Résumé du sermon du Calife

L’exemple parfait du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) dans l’établissement de l’Unicité de Dieu

Résumé du sermon du vendredi 27 février 2026 prononcé par Sa Sainteté Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.).

Après avoir récité le Tashahhoud, le Ta‘awwouz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.) a déclaré que Après avoir récité le Tashahhud, le Ta’awwuz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté (a.b.a) a rappelé que tous les prophètes furent envoyés avec pour mission d’établir l’Unicité divine (Tawhid). Cependant, au fil des âges, nombre de leurs peuples se sont détournés de cet enseignement fondamental.

Un modèle inégalé d’Unicité

Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) a porté ce message à un degré de perfection inégalé. Sa mission ne s’est point bornée à prescrire la foi en l’Unicité de Dieu ; il l’a établie par le biais d’une argumentation à la fois profonde, rationnelle et irréfragable.

Le Saint Prophète (s.a.w.) ne s’est pas contenté de proscrire l’association de partenaires au Divin (Shirk) ; il en a exposé les preuves logiques, en a dévoilé les périls spirituels et a insufflé une aversion viscérale à l’encontre de toute forme d’idolâtrie. Ce triomphe reposait sur la puissance et la plénitude des enseignements divins révélés dans le Saint Coran, dont la clarté rendait tout rejet inconcevable pour quiconque recherchait sincèrement la vérité.

Un exemple vivant et un rempart contre l’idolâtrie

Sa Sainteté (a.b.a.) a explicité que l’impact pérenne des enseignements de l’Islam émane du fait que le Saint Prophète (s.a.w.) en fut l’incarnation vivante. Il manifesta de manière tangible le Tawhid dans les moindres aspects de son existence.

Redoutant que ses disciples ne sombrent dans les excès des nations antérieures — lesquelles en vinrent à diviniser leurs prophètes —, il les mit fermement en garde contre toute exaltation outrancière à son égard. Son unique dessein consistait à ce que l’attention de l’humanité demeure exclusivement orientée vers le Dieu Unique.

« L’attention de chacun doit toujours rester tournée vers le Dieu Unique. »

Un dévouement absolu au service du Tawhid

Sa Sainteté (a.b.a.) a rappelé que les récits relatés lors des précédents sermons, illustrant l’amour incommensurable du Saint Prophète (s.a.w.) pour le Créateur et son dévouement absolu à Son adoration, convergent tous vers un dessein suprême : l’établissement de l’Unicité divine.

De sa prime jeunesse jusqu’à l’aube de la révélation, sa vie tout entière s’érigea en un reflet immaculé et constant de cette vérité fondamentale.

Les fondements coraniques de l’Unicité divine

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le verset suivant : « Et Nous n’avons envoyé aucun Messager avant toi à qui Nous n’ayons révélé : “Il n’y a de dieu que Moi ; alors adorez-Moi Seul.” » (21:26)

Ces versets attestent que le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) reçut l’injonction d’adorer Dieu avec une sincérité absolue, précepte qu’il mit en œuvre avec une rigueur sans précédent dans l’histoire religieuse. Le véritable croyant se doit par conséquent de s’évertuer à suivre ce parangon afin de se hisser vers une adoration empreinte de pureté et de sincérité.

Il a également mentionné : « Dis : “En vérité, il m’est commandé d’adorer Allah en étant sincère envers Lui dans ma foi.” » (39:12)

Le Calife a souligné qu’en méditant sur ces versets, le véritable musulman prend conscience qu’il doit aspirer à une sincérité inaltérable dans son adoration, marchant ainsi dans les pas du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.). Ce n’est qu’en asseyant notre culte sur une adhésion profonde et authentique au Tawhid que nous pourrons être reconnus comme de véritables monothéistes, suscitant de la sorte une métamorphose spirituelle profonde et pérenne en nous-mêmes.

Une réfutation catégorique du Shirk

Le Saint Coran déclare par ailleurs : « Et adorez Allah et ne Lui associez rien. » (4:37); « Et votre Dieu est un Dieu Unique ; il n’y a de dieu que Lui, le Gracieux, le Miséricordieux. » (2:164)

Enfin, Sa Sainteté (a.b.a.) a récité la sourate Al-Ikhlas : « Dis : “C’est Lui, Allah, l’Unique. Allah, le Souverain Indépendant et Celui Que tous supplient. Il n’engendre pas ni n’est engendré. Et nul n’est semblable à Lui.” » (112:2-5)

À travers ces versets, Dieu récuse catégoriquement toute forme d’associationnisme. Le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) reçut l’ordre de clamer ce message à la face du monde, et il incombe désormais à ses disciples de perpétuer la diffusion de cette vérité universelle.

Cette proclamation coranique foudroie les doctrines altérées des confessions antérieures et trace la voie de la droiture menant à la proximité divine. L’illustration la plus achevée de cette élévation spirituelle demeure le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.).

L’excellence du Saint Prophète (s.a.w.) dès l’enfance

Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que chaque instant de l’existence du Prophète(s.a.w.) fut consacré à l’établissement de l’Unicité de Dieu. Cette préparation spirituelle s’amorça dès son plus jeune âge. Dieu Lui-même veilla sur son éducation et le prémunit contre toute influence susceptible de corrompre la pureté de son monothéisme.

L’Unicité de Dieu : une inclination naturelle dès l’enfance

Sa Sainteté (a.b.a.) a annoncé qu’il exposerait des exemples tangibles tirés de la vie du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) illustrant la manière dont il instaura l’Unicité de Dieu, en débutant par des récits de son enfance. Il a mis en exergue que le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) était doté d’une nature d’une telle pureté que l’amour pour l’Unicité divine florissait spontanément en son cœur. Il témoignait pareillement d’une aversion innée pour le polythéisme et pour toute propension à associer des partenaires à Dieu.

Le Saint Prophète (s.a.w.) défend l’Unicité de Dieu dès son enfance

Sa Sainteté (a.b.a.) a relaté qu’une idole nommée Bouwanah était l’objet d’une vénération particulière de la part des Qouraïch, lesquels lui offraient des présents et lui consacraient une journée annuelle de dévotion. Lorsque Abou Talib se rendait à ces célébrations, il s’efforçait d’y convier le jeune Mohammad (s.a.w.), mais ce dernier opposait un refus catégorique. Un jour, cédant aux injonctions insistantes et à l’irritation de son oncle et de ses tantes paternelles, il finit par les accompagner.

Toutefois, une fois sur les lieux, il rebroussa chemin avec précipitation, saisi d’effroi. Lorsqu’on l’interrogea sur les raisons de sa fuite, il expliqua que, dès qu’il s’approchait de l’idole, une apparition revêtue de blanc se dressait devant lui en intimant : « Ô Mohammad, recule, ne t’approche point de cette idole. » À la suite de cet épisode, jamais plus il ne prit part à de telles pratiques.

Sa Sainteté (a.b.a.) a également mentionné qu’au cours d’un voyage en Syrie en compagnie de son oncle, le jeune Mohammad (s.a.w.) croisa le chemin du moine chrétien Bahira. Lorsque ce dernier invoqua les idoles Lât et ‘Ouzzâ, il rétorqua : « Ne me parlez ni de Lât ni de ‘Ouzzâ. Par Dieu, je ne méprise rien au monde davantage qu’elles. »

Plus tard, lors d’une autre expédition commerciale en Syrie pour le compte de Khadijah (r.a.), un individu le somma de jurer par Lât et ‘Ouzzâ afin de trancher un différend. Le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) lui répondit : « Jamais je n’ai prêté serment par ces idoles. Lorsque je passe à proximité d’elles, je m’en détourne. »

Le message de l’Unicité de Dieu : une métamorphose révolutionnaire

Sa Sainteté (a.b.a.) a expliqué que c’est animé par cette quête ardente de l’Unicité divine et de l’adoration exclusive de Dieu que Mohammad (s.a.w.) se retirait dans la grotte de Hira. Sise à environ trois miles de La Mecque, cette retraite spirituelle fut le théâtre d’un événement fondateur : à l’âge de quarante ans, il y reçut la première révélation coranique — une révélation destinée à dévoiler au monde l’authentique conception de l’Unicité de Dieu.

Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite cité Mirza Ghulam Ahmad (a.s.), le Messie Promis, qui dépeignit l’ampleur du bouleversement révolutionnaire opéré par le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) par le truchement du message du Tawhid. Il transfigura une société profondément engluée dans l’idolâtrie en une communauté vouée de manière exclusive au Dieu Unique. Ses compagnons ne se contentèrent pas de délaisser les fausses divinités ; ils firent montre d’un esprit de sacrifice et d’une dévotion sans précédent dans les annales religieuses.

Le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) prit un peuple semblable à des bêtes sauvages pour l’ériger en une nation civilisée ; de ce peuple civilisé, il fit un peuple érudit ; puis, de ce peuple érudit, une assemblée d’hommes de Dieu. Leur foi fut d’une telle intensité qu’ils embrassèrent jusqu’à la mort sur la voie de Dieu sans jamais chanceler. À ce titre, dans l’établissement de l’Unicité divine, le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) peut être assimilé à un second Adam. C’est ainsi qu’il incarna l’aboutissement et le sceau de l’excellence de l’ensemble des prophètes.

Sa Sainteté (a.b.a.) a poursuivi en rappelant que le Messie Promis (a.s.) a affirmé qu’aucune confession n’a exposé le concept de l’Unicité de Dieu avec autant de perfection et de plénitude que l’Islam. Il est toutefois déplorable, a-t-il souligné, qu’à notre époque, nombre de musulmans se soient détournés de cet enseignement immaculé.

En leur qualité de disciples du Messie Promis (a.s.), le plus fidèle serviteur du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.), il incombe aux musulmans ahmadis de défendre et de rayonner de par le monde les enseignements authentiques de l’Islam ayant trait à l’Unicité de Dieu. Tout particulièrement durant le mois de Ramadan, ils se doivent de redoubler d’efforts dans la prière et l’élévation spirituelle.

Le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) dédia son existence entière à asseoir le Tawhid, bravant de redoutables épreuves pour cette noble cause. Dès lors, si nous lui vouons un amour sincère, il nous appartient de suivre ses pas et de nous investir corps et âme pour faire triompher l’Unicité de Dieu.

« La charité bien ordonnée commence par soi-même »

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (r.a.), le deuxième Calife de la communauté musulmane Ahmadiyya, commentant le verset suivant :

« Et avertis tes plus proches. » (Le Saint Coran, 26:215)

Le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) avait certes été dépositaire d’un message destiné à l’humanité entière. Toutefois, Dieu lui enjoignit de débuter par son propre foyer et son entourage immédiat. Ces derniers s’étaient eux aussi égarés, et, en vertu des liens du sang et des bienfaits que leurs aïeux lui avaient prodigués, il était légitime qu’ils fussent les premiers récipiendaires de ce message de salut.

Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que, conformément à l’adage « la charité bien ordonnée commence par soi-même », Dieu ordonna au Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) de transmettre en premier lieu le message à sa fratrie et sa parentèle.

C’est ainsi que le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) gravit le mont Safa et convoqua les diverses tribus des Qouraïch, ses proches parents, dans le but de leur annoncer la révélation qui lui avait été confiée. Il les interpella : « Si je vous informais qu’une armée se tapit derrière cette montagne, prête à fondre sur vous, m’accorderiez-vous crédit ? » Ils répondirent par l’affirmative, justifiant qu’ils l’avaient toujours tenu pour un homme véridique. Il clama alors qu’il avait été mandaté par Dieu en tant que Son Messager et que, s’ils aspiraient au salut, il leur fallait le suivre.

À l’énoncé de ces paroles, nombre de Mecquois s’esclaffèrent et le tournèrent en dérision.

Sa Sainteté (a.b.a.) a fait remarquer que, face à cette hostilité, le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) demeura inébranlable. La véracité de son message suscita une résistance tout aussi intense que déterminée, sans pour autant entamer sa résolution ni son dévouement.

Sa Sainteté (a.b.a.) a cité Mirza Bashir Ahmad (r.a.), qui consigne dans The Life & Character of the Seal of Prophets (s.a.w.) :

« L’opposition qu’il rencontra devait être à la mesure de l’ampleur de sa mission. Le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) fut suscité en une ère où les ténèbres étaient d’une épaisseur redoutable ; il était donc inéluctable qu’à l’avènement de la lumière, les légions de l’obscurité se déchaînassent de toutes leurs forces. Il en fut ainsi : comparé à tous les prophètes qui l’avaient devancé, le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) essuya l’opposition la plus virulente.

Les causes matricielles de cette opposition semblent avoir été les suivantes :

  1. Le peuple des Qouraïch était viscéralement ancré dans l’idolâtrie. Le culte et l’amour des idoles s’étaient si profondément gravés dans leurs cœurs qu’il leur était intolérable d’entendre le moindre grief à leur encontre. Ces mécréants avaient érigé des centaines d’idoles au sein de la Ka‘bah, un édifice pourtant édifié pour la seule adoration du Dieu Très-Haut. Ils se tournaient vers ces effigies pour satisfaire la moindre de leurs requêtes. Lorsque l’Islam émergea, son postulat fondateur était l’Unicité de Dieu ; son décret explicite interdisait de s’incliner devant un quelconque mortel, arbre, rocher ou astre. Il intimait bien plutôt : “Prosternez-vous uniquement devant l’Être [Allah] qui les a créés.”
  2. De surcroît, les termes employés dans le Saint Coran pour qualifier les idoles des Qouraïch leur apparurent comme un affront suprême, puisqu’il y était stipulé qu’elles serviraient de combustible aux feux de l’Enfer. » (The Life & Character of the Seal of Prophets (s.a.w.), vol. 1, p. 186)

Sa Sainteté (a.b.a.) a également cité Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.), le Messie Promis, qui dépeignit la manière dont, aux aurores de l’Islam, les chefs religieux et les partisans des autres doctrines s’érigèrent farouchement contre cette nouvelle foi. Treize longues années durant, à La Mecque, les musulmans subirent des persécutions d’une barbarie inouïe, voyant même des femmes et des enfants être traînés dans la fange des rues. En dépit de ces sévices, le décret divin leur interdisait toute riposte. Ces croyants s’érigèrent ainsi en rocs inébranlables dans leur foi, endurant ces supplices pour la seule cause de Dieu.

Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite cité Mirza Bashiruddin Mahmud Ahmad (r.a.), qui expliqua de quelle manière le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) dévoila aux idolâtres la réalité du Dieu Unique. Leurs effigies de pierre se trouvaient dans l’incapacité d’entendre leurs supplications, d’exaucer leurs requêtes ou de leur porter secours dans la tourmente. À l’opposé, il leur présenta le Dieu Vivant, Celui Qui entend, Qui exauce les prières et Qui prodigue Sa lumière.

Le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) leur prouva que l’idolâtrie ne leur conférait nul bienfait ; bien au contraire, elle les engloutissait dans les affres de l’immoralité. Sa Sainteté a souligné que tel est précisément le reflet du monde contemporain.

Le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) leur enseigna la voie salvatrice pour s’extraire de cette fange : se tourner vers le Divin. Néanmoins, le Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) démontra tout autant que s’acquitter des droits de Dieu requiert intrinsèquement d’honorer les droits d’autrui. Celui que Dieu comble de richesses se doit de les dispenser au profit de la nation et des démunis. Les femmes doivent être traitées avec égard et dignité ; les orphelins et les veuves, placés sous protection. Par-delà la stricte justice, la miséricorde et la bienveillance doivent demeurer l’apanage du véritable croyant.

Telle est la voie qu’il traça pour forger la proximité avec Dieu et s’acquitter de Ses droits. Tel est le portrait d’un authentique monothéiste.

Sa Sainteté (a.b.a.) a, pour finir, relaté qu’un jour, les dignitaires de La Mecque se présentèrent à l’oncle du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) pour l’implorer d’enjoindre à son neveu de cesser ses prêches. Ils se dirent disposés à lui concéder tout ce qu’il désirerait, à la seule condition qu’il renonçât à fustiger leurs idoles — arguant qu’il lui était loisible de prêcher le Dieu Unique, pourvu qu’il s’abstînt de vilipender leurs divinités. Ils mirent également son oncle en demeure : en cas de refus, il lui faudrait soit désavouer son neveu, soit renoncer à son autorité sur les Qouraïch, un prestige auquel il tenait ardemment.

Lorsque cet ultimatum fut rapporté au Saint Prophète Mohammad (s.a.w.), il répondit, les larmes affleurant, que son oncle était libre de l’abandonner s’il le souhaitait ; mais que, dussent-ils déposer le soleil dans sa main droite et la lune dans sa main gauche, jamais il ne délaisserait la proclamation de l’Unicité de Dieu ni la propagation de Son message. Sa Sainteté (a.b.a.) a conclu en martelant qu’il est de notre impérieux devoir de diffuser le message du Dieu Unique et de mobiliser toutes nos forces pour son ultime triomphe.