée. Il plaçait toujours sa confiance en Dieu et était prêt à tous les sacrifices pour la mission du Saint Prophète (sa) et du Messie Promis (as). Il était d’une obéissance exemplaire envers le Khilafat et possédait de nombreuses vertus. Sa Sainteté (aba) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.  
  2. Khadijah Siddiqah Ponto (Indonésie) : elle laisse dans le deuil trois fils et deux filles. Elle avait servi en tant que présidente nationale de l’Organisation auxiliaire féminine Ahmadiyya (Lajna Ima’illah) en Indonésie. Elle avait une passion ardente pour le service de la communauté, un amour profond pour le Khilafat et lui demeura toujours obéissante. Elle traitait tout le monde de la même manière, avec bonté et compassion. Dans l’exercice de ses responsabilités, elle accordait une grande importance à la concertation et ne prenait jamais de décisions arbitraires. Elle faisait preuve d’une grande bienveillance envers ses proches et se distinguait par sa discipline. Elle comptait un missionnaire dans sa famille à qui elle témoignait un profond respect, expliquant qu’elle le faisait par égard pour l’institution de la communauté et pour lui rappeler sans cesse la haute responsabilité qui lui incombait. Sa Sainteté (aba) a attesté de sa grande sincérité et de son dévouement au service de la communauté, et a prié pour qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.  
  3. Abdul Jalil (Indonésie) : il laisse dans le deuil deux fils et deux filles. Il était animé d’une passion constante pour la propagation du message de l’Islam Ahmadiyya. Pendant de nombreuses années, sa maison servit de centre de prière pour l’accomplissement de la prière du vendredi. À la suite de l’opposition, il fut un jour emprisonné dans la voie d’Allah en raison de sa foi. En prison, bien qu’il rencontrât des difficultés pour accomplir ses prières, il continua à prêcher le message de l’Ahmadiyya. Finalement, ému de sympathie, l’un des gardiens lui fournit des journaux sur lesquels il pouvait prier. Il était toujours disposé à servir et témoignait un profond respect aux missionnaires. Il veillait attentivement à l’éducation de ses propres enfants. Son entourage le considérait comme un modèle. C’est grâce à ses efforts de prédication qu’une nouvelle branche de la communauté fut établie en Indonésie. Il fit également don d’un terrain à la communauté en vue d’y construire une mosquée. Il était assidu dans l’accomplissement des prières obligatoires ainsi que des prières surérogatoires, et se distinguait par sa régularité dans les sacrifices financiers. Sa Sainteté (aba) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.