Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta‘awwouz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) a rappelé que la quintessence du message du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) consiste à s’évertuer à guider l’humanité vers l’Unicité de Dieu, vers une adoration sincère, ainsi que vers le respect scrupuleux des droits d’autrui, et ce, afin d’instaurer une harmonie universelle.
Le rôle et la responsabilité des pays musulmans
Sa Sainteté (a.b.a.) a déploré la réalité actuelle du monde musulman : malgré leur profession de foi, la discorde et le manque d’unité prévalent. Leurs actions s’écartent souvent des enseignements qu’ils prétendent suivre. Bien que dotées de vastes richesses et de ressources stratégiques, les nations musulmanes peinent à occuper une position d’influence sur la scène mondiale ou à atteindre une stature spirituelle élevée auprès de Dieu.
Cette désunion profite directement aux puissances non musulmanes. Sa Sainteté (a.b.a.) a ainsi exhorté les dirigeants musulmans à s’unir urgemment pour sauvegarder leur dignité et empêcher les forces anti-islamiques de semer la division.
Le moyen divin pour l’unification
Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé avec force que l’unification du monde musulman ne peut se faire sans une réflexion profonde sur la solution divine qui nous a été accordée. Cette clé réside dans la reconnaissance du Messie Promis (a.s.), envoyé par Dieu précisément pour restaurer l’unité et rassembler les musulmans sous une seule bannière. Ainsi, il incombe à chaque musulman ahmadi de s’investir dans cette tâche sans relâche.
Les causes de la précarité mondiale
Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé que, si l’on considérait déjà les nations occidentales comme les principales instigatrices des troubles mondiaux — portées par leur volonté de contrôler les ressources des terres d’Islam —, cette emprise n’est pas la seule cause du chaos actuel. Il a souligné que les nations musulmanes ont elles aussi leur part de responsabilité dans la fragilité et l’instabilité du monde d’aujourd’hui.
Sa Sainteté (a.b.a.) a ajouté que ses avertissements se sont réalisés précisément comme il l’avait prédit. Une réalité s’impose désormais : les forces de l’Antéchrist ne nous laisseront jamais vivre en paix, car elles tirent leur puissance de la discorde mondiale. Leurs traités de paix ne sont, en vérité, que des façades destinées à garantir leur accès au pétrole ou à servir d’autres intérêts stratégiques.
La menace des bases militaires étrangères
Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que le conflit actuel au Moyen-Orient met en lumière la stratégie des États-Unis, qui ont implanté des bases militaires en divers lieux. Si leur but affiché était de protéger ces nations, on peut légitimement s’interroger sur la nature des menaces qui pesaient réellement sur celles-ci.
En vérité, ces menaces ont souvent été créées par ces puissances elles-mêmes pour justifier leur présence militaire. Les pays musulmans ont ainsi été convaincus de céder des bases en échange de promesses de soutien commercial et économique. Pourtant, leur intention n’a jamais été d’apporter une aide réelle, mais de renforcer leur propre puissance. Même lorsque les nations arabes se sentaient menacées, ces périls étaient souvent orchestrés par les États-Unis eux-mêmes. En fin de compte, leur unique objectif était d’établir leur supériorité sur ces nations.
Sa Sainteté (a.b.a.) a expliqué qu’en ce qui concerne l’Iran, ce pays a souvent été perçu comme un facteur d’instabilité par ses voisins. En réalité, de nombreuses nations musulmanes se sont opposées à l’Iran en raison de divergences théologiques profondes. Ce climat de méfiance et de discorde interne a été habilement exploité par les puissances occidentales.
Considérant l’Iran comme un adversaire résolu d’Israël, les États-Unis ont exploité ces divisions pour rallier le monde arabe à leur stratégie. Sous couvert de protection, ils ont implanté des bases militaires dans la région, avec pour double objectif de sécuriser Israël et d’imposer leur emprise face à l’Iran.
Pourtant, il apparaît aujourd’hui que la présence de ces bases a elle-même engendré des menaces pour les pays arabes. Ces périls se sont traduits par des attaques concrètes qui ont lourdement pesé sur le quotidien des populations locales. Les régions dont l’économie repose sur le pétrole ou le tourisme ont été particulièrement frappées par cette instabilité.
En définitive, cette situation ne sert que les intérêts des puissances occidentales. En temps de conflit, chaque camp lance ses propres offensives : ainsi, l’Iran, étant en guerre ouverte avec les États-Unis, a répliqué en ciblant des bases et des ambassades situées sur le sol arabe, provoquant ainsi des dommages considérables pour ces nations.
La discorde semée parmi les pays musulmans
Sa Sainteté (a.b.a.) a rapporté qu’un journaliste arabe a écrit que les Arabes doivent rester vigilants. Contrairement à ce qui est avancé, à savoir que l’Iran mène ces attaques, il est également possible que ces frappes soient perpétrées par les États-Unis et Israël. Bien que l’Iran ait pu mener certaines attaques, il est tout à fait possible que les États-Unis et Israël tirent profit de la situation et soient eux-mêmes les auteurs de nouvelles attaques. Le journaliste poursuit en écrivant qu’il est possible qu’au final, les États-Unis et Israël sortent de ce conflit pendant que le monde musulman continue de se battre entre lui-même.
Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé que le Quatrième Calife (r.h.) avait déjà averti, lors de la guerre en Irak, que cette discorde ne cesserait de s’étendre. Si seulement le monde musulman avait prêté l’oreille à cet avertissement ! Il est désormais flagrant que, dans le sillage du conflit irakien, des efforts ont été déployés pour semer la division dans d’autres pays musulmans, provoquant une instabilité persistante au sein de ces nations.
C’est un fait indéniable : nous voyons aujourd’hui des pays musulmans s’affronter les uns les autres. Cette discorde, alimentée par le monde occidental, semble ne pas avoir de fin prévisible, à moins que Dieu n’en décide autrement.
Sa Sainteté (a.b.a.) a déclaré qu’il est impératif de prier pour que Dieu préserve le monde de la discorde et du chaos. Le monde musulman doit impérativement choisir la voie de la paix et de la coexistence fraternelle, car c’est là l’essence même des enseignements de l’Islam, qui rejette catégoriquement ces déchirements internes.
En tant qu’ahmadis, notre mission a toujours été de mettre en garde contre les injustices perpétuelles. Face à l’escalade quotidienne de ces cruautés, le spectre d’une guerre mondiale à grande échelle se précise. D’ailleurs, certains analystes occidentaux, rejoignant le constat de Sa Sainteté (a.b.a.), estiment que ce conflit mondial a déjà commencé. Pourtant, si le monde musulman parvient, même aujourd’hui, à s’unir et à se rassembler, il pourra encore se protéger efficacement contre les assauts de l’Antéchrist.
La nécessité de la justice et le respect d’autrui
Dans le contexte actuel, il ne suffit plus de revendiquer ses propres droits ; il est impératif d’honorer ceux des autres. C’est pourquoi le monde musulman doit être invité à agir avec une justice exemplaire, car c’est à cette seule condition qu’une paix globale et durable pourra s’établir.
Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé qu’il avertit le monde de cette issue fatale depuis bien longtemps. Ceux-là mêmes qui se moquaient de ses propos ou qualifiaient sa vision de pessimiste admettent aujourd’hui que ce qu’ils jugeaient impossible il y a encore quelques années est devenu une réalité tangible avec l’éclatement des conflits. Désormais, des observateurs américains et européens affirment eux aussi que la guerre mondiale a commencé et qu’elle ne fera que s’intensifier.
Concernant le conflit actuel au Moyen-Orient, Sa Sainteté (a.b.a.) a évoqué les analyses suggérant que la guerre aurait été déclenchée par une offensive américaine contre l’Iran. Pourtant, l’Iran avait clairement averti que toute agression entraînerait des frappes de représailles contre les bases américaines situées dans les pays arabes. Malgré cette mise en garde, les États-Unis ont mené cette attaque, provoquant la destruction des moyens de subsistance, la mort d’innocents et l’assassinat du guide spirituel iranien.
Les États-Unis ont justifié cette intervention par la volonté de renverser le régime et d’apporter la liberté au peuple iranien. Cependant, Sa Sainteté (a.b.a.) a relevé que le résultat fut diamétralement opposé : même ceux qui manifestaient une opposition modérée au pouvoir ont fini par prendre sa défense. De leur point de vue, l’Amérique a fait de Khamenei un martyr, renforçant ainsi le respect de la nation à son égard, d’autant plus que sa famille, y compris ses enfants, a péri dans ces attaques. En représailles, l’Iran a frappé les bases occidentales situées dans les pays arabes.
Sa Sainteté (a.b.a.) a également évoqué les mises en garde américaines concernant d’éventuelles frappes iraniennes contre les installations pétrolières en Arabie saoudite, les États-Unis affirmant même que de telles attaques avaient déjà commencé. L’Iran a toutefois opposé un démenti catégorique, niant avoir mené ou projeté de telles actions.
Selon Sa Sainteté (a.b.a.), ces allégations ne sont que des manœuvres destinées à attiser la haine contre le monde musulman. Relayant l’analyse d’un journaliste arabe, il a suggéré que les États-Unis et Israël pourraient eux-mêmes orchestrer ces attaques afin d’en imputer la responsabilité à l’Iran.
Le monde musulman doit donc agir avec une prudence extrême.
Sa Sainteté (a.b.a.) a affirmé qu’en tant qu’ahmadis, profondément attristés par ces événements, notre seul pouvoir réside dans l’avertissement et la prière. Il est de notre devoir d’expliquer que tout ce qui se déroule actuellement est fondamentalement injuste. Si les gouvernements musulmans prenaient conscience de la situation dès à présent, en privilégiant l’intérêt collectif au détriment de leurs bénéfices individuels, ils pourraient encore être sauvés.
Les pertes engendrées par cette guerre
Sa Sainteté (a.b.a.) a déclaré qu’il est désormais évident que cette guerre prend une tournure dangereuse. Bien que les États-Unis disposent des infrastructures nécessaires pour intercepter les missiles iraniens, de nombreux commentateurs soulignent un profond déséquilibre économique : l’interception d’un missile coûtant 50 000 dollars peut en coûter plusieurs millions à l’armée américaine. Si certains experts estiment donc que l’Amérique supporte l’essentiel du poids financier du conflit, Sa Sainteté (a.b.a.) a précisé qu’il ne s’agit là que d’une hypothèse, car il est peu probable que les États-Unis assument seuls ces dépenses. Ils solliciteront vraisemblablement les fonds des pays arabes sous prétexte de garantir leur défense. Ainsi, alors que les prix augmentent et que la production pétrolière diminue, les nations arabes se verront contraintes de compenser l’épuisement des réserves occidentales. En définitive, si les économies occidentales sont affectées, ce sont les pays arabes qui subiront les pertes les plus dévastatrices.
Sa Sainteté (a.b.a.) a observé que la politique de l’actuel président américain s’inscrit dans la droite lignée des administrations précédentes : s’approprier les richesses des nations convoitées en fabriquant des justifications de toutes pièces. Il a cité, à titre d’exemple, les propos de la vice-présidente des États-Unis affirmant que si une nation refusait de les soutenir, ils prendraient le contrôle de ses ressources.
C’est ainsi que des sanctions sont imposées à ceux qui refusent de s’aligner. Récemment, lorsque le président du gouvernement espagnol a déclaré que son pays ne participerait pas à ce conflit, les États-Unis l’ont menacé d’une rupture totale de leurs relations commerciales. Le Calife en conclut qu’il n’existe plus aucune apparence de justice dans ces rapports de force, et que l’absence de justice mène inévitablement à la destruction. Si ces injustices persistent, des crises encore plus graves sont à redouter.
Enfin, Sa Sainteté (a.b.a.) a cité les propos d’une députée européenne affirmant que les guerres menées par les États-Unis n’ont jamais réellement apporté la liberté aux femmes. L’argument américain selon lequel ils interviendraient pour libérer les femmes iraniennes est donc, selon elle, totalement infondé.
Le Calife a conclu en expliquant que les États-Unis n’ont fait que renforcer leur monopole sur la région, tout en y intégrant Israël. Malheureusement, les pays musulmans et arabes ne réalisent pas qu’ils sont dressés les uns contre les autres. Pendant ce temps, la Russie et la Chine consolident leurs propres blocs, un phénomène qui ne fera que s’accentuer. Le monde musulman risque ainsi de demeurer un champ de bataille permanent, car l’abondance de ses ressources attise toutes les convoitises. Le Calife a terminé sur un appel vibrant : « Si seulement les musulmans pouvaient se réveiller et en prendre conscience. »
Une guerre fondée sur des hypothèses
Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que les États-Unis et leurs alliés justifient leurs interventions contre l’Iran en invoquant la menace d’une arme nucléaire ou en prétendant prévenir une attaque hypothétique. En d’autres termes, ce conflit a été déclenché sur la base de simples conjectures, sur ce qui « aurait pu être ».
Des analystes occidentaux admettent désormais que la confrontation avec l’Iran est bien plus complexe que ce que les États-Unis avaient initialement envisagé. Cette guerre menace de s’enliser durablement, avec un impact dévastateur sur le monde musulman. Le plus tragique demeure le spectacle de musulmans s’entretuant, au prix de nombreuses vies innocentes, dont celles d’enfants.
Des chroniqueurs américains ont d’ailleurs relevé un flagrant deux poids, deux mesures : si quelques enfants étaient tués en Occident, les médias s’en indigneraient pendant des jours. Pourtant, lorsqu’une école est bombardée au Moyen-Orient — hier en Palestine, aujourd’hui en Iran — le silence prédomine. Cela démontre, hélas, qu’à leurs yeux, la vie d’un musulman semble n’avoir aucune valeur.
L’unité de l’Oummah musulmane
Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah accorde Sa sagesse au monde musulman et lui permette de s’unir pour surmonter ces épreuves. Puisque les musulmans proclament leur foi en un Dieu Unique, il leur appartient impérativement de s’unir pour témoigner de cette Unicité divine sur terre. Il est crucial de ne pas alimenter de querelles, même fondées sur des divergences doctrinales, car c’est dans ces divisions que s’enracinent les conflits.
Le Saint Prophète (s.a.w.) faisait preuve d’une prudence et d’une bienveillance exemplaires : même lorsque ses compagnons identifiaient une personne comme hypocrite, il refusait de sévir contre elle tant qu’elle proclamait la profession de foi islamique. S’engager dans des disputes pour des motifs insignifiants ne fait donc que nuire à l’ensemble de la communauté.
Sa Sainteté (a.b.a.) a imploré Allah d’ouvrir les yeux du monde musulman pour qu’il comprenne qu’il ne doit pas s’opposer à l’Iran sur la simple base de différences de croyances. L’Islam est venu établir l’Unicité de Dieu ; chaque croyant doit donc œuvrer vers cet objectif sans faire des puissances matérielles ses « dieux ». La seule puissance véritable et durable appartient à Allah. Il est encore temps de s’éveiller et de se tourner vers Lui, car les forces matérialistes ont brisé la paix mondiale et continueront de le faire.
À cet égard, Dieu déclare dans le Saint Coran :
« Et si deux groupes de croyants se font la guerre, faites la paix entre eux ; puis, si par la suite l’un des deux transgresse contre l’autre, combattez le groupe transgresseur, jusqu’à ce qu’il retourne au commandement d’Allāh. S’il y retourne, alors faites la paix entre eux avec équité, et agissez avec justice. En vérité, Allāh aime les hommes équitables. » (Le Saint Coran, 49:10)
Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé que les exigences de la justice doivent être impérativement satisfaites et que les gouvernements musulmans doivent assumer pleinement leurs responsabilités. Dans la quête de la paix, les intérêts particuliers ne doivent jamais primer sur la résolution des problèmes de fond.
Or, le véritable enjeu réside dans l’influence de l’Antéchrist, qui œuvre à semer la discorde. Jusqu’à présent, l’ONU a échoué dans sa mission d’instaurer une paix véritable. Ce n’est qu’en s’élevant au-dessus des intérêts égoïstes que nous pourrons réellement établir la paix.
Dieu déclare ensuite :
« Assurément tous les croyants sont frères. Faites donc la paix entre vos frères, et craignez Allāh pour que la miséricorde vous soit accordée. » (Le Saint Coran, 49:11)
Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé que, même en cas de discorde entre deux nations musulmanes, celles-ci doivent se souvenir qu’elles sont, par essence, unies par un lien de fraternité. Des différends insignifiants ne devraient jamais briser ce lien sacré. Le monde musulman doit impérativement y prêter attention, sous peine de voir les forces anti-islamiques tirer profit de ses divisions. Si seulement les dirigeants et les peuples musulmans saisissaient l’ampleur de cet enjeu ! Qu’Allah leur accorde la sagesse nécessaire pour y parvenir.
Quoi qu’il en soit, il incombe à chaque ahmadi de prier avec ferveur pour le monde musulman, et plus particulièrement pour les innocents qui souffrent. Durant le mois sacré du Ramadan, nos prières ne doivent pas se limiter à nos besoins personnels ; nous devons intercéder pour l’ensemble de l’Oummah, afin que règnent enfin la paix et l’harmonie.
Par leurs actions discordantes, certains musulmans s’attirent malheureusement le courroux divin, se causant un préjudice tant dans ce monde que dans l’au-delà. Puisse Allah permettre au monde musulman de prendre conscience de cette réalité, et puisse-t-Il nous accorder la grâce d’offrir nos prières avec la plus sincère dévotion.
Prières funéraires
Sa Sainteté (a.b.a.) a annoncé qu’il accomplirait la prière funéraire en absence pour les défunts suivants :
Sahibzadi Amatul Jamil Sahibzadi Amatul Jamil était la plus jeune fille du Deuxième Calife (r.a.) et l’épouse de feu Nasir Mohammad Sial. Sa mère était Hazrat Sayyida Oumm Tahir. Son mariage fut annoncé par le Deuxième Calife (r.a.) lui-même. Elle laisse derrière elle quatre enfants : un fils et trois filles.
Reconnue pour sa générosité envers les pauvres et les nécessiteux, elle aimait partager de nombreux souvenirs de la vie du Deuxième Calife (r.a.). Elle racontait notamment qu’un jour, elle avait placé ses chaussures à côté de celles de son père, car un employé avait l’habitude de nettoyer les chaussures laissées à l’extérieur. En apercevant cette seconde paire, le Deuxième Calife (r.a.) demanda à qui elles appartenaient. Lorsqu’elle répondit qu’il s’agissait des siennes, il lui signifia avec fermeté que si elle n’était pas capable de cirer ses propres chaussures, elle devait les lui confier pour qu’il le fasse lui-même, mais qu’elle ne devait en aucun cas solliciter un employé de la Jama’at pour cette tâche. Cet incident illustre la haute estime et le respect profond que le Deuxième Calife (r.a.) portait aux serviteurs de la communauté.
Elle n’avait que sept ans lorsque sa mère quitta ce monde. Voyant sa jeune fille pleurer de chagrin, le Deuxième Calife (r.a.) s’approcha pour la consoler. Il lui expliqua que sa mère était partie vers la demeure d’Allah pour y trouver le repos, conformément à la volonté divine. Il lui rappela que le Saint Prophète (s.a.w.), ainsi que son grand-père, le Messie Promis (a.s.), avaient également quitté ce monde, puis lui demanda avec sagesse si sa mère occupait un rang supérieur au leur.
Le Deuxième Calife (r.a.) pria ensuite pour que la miséricorde de Dieu ne quitte jamais sa fille, ne serait-ce qu’un instant. Après cette prière, elle ne pleura plus jamais de tristesse. Le lendemain, voyant sa sœur aînée en larmes, la jeune Amatul Jamil s’étonna, rappelant que leur père leur avait expliqué qu’il fallait se soumettre à la volonté d’Allah.
Tout au long de sa vie, elle fit preuve d’une grande assiduité dans ses sacrifices financiers et d’une immense bonté envers ses voisins. Elle passait de longues heures en dévotion, priant régulièrement pour les autres et implorant constamment Allah de lui accorder une fin vertueuse. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon, Sa miséricorde et une place élevée au Paradis.
Le Dr Rashid Ahmad Khan
Le Dr Rashid Ahmad Khan, originaire des Pays-Bas, laisse derrière lui une famille composée de quatre fils et quatre filles. Homme de foi, pieux et craignant Dieu, il était reconnu pour sa bonté envers les siens, sa bravoure et son dévouement indéfectible envers le Khilafat. Toujours prêt à consentir aux plus grands sacrifices, il venait discrètement en aide à de nombreuses personnes démunies.
Le Deuxième Calife (r.a.) lui avait confié la noble mission d’établir le contact avec les ahmadis de la province de Sarhad. Animé d’une passion ardente pour la propagation du message de l’Islam Ahmadiyya, il dut faire face à de dures épreuves, dont des accusations calomnieuses. Un jour, il fut si violemment battu par une foule que presque tous les os de son corps furent brisés ; ses agresseurs ne l’abandonnèrent que lorsqu’ils le crurent mort. On le conduisait à la morgue, mais il resta en vie selon la Volonté de Dieu. Les médecins restèrent stupéfaits de sa survie, et il vécut encore trente années supplémentaires.
Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde, qu’Il élève son rang au Paradis et permette à ses enfants de perpétuer l’héritage de ses vertus.
Zainab Bibi
Zainab Bibi était l’épouse de feu Bashir Ahmad. Femme de dévotion, elle se distinguait par son assiduité dans la prière et la récitation du Saint Coran. Elle portait un amour profond pour le Khilafat et se dévouait au service des pauvres. Elle laisse derrière elle trois fils et quatre filles.
L’une de ses filles, épouse d’un missionnaire servant actuellement en Zambie, n’a malheureusement pas pu assister aux funérailles de sa mère en raison de ses responsabilités. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah accorde la patience à la famille et qu’Il enveloppe la défunte de Son pardon et de Sa miséricorde.
Résumé préparé par La Revue des Religions











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