Après avoir récité le Tashahhud, le Ta’awwuz et la sourate Al-Fatihah, Sa Sainteté, Hazrat Mirza Masroor Ahmad (a.b.a.), a déclaré qu’il avait mis en lumière l’ardeur spirituelle, les efforts inlassables et la bravoure du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.) consacrés à l’établissement de l’Unicité de Dieu sur terre, et comment il s’était érigé en rempart inébranlable contre toute forme d’associationnisme (shirk).
La constance prophétique face aux tourments indicibles
Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le Messie Promis, Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.), qui écrit :
« Considérez avec quelle fermeté et quelle résolution le Saint Prophète (s.a.w.) est resté attaché à sa mission prophétique jusqu’à son dernier souffle, malgré les périls incessants et l’hostilité d’une multitude d’adversaires. Les persécutions et les épreuves qu’il a endurées durant de longues années semblaient, aux yeux du monde, rendre tout succès impossible ; la situation ne faisait que s’aggraver de jour en jour.
Or, la patience dont il fit preuve face à ces épreuves écarte toute idée d’ambition matérielle. Bien au contraire, dès l’instant où il proclama sa prophétie, il perdit les rares soutiens dont il disposait. Par cette seule annonce, il se dressa contre d’innombrables ennemis et attira sur lui des tourments indicibles. Il fut contraint à l’exil, traqué par des adversaires assoiffés de sang, vit sa demeure et ses biens détruits, et subit plusieurs tentatives d’empoisonnement.
Ses anciens bienfaiteurs se retournèrent contre lui et ses amis devinrent ses ennemis. Les terribles épreuves qu’il endura si longtemps, avec une telle constance, n’auraient pu être tolérées par un imposteur.
Un désintéressement absolu au milieu de la victoire
Lorsqu’enfin l’Islam fut victorieux et qu’une ère de facilité et de prospérité s’ouvrit, il n’accumula aucune richesse ; il ne fit bâtir ni forteresses, ni demeures somptueuses, et n’amassa aucun bien pour mener une vie luxueuse ou royale. Au contraire, il fit don de tout aux orphelins, aux nécessiteux, aux veuves et à ceux qui étaient accablés de dettes, tandis que lui-même ne connut jamais un repas complet.
La confrontation avec les croyances de l’époque
Telles étaient sa sincérité et sa franchise qu’il n’hésita point à proclamer le Tawhid [l’Unicité de Dieu], dût-il pour cela s’aliéner son peuple et toutes les tribus — en réalité, le monde entier des idolâtres. Ses propres parents et alliés furent d’ailleurs les premiers à s’opposer à lui lorsqu’il leur interdit le culte des idoles.
La communauté juive devint son adversaire le plus acharné et ne cessa de conspirer pour l’assassiner lorsqu’il s’efforça de la détourner de l’adoration des créatures, de la vénération aveugle des saints, de multiples pratiques malsaines et de ses blasphèmes contre le Messie [Jésus].
Les chrétiens manifestèrent également une hostilité marquée quand il déclara que, contrairement à leurs croyances, Jésus n’était ni Dieu ni le fils de Dieu, et qu’il n’avait point expié leurs péchés par la crucifixion. De même, les adorateurs du feu et des astres furent indignés lorsqu’il leur interdit le culte de leurs divinités, les exhortant au contraire à se tourner vers le Dieu Unique pour assurer leur salut.
À présent, en toute honnêteté, s’agit-il là des moyens par lesquels on pourrait espérer le succès en ce monde ? S’il avait nourri des ambitions terrestres, eût-il été prudent d’attaquer les croyances de toutes les religions et de les provoquer au point qu’elles en fussent meurtries et se retournassent contre lui ? Elles étaient si troublées qu’elles avaient soif de son sang, alors qu’il ne disposait d’aucune communauté d’envergure pour le défendre contre leurs assauts.
N’aurait-il pas été plus conforme à la logique du monde de critiquer les uns et de louer les autres, afin de s’assurer quelques alliés face à ses ennemis ? Par exemple, s’il avait concédé aux Arabes que Lāt et ‘Uzzā étaient de véritables divinités, ils lui auraient obéi et l’auraient suivi sans réserve, car ce peuple accordait une importance primordiale aux liens familiaux et tribaux ainsi qu’à l’honneur national. Ils adhéraient à l’ensemble des enseignements du Saint Prophète (s.a.w.) ; la seule condition pour obtenir leur obéissance sincère était qu’il autorisât l’adoration des idoles.
Quelle considération d’ordre mondain aurait pu pousser le Saint Prophète (s.a.w.) à s’aliéner le monde entier pour s’attacher si fermement au Tawhid — une croyance alors profondément impopulaire et dont la profession de foi entraînait d’innombrables tourments, voire un péril de mort constant ? Quel motif terrestre aurait-il pu avoir pour persister dans une doctrine qui lui avait tout ravi, et dont la simple expression exposait les nouveaux convertis à la réclusion et à la torture ?
Comment quiconque pourrait-il espérer un succès matériel en heurtant de front le tempérament, les coutumes et les convictions d’autrui, se forgeant ainsi des ennemis mortels et rompant tout lien social ? Est-ce là la manœuvre des imposteurs et des menteurs ? Les intrigants transforment-ils leurs amis en adversaires ? Ceux qui ambitionnent une récompense matérielle par de viles ruses défient-ils l’humanité entière au risque de leur propre vie ?
Loin de là : de tels individus cherchent à flatter chacun et s’empressent d’accorder un certificat de vérité à chaque religion. Il n’appartient pas à leur caractère de faire preuve de constance pour l’amour de Dieu, ni de s’imposer la moindre peine pour défendre l’Unicité et la Grandeur divines. En vérité, pourquoi le feraient-ils, alors que leur dessein est de jeter leurs filets là où les proies sont les plus aisées à saisir, et d’employer les tactiques exigeant le moins d’effort pour le plus grand gain temporel ?
L’hypocrisie est leur métier et la flatterie leur habitude. User de paroles mielleuses et rechercher les faveurs de tous les camps constituent leur principe directeur. Ils invoquent « Allah » aux côtés des musulmans avec la même aisance qu’ils scandent « Ram » avec les hindous. Prompts à s’accorder avec quiconque, si un homme puissant affirmait qu’il fait nuit en plein jour, ils iraient jusqu’à feindre de voir la lune et les étoiles pour lui complaire.
En réalité, ils n’ont aucun lien avec Dieu et nul souci de Lui rester fidèles. Jamais ils ne rechercheraient les épreuves ou les tribulations, de peur d’introduire la peine et l’angoisse dans leur existence paisible. Leur seul précepte consiste à feindre d’adhérer aux croyances, aux opinions et aux vues de chacun.
Peu leur importe le bien ou le mal, la vérité ou le mensonge, la vertu ou le vice. Quiconque sait se montrer généreux à leur égard devient, à leurs yeux, un homme de bien et de valeur ; quiconque flatte leur ego reçoit d’eux la promesse du salut, du paradis et de la vie éternelle.
D’un autre côté, l’étude de la vie de Hazrat Khatamoul-Anbiyā’ [le Sceau des Prophètes] — que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui — révèle avec éclat qu’il possédait le plus haut degré de droiture et d’intégrité. Toujours prêt à sacrifier sa vie pour son Créateur, il était entièrement affranchi de toute crainte ou attente envers les hommes, ne plaçant sa confiance qu’en son Seigneur.
Si absolus étaient sa soumission et son dévouement à la volonté divine qu’il prêcha l’Unicité sans redouter les calamités, les douleurs ou les souffrances que les idolâtres lui infligeraient. En exécutant le commandement de son Seigneur, il embrassa toutes les tribulations, les épreuves et les afflictions. Intrépide face aux menaces, il accomplit toutes les exigences de l’exercice spirituel, de la prédication et de l’exhortation.
Je vous le dis en vérité : dans toute l’histoire des prophètes, aucun n’afficha une telle confiance en Dieu, ne prêcha Son Unicité et n’interdit l’idolâtrie face à tant de périls, tout en demeurant aussi inébranlable devant une telle multitude d’ennemis. Quiconque médite sur ces événements avec une once d’honnêteté reconnaîtra qu’ils témoignent de la vérité intérieure du Saint Prophète (s.a.w.).
À la réflexion, toute personne raisonnable réalisera que l’époque où parut le Saint Prophète (s.a.w.) appelait de ses vœux un grand réformateur céleste et un guide spirituel. L’enseignement qu’il apporta était assurément vrai : il répondait à tous les besoins de son temps et embrassait toutes les exigences de cette ère. Sa parole fut si efficace et si puissante que des milliers d’âmes furent attirées vers la vérité, et l’attestation de foi — « Il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah » — fut gravée dans leurs cœurs.
Le but ultime de la prophétie, qui est de transmettre un enseignement menant au salut, fut accompli à la perfection par le Saint Prophète (s.a.w.). Cette réalisation surpasse celle de tout autre prophète avant lui. Quiconque médite sur ces faits témoignera spontanément que le Saint Prophète (s.a.w.) est le véritable guide envoyé par Dieu.
Certes, il n’est de remède pour ceux qui persistent dans le déni par préjugé ou entêtement — ceux-là allant jusqu’à nier l’existence même du Créateur. Pourtant, il est impossible de déceler, dans la vie d’un autre prophète, ne serait-ce qu’un seul des signes de vérité que l’on trouve à profusion chez le Saint Prophète (s.a.w.). Si quelqu’un pense le contraire, qu’il se manifeste. »
(Barahine-e-Ahmadiyya, Parties I & II, traduction anglaise, pp. 127-136)
Seul le Coran présente la véritable Unicité de Dieu
Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite cité le Messie Promis (a.s.), qui écrit :
« Les hindous chantent les louanges des Védas, les considérant comme la quintessence de toute guidance, tout en niant la véracité des autres Écritures et Prophètes. De même, les chrétiens tiennent les Évangiles pour la parole ultime, oubliant que le mérite d’une Écriture ne se mesure qu’à l’aune de sa capacité à établir l’Unicité de Dieu. Seul un Livre qui excelle dans l’établissement de cette Unicité peut être jugé d’un rang supérieur. C’est pourquoi celui qui rejette le Tawhid, fût-il un modèle de vertu, ne saurait atteindre le salut.
Dès lors, il convient avant tout de s’interroger : lequel de ces Livres a le mieux œuvré pour promouvoir le concept de l’Unicité divine, dont dépend le salut ? Les Védas peuvent-ils se targuer d’avoir instauré l’Unicité de Dieu dans ne serait-ce qu’un seul pays ? […] Il n’est aucune terre où ils furent le moyen de répandre le Tawhid. Bien au contraire, leurs adeptes considèrent les monothéistes comme indignes du salut.
Leurs prêtres annoncent aux monothéistes les tourments d’un enfer ténébreux, où il n’y aura que pleurs et grincements de dents. Selon eux, seuls obtiendront le salut ceux qui croient que Dieu a subi la mort, les souffrances, la faim, la soif et la douleur, et qu’Il s’est incarné dans un corps mortel ; hors de cette croyance, tout espoir de salut s’évanouit. En d’autres termes, ils s’imaginent que le paradis sera partagé entre les deux grandes nations d’Europe — les Britanniques et les Russes — tandis que tous les monothéistes seront jetés au feu pour le « crime » d’avoir considéré Dieu comme exempt de tout défaut et de toute imperfection.
Ce que je m’attache à démontrer ici, c’est que le Tawhid, dans sa forme la plus pure, ne se rencontre chez aucun peuple sur la surface de la terre, si ce n’est parmi les adeptes du Saint Prophète (s.a.w.). De même, il n’existe aucun livre au monde, hormis le Saint Coran, qui ait fermement attaché des millions d’âmes à cette doctrine sacrée et qui conduise l’humanité avec tant de révérence vers le Dieu Unique et Vrai.
Tandis que les fidèles de chaque religion se sont façonné des divinités artificielles, le Dieu des musulmans est le Dieu Unique, Éternel et Immuable, dont les attributs demeurent aujourd’hui ce qu’ils furent jadis. Tout cela établit la vérité de la prophétie du Fondateur de l’Islam au-delà de tout soupçon, car c’est en sa personne bénie que l’essence et la finalité de la mission prophétique trouvent leur parfait accomplissement. Tout comme l’on reconnaît un créateur à travers son œuvre, les sages et les savants reconnaissent ce Réformateur divin à la réforme magistrale qu’il a accomplie.
Il existe d’innombrables autres signes attestant que le Saint Prophète (s.a.w.) bénéficiait du soutien divin. Par exemple, n’est-ce pas là un miracle qu’un pauvre orphelin, sans défense et illettré, soit apparu avec un enseignement si éclairé — à une époque où de puissantes nations tiraient gloire de leur force économique, militaire et intellectuelle — au point de les réduire au silence par sa logique et ses arguments irréfutables, et même de relever les erreurs de leurs prétendus savants et philosophes ?
N’a-t-il pas également, malgré sa vulnérabilité initiale, renversé de puissants souverains pour les remplacer par des gens du peuple ? Si ce n’est là un signe de l’assistance divine, qu’est-ce donc ? Est-il possible à quiconque de triompher du monde entier par la raison, le savoir, la puissance et la force, sans bénéficier d’un appui céleste ? »
(Barahine-e-Ahmadiyya, Parties I & II, traduction anglaise, pp. 136-138)
Sa Sainteté (a.b.a.) a poursuivi la citation du Messie Promis (a.s.), qui écrit :
« L’histoire témoigne avec éclat, à l’instar de nombreux versets du Saint Coran, que le Saint Prophète (s.a.w.) parut à une époque où l’idolâtrie, le culte des créatures et toutes sortes de croyances dévoyées sévissaient de par le monde. Tous les peuples avaient délaissé les principes authentiques pour s’écarter du chemin droit, et les adeptes de chaque confession ne faisaient que suivre des voies issues de leur propre invention.
Les Arabes étaient plongés dans l’adoration des idoles, les Perses se prosternaient devant le feu, et les Indiens avaient succombé à d’innombrables formes de culte des créatures en sus de l’idolâtrie. C’est en cette période que furent composés divers écrits et livres anciens rapportant des mythes par lesquels des dizaines d’hommes de Dieu furent déifiés, jetant ainsi les bases du culte des avatars. Le christianisme, de l’aveu même du révérend Davenport et de plusieurs érudits occidentaux, se trouvait dans l’état le plus déplorable. Il était gravement corrompu par l’immoralité et l’infidélité de son clergé, tandis que ses doctrines élevaient une multitude de personnes au rang de divinités.
Le fait que le Saint Prophète (s.a.w.) soit apparu en un tel temps de décadence spirituelle — où le besoin d’un grand médecin de l’âme et d’une guidance divine extraordinaire se faisait vivement sentir — et qu’il ait, par son avènement, illuminé le monde de la lumière du Tawhid et de la vertu, éradiquant l’idolâtrie et le culte des créatures, est une preuve manifeste qu’il fut non seulement un véritable Prophète de Dieu, mais le plus grand d’entre eux.
Sa vérité éclate comme une évidence car, en ces temps d’obscurité, la loi de la Providence exigeait un porteur de lumière, et la pratique éternelle de Dieu commandait l’envoi d’un guide véritable. C’est une loi immuable : lorsque la souffrance et les épreuves atteignent leur paroxysme, la miséricorde divine s’éveille et suscite les moyens de soulager les maux de l’humanité.
À titre d’exemple, lorsqu’une sécheresse provoque une famine sévère et menace la survie des peuples, Dieu le Noble fait descendre la pluie ; lorsqu’une épidémie sévit et fauche des milliers de vies, Il dispense un moyen de purifier l’air ou un remède salvateur ; lorsqu’une nation subit le joug d’un tyran, celui-ci finit par être remplacé par un souverain juste et bienfaisant.
De la même manière, quand les hommes délaissent le chemin droit, renoncent au Tawhid et à l’adoration du Créateur, Dieu suscite un être à qui Il accorde une vision parfaite et qu’Il honore de Sa parole et de Sa révélation, afin de guider l’humanité et d’opérer une réforme face au mal qui s’est propagé. En vérité, Dieu est le Soutien dont dépendent l’existence et la pérennité de l’univers. Jamais Il ne prive Ses créatures de Ses attributs bienfaisants, ni ne les suspend ; au contraire, ceux-ci entrent promptement en action dès que la nécessité l’exige.
Étant parvenu à la conclusion logique et inévitable que, chaque fois qu’un fléau frappe le monde, un attribut divin contraire entre en action pour en briser l’emprise ; ayant appris de l’histoire, de l’aveu même des opposants et des preuves scripturaires du Saint Coran qu’à l’époque du Saint Prophète (s.a.w.), le monde était en proie à un bouleversement profond car tous les peuples avaient tourné le dos au Tawhid, à la sincérité et à la piété ; et sachant que l’homme qui délivra le monde des ténèbres de l’idolâtrie et du polythéisme pour y établir l’Unicité n’est autre que le Saint Prophète (s.a.w.), nous ne pouvons qu’en tirer la conclusion suivante : le Saint Prophète (s.a.w.) est le guide véritable envoyé par Dieu. »
(Barahine-e-Ahmadiyya, Parties I & II, traduction anglaise, pp. 131-133, note de bas de page)
Accomplir la mission d’établir l’Unicité de Dieu à notre époque
Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que, lors des sermons précédents, il avait relaté divers récits illustrant l’ardeur avec laquelle le Saint Prophète (s.a.w.) s’était efforcé d’établir l’Unicité de Dieu dans le monde.
De même, à notre époque, Dieu a suscité le Messie Promis, Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.), pour perpétuer cette noble mission héritée du Saint Prophète (s.a.w.). Le Messie Promis (a.s.) fut le reflet le plus fidèle du Saint Prophète (s.a.w.) et de l’exemple sublime qu’il a laissé à l’humanité. Par conséquent, l’exemple du Messie Promis (a.s.) constitue également un modèle que nous nous devons d’imiter, afin de nous conformer aux enseignements et aux préceptes que le Saint Prophète (s.a.w.) nous a transmis.
Sa Sainteté (a.b.a.) a cité le Messie Promis (a.s.) qui écrit :
« Il doit également s’abstenir du Shirk [associer des partenaires à Dieu] et n’adorer ni le soleil, ni la lune, ni les étoiles, ni l’air, ni le feu, ni l’eau, ni quoi que ce soit d’autre. Il ne doit pas non plus placer sa foi dans les moyens physiques comme s’ils étaient les partenaires de Dieu. Il ne doit pas non plus compter sur sa propre force, car cela équivaut aussi à de l’idolâtrie — du Shirk. Ayant fait tout ce qui est en son pouvoir, il doit le considérer comme sans conséquence et ne pas s’enorgueillir de son savoir ou de ses efforts, et doit se considérer comme ignorant et sans valeur. Son âme doit toujours rester prosternée au seuil du Tout-Puissant, recherchant Sa grâce par la prière et la supplication… L’homme dépend d’un enseignant pour son savoir, et pourtant son savoir reste incomplet ; Dieu n’a besoin d’aucun enseignant, car Son savoir est sans limites. L’homme dépend de l’air pour son ouïe, qui est limitée, mais l’ouïe de Dieu est inhérente et illimitée. L’homme dépend de la lumière du soleil ou d’autres sources de lumière pour voir, et sa vue est restreinte, mais Dieu voit par Sa propre lumière, et Sa vue embrasse toute chose. Pour créer, l’homme dépend de la matière et a besoin de temps, et son pouvoir de création est limité, mais le pouvoir de création de Dieu ne dépend ni de la matière ni du temps, et n’est en aucune façon limité. Car tous Ses attributs sont uniques comme Lui-même, et si l’un d’eux était imparfait, ils seraient tous considérés comme imparfaits. Son unicité — le Tawhid — ne peut être établie à moins qu’Il ne soit reconnu comme sans égal tant dans Son Être que dans Ses attributs. »
(Lecture Lahore, pp. 10-12)
Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné qu’aujourd’hui encore, de nombreux jeunes soulèvent cette interrogation : « Qui a créé Dieu ? » Le Messie Promis (a.s.) a apporté une réponse limpide à ce sujet, expliquant que Dieu est la source première et ultime de toute existence. Étant Lui-même le Créateur de toute chose, Il n’est point une créature, car Ses attributs sont infinis et ne sauraient être contenus dans les limites du créé.
Les trois dimensions de l’Unicité de Dieu
Sa Sainteté (a.b.a.) a ensuite cité le Messie Promis (a.s.), qui écrit :
« Souvenez-vous que le véritable Tawhid, celui que Dieu nous enjoint de professer et dont dépend le salut authentique, consiste à croire qu’Il n’a aucun associé — qu’il s’agisse d’une idole, d’un homme, du soleil, de la lune, de notre propre personne, de nos stratagèmes ou de nos ruses. Il s’agit de Le considérer comme l’unique Source de toute puissance et de toute subsistance, de l’honneur comme de l’humiliation, de l’aide comme du secours, et de faire de Lui l’objet exclusif de tout notre amour, de toute notre adoration, de toutes nos supplications, ainsi que de tout notre espoir et de toute notre crainte.
Dès lors, aucun concept du Tawhid ne saurait être complet sans l’intégration des trois aspects suivants :
(1) Le Tawhid relatif à l’Essence de Dieu : considérer tout ce qui est en dehors de Lui comme pour ainsi dire inexistant, mortel et sans conséquence.
(2) Le Tawhid relatif aux Attributs de Dieu : croire que nul ne possède les attributs de la Seigneurie et de la Divinité, hormis l’Essence du Tout-Puissant, et que tous les éléments semblant soutenir ou bénéficier à la création ne sont que les instruments du dessein divin.
(3) Le Tawhid relatif à l’amour, à la sincérité et au dévouement : n’associer quiconque à Dieu en matière d’affection et de dévotion, et s’immerger totalement en Lui.
Les Juifs avaient perdu la véritable conception du Tawhid, celle-là même qui constitue le fondement du salut et englobe ces trois dimensions. Leur conduite dévoyée témoignait avec éclat que leur foi en Dieu n’était que verbale, tandis qu’au plus profond de leur être, ils ne croyaient point en Lui. »
(Four Questions by Mr. Sirajuddin, a Christian, and their Answers, pp. 26-27)
Sa Sainteté (a.b.a.) a souligné que nous devons déployer tous nos efforts pour propager le message de l’Unicité de Dieu. Il a prié pour que nous agissions conformément à la mission confiée au Messie Promis (a.s.) — celle de défendre et de porter le message du Tawhid révélé au Saint Prophète (s.a.w.) — et pour que nous comptions parmi ceux qui le diffusent à travers le monde. C’est là l’unique voie vers le salut de l’humanité ; il n’en est point d’autre.
Prières funéraires
Sa Sainteté (a.b.a.) a annoncé qu’il allait diriger les prières funéraires en absentia pour les défunts suivants :
Khawaja Zafar Ahmad
Khawaja Zafar Ahmad, ancien émir de Sialkot. Il vivait aux États-Unis, où il est décédé. Il a toujours été dévoué au service de la Communauté et entretenait un lien fort avec le Khilafat, qu’il a également inculqué à ses enfants. Sa Sainteté (a.b.a.) a attesté qu’il était en effet très sincère et loyal envers la Communauté. Tout au long de sa vie, il a servi la Communauté à divers titres. Il avait une passion pour servir les hôtes du Messie Promis (a.s.). Il ne parlait jamais de manière inconvenante des responsables, et ne permettait pas aux autres de le faire non plus. Il était toujours prêt à répondre à l’appel du service. Il a maintenu une confiance totale en Allah tout au long de sa vie et était assidu dans la prière. Il a servi sa propre mère pendant de nombreuses années. Il laisse derrière lui son épouse et ses trois filles. Lorsqu’il était émir, il était personnellement en lien avec toutes les zones relevant de sa juridiction, y compris les villages. Il était très aimant, sincère et humble. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.
Izrago Halido
Izrago Halido, du Burkina Faso. Il était dans l’armée et fut stationné dans un village qui fut attaqué par des terroristes, à la suite de quoi il fut martyrisé à l’âge de 40 ans. C’était un serviteur dévoué. Il accepta l’Ahmadiyya en 2007 avec son épouse ; ils furent les seuls de leur famille à le faire. Il était régulier dans ses contributions financières et sa participation aux activités de la Communauté. Il était très respectueux et toujours prêt à aider. Il faisait partie d’un groupe qui parcourut plus de mille kilomètres à vélo du Burkina Faso au Ghana lors de la visite de Sa Sainteté (a.b.a.) en 2008. Il répondait toujours à l’appel du service et travaillait avec diligence chaque fois que nécessaire. Il était extrêmement dévoué. Même lorsqu’il n’avait pas d’emploi, il se souciait de la manière dont il pourrait continuer à servir la Communauté. Il laisse derrière lui sa mère, son épouse, un fils et deux filles. Sa Sainteté (a.b.a.) a prié pour qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.










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